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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 06:57

Biennale de Venise (1)

Pavillon du Monténégro

du 7 juin au 22 novembre 2009


Dado


Dado, au-delà du désespoir.
Doit-on parler de tragique ou d'euphorique, d'angoisse ou de comique dans l'oeuvre picturale et plastique de Dado, lequel représentera la République du Monténégro à Venise en juin 2009 ?

L'artiste tient une place importante dans le style non-académique, dont les influences vont du surréalisme au tag, en passant par le travail du dessin le plus fouillé en gravure par exemple.

Avantage ou "défaut" de cette position  inconfortable de créateur pour le Monténégro, Dado nous renvoie à l'idée que la minorité connaît toujours le mal avant les autres... Soulignons que le Monténégro est le seul pays de la région à avoir accédé à l'indépendance sans faire la guerre.

Supériorité paradoxale, car il semble que la pire des misères nous élève parfois et que le progrès passe par des chemins imprévus. Dans cet univers de Dado, parfois aveugle, l'espoir se rapporte malgré tout à l'homme capable de se diriger même en claudiquant. Persistant à se manifester comme un existant apte à mesurer la chute et donc déterminé à s'élever.
 
P. G.






Photos : (1) Dado "L’École d’Ivo", 2006, huile sur toile, 201 × 280 cm., (2) Dado et Branislav Mićunović, Ministre de la Culture, des Sports et des Médias du Monténégro, le 12 janvier 2009 à Hérouval.



voir  : le site de la Biennale de Venise, le site de Dado




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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:11


artistes femmes dans les collections du Centre Pompidou

du 27 mai 2009 au  24 mai 2010

Centre Pompidou - Paris


Niki de Saint Phalle


Elles, thème et genre.
Le Centre Pompidou présente ses collections au féminin. La nouvelle présentation thématique est entièrement consacrée aux artistes-femmes du XXème siècle à nos jours. De la part du musée d'art moderne, c'est l'affirmation d'un engagement  auprès des artistes-femmes, toutes nationalités et disciplines confondues. L'énonciation d'un constat aussi : les créatrices sont au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain du XXe et du XXIe siècles.

Pluridisciplinaire, la programmation permet d'approfondir les domaines culturels que les femmes ont investis depuis un siècle, aussi bien dans la littérature que dans l'histoire de la pensée, de la danse ou encore du cinéma.

 Aurelie Nemours



Plus de 500 œuvres, pour plus de 200 artistes du début du XXe siècle à nos jours.

Pionnières
Huit salles présentent les œuvres des pionnières qui ont accompagné les avant-gardes et les évolutions dans tous les médias artistiques : Shirley Jaffe, Joan Mitchell, Sonia Delaunay, Natalia S. Gontcharova, Hannah Höch, Frida Kahlo, Judit Reigl, Suzanne Valadon, Diane Arbus, Dora Maar.

Feu à volonté
Féministes, critiques, photographes et interprètes, aux visions personnelles de la réalité, Niki de Saint Phalle, Karen Knorr, Rosemarie Trocket ... représentent celles qui se sont engagées dans l'histoire.

Corps slogan
ORLAN, Jana Sterbak, Atsuko Tanaka ou Ana Mendieta se sont penchées sur la représentation du corps, de ses stéréotypes, notamment celui du genre, ainsi que sa mise en scène dans les débuts de la performance.



Eccentric Abstraction

Essentielles dans la redéfinition des catégories visuelles et théoriques, les artistes-femmes ont exploré et commenté de multiples voies entre l'abstraction et la figuration, l'organique et le systémique, le conceptuel et le sensuel. En témoignent, entre autres, les œuvres de Louise Bourgeois, Agnes Martin, Vera Molnar, Valérie Jouve, Hanne Darboven.

Une chambre à soi
Reprenant le titre du livre où Virginia Woolf s'interrogeait sur les conditions de production de l'œuvre d'art, ici sont regroupées les œuvres d'artistes qui abordent la question de l'espace privé, :  Dorothea Tanning, Tatiana Trouvé, Charlotte Perriand, Sophie Calle.

Le mot à l'oeuvre
De la narration à l'énumération, en passant par l'autobiographie, la citation, la légende et les multiples dérives du livre d'artiste, des créatrices comme Jenny Holzer, Barbara Kruger, Natacha Lesueur, Cristina Iglesias, Eija-Liisa Ahtila explorent les différentes utilisations du langage dans l'art.

Les Immatérielles
Matali Crasset, Alisa Andrasek, Tacita Dean, Louise Campbell, Isa Genzken, Nancy Wilson-Pajic, Geneviève Asse, etc., concluent sur l'une des caractéristiques les plus frappantes de l'art contemporain, à savoir la dématérialisation de l'œuvre d'art.


Gisèle Freund, Virginia Woolf



Photos
  : (1) Niki de Saint Phalle, La Mariée ou Eva Maria, 1963 Grillage, plâtre, dentelle encollée, jouets divers peints 222 x 200 x 100 cm, (2) Aurelie Nemours, Angle pluriel nombre 63 (V 78), 1976 De la série : Rythme du millimètre Encre sur papier, 30 x 30 cm, (3)  Joan Mitchell, Chasse interdite, 1973 Polyptyque de 4 panneaux Huile sur toile - 280 x 720 cm,(4) Gisèle Freund, Virginia Woolf, Londres, 1939 Tirage, 1991 Épreuve couleur chromogène - 30 x 20,5 cm

Centre Pompidou, Musée national d'art moderne/ Centre de création contemporaine Documentation des Collections du Mnam (diffusion RMN) photos: Philippe Migeat, Centre Pompidou © ADAGP, Paris, 2009



Informations pratiques :

tous les jours de 11h00 à 21h00


voir aussi : le site du Centre Pompidou

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 06:01

"D'étranges fleurs"


du 16 juin au 18 juillet 2009


galerie Marie-José Degrelle-Reims

Fabrice Rebeyrolle 



Dans la fleur, le secret. 


" Je ne peins pas devant les choses , ni d'après les choses mais près des choses"


Dans la solitude de l'atelier à la lisière du paysage, Fabrice Rebeyrolle dénoue le corset des  représentations mimétiques...


L'empreinte de la terre entoure et nourrit désormais l'oeuvre. La fleur, archétype d'un rapport à la beauté est devenue l'emblème d'une jeune force délicate  et archaïque. Dans une confrontation obstinée et parfois violente avec lui même, Fabrice Rebeyrolle trouve dans le sujet « fleur » l'occasion d'une refondation romantique : Narcissus poéticus,  Iris, Fleurs de silence,  Fleurs du mal ou Fleurs obscures, l'artiste  explore la palette des sentiments devant la nature et décide du langage en fonction du support, panneau, papier, toile, affiches arrachées...  Musique murale, accords chargés d'énergie, volubiles nuances,  les couleurs parcourent le spectre des densités. Clarté tonique, luminescence laiteuse, elles montrent leur "peau" traversée de minces sillons, tatouée de cicatrices, d'amalgames à la limite parfois de l'intelligible. "Ajouter ou enlever, c'est la même chose" déclare le peintre. Notes brèves du jaune,  foyers de rouge chaud et charnu,  touffes denses de bleu,  large gamme des ocres,  les couleurs se mêlent et s'émeuvent.  Frugales ou exubérantes,  compactes ou ruisselantes,  elles disent la joie, l'ascèse, la mélancolie.  Elles retiennent évidentes ou assourdies, les secrets dans leurs plis, ourlent les oeuvres d'un bonheur fragile...


Fabrice Rebeyrolle encore et toujours se confronte au « corps matière » de la peinture, primitif, rampant, grossier et tout à coup lumineux,  miraculeux. Ayant absorbé le laid et le sublime, le "Beau négatif" (Mallarmé) défend comme dans un manifeste l'autonomie de l'art et du sujet. Pas d'utopie mais une affirmation de la valeur du travail sur soi, en soi, afin que se révèle un vaste territoire où la terre et le ciel se confondent,  à la  limite de l'espace peint, au bord sensible de la peinture."


Catherine Plassart
(extraits de la Préface du catalogue de l'exposition)



Photos : (1) "Fleurs obscures" Tech. mixte sur panneau 122 x 125 cm 2009, (2) "En bordure" Tech. mixte sur papier 50 x 65 cm 2007



Informations pratiques :


vernissage le

Galerie Marie-José Degrelle
11, rue Goïot
51100 Reims
T. 33 3 26 24 30 14
contact@galerie-m-j-d.fr

ouvert les jeudi, vendredi et samedi de 14h à 19h
et sur rendez-vous au 06 71 92 15 22

voir aussi : le site de la galerie M-J Degrelle, la vitrine de Fabrice Rebeyrolle sur Art Point France


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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 05:24



Esthétique du romantisme européen .
Compte rendu de la Table ronde du jeudi 7 mai à la Fondation Hippocrène


A la veille des élections européennes, la Fondation Hippocrène en partenariat avec le Goethe-Institut et ac la collaboration de Jeanette Zwingenberger a organisé une table ronde réunissant les huit artistes de l'exposition d'art contemporain, «Paris-Berlin », objet de son huitième "Propos d'Europe". Une occasion d''interroger le point de vue des créateurs à partir de leur expérience du déplacement. Mais aussi de renforcer la coopération franco-allemande en soulignant son importance pour l'Europe qui si elle partage une même culture, une même histoire, une même mémoire n'a pas encore achevé sa construction.


Les artistes de l'exposition "Paris-Berlin", réunis autour d'une table ronde le 7 mai à la Fondation Hippocrène ont évoqué leurs parcours, ils nous ont fait part de leurs expériences et de leurs démarches. Certains ont quitté l'Allemagne pour la France, d'autres ont séjourné d'abord en Italie ou en Angleterre. Ils ont en commun d'avoir élu le territoire français et d'y vivre depuis de nombreuses années. Leur quête romantique se déploie à partir de ce nouveau point d'ancrage mais leurs visées sont multiples.

Paris-BerlinCe que nous ont appris les artistes présents, c'est que pour vivre une vie d'homme, il faut avoir la liberté de lever les yeux sur un horizon quel qu'il soit.


Ainsi, les oeuvres graphiques de Max Weschler né en 1925 nous décrivent des régions où en l'absence de tout horizon, règne le chaos. Dans une tentative de préserver la lettre et de récuser sa disparition, il nous prouve que le discours dans son écrasante perspective idéologique interdit la recherche du sens. Bernhard Rüdiguer centre son propos sur cette idée, et présente "Horizon" une
série de dessins, d'après une oeuvre d'Emil Nolde accusé en 1940 de pratiquer un "art dégénéré". Il métamorphose une peinture abstraite en portrait aux yeux creux, et montre comment le regard se vide, se retourne sur lui même. La liberté est perdue, la conscience de soi rétrécie, une conception du monde s'effondre.


A l'inverse, pour Ulla von Brandenburg et Barbara Thaden le travail de mémoire s'avère impossible. Elles se replient dans la sphère de l'intime et sondent le langage de l'inconscient pour l'une, des corps pour l'autre, espérant y découvrir une vérité autre que celle de l'Histoire. Elles confient au temps qui passe le soin de laver la plaie et savent que grâce à la lumière les fantômes disparaissent.


Pour le photographe Jürgen Nefzger, l'image d'un glacier fondu est en fait une vue romantique du paysage. De même pour Markus Hansen qui avec de la poussière pour seul matériau, nous offre un tableau représentant un ciel digne d'une peinture de Gaspard Friedrich, le plus célèbre des romantiques allemands. Jürgen Nefzger et Markus Hansen font un saut par dessus l'histoire récente de l'Allemagne et formulent une revendication romantique dans une perspective de réconciliation possible avec leur culture d'origine. Ils prennent ainsi en main les outils d'une critique de l'Histoire. Markus Hansen présente d'ailleurs une seconde oeuvre importante dans l'exposition, une suite de diapositives sur le thème du portrait. Il nous donne à penser par là combien le rapport à l'autre dans un désir de coexistence harmonieuse met en jeu le mimétisme.


Pour les romantiques du XIXème siècle, une oeuvre était ce qui contenait et retenait dans une forme, le mal. Ils attribuaient à l'imagination le pouvoir plastique de faire surgir "quelque chose" du choeur des ténèbres. Les oeuvres de l'exposition "Paris-Berlin" relèvent toutes à ce titre d'une posture romantique. Les artistes réunis à la Fondation Hippocrène ont choisi de conserver aux tragiques faits et actes historiques allemands leur dimension énigmatique et refusent de les comprendre ou de les interpréter. Leurs compatriotes de la période nazie sont ces "autres" dont le comportement ne sera pas élucidé. Seule l'évidence d'une étrangeté sera retenue.


La jeune artiste Katincka Bock était absente. Nous aurions souhaité entendre sa parole car elle semble aller plus avant sur le douloureux chemin de la mémoire, concevoir et rendre présente la limite de ce que l'on peut observer. "Verdichtung" , simple barre d'acier constituée d'une multitude de clous, adossée au mur, apparaît comme un horizon qu'elle renverse et érige en objet commémoratif d'une époque de fer et de feu.


Pas d'émois minuscules chez ces hommes et ces femmes dont la terre d'origine est marquée du sceau de la croix gammée mais un romantisme politique qui dénonce en creux la pathologie des dogmes et celle du pouvoir aveugle. Un plébiscite pour l'aventure individuelle dans un espace élargi à l'Europe d'abord, à la planète ensuite. Invention de soi et aspiration à l'infini, le grand ciel est partout et l'horizon dessine une courbe douce.


Catherine Plassart




Les artistes
: Katinka Bock (4), Markus Hansen (2), Jürgen Nefzger (5), Bernhard Rüdiger (6), Veit Stratmann (8), Barbara Thaden (3), Ulla von Brandenburg (1), Max Wechsler (7)






Informations pratiques :Fondation Hippocrène


Siège de la Fondation Hippocrène
12 rue Mallet-Stevens
75016 Paris.


Entrée libre.

exposition ouverte le vendredi et le samedi de 13h30 à 19h
les autres jours sur RDV

contact : Dorothée Merville, responsable des relations publiques
Tél : 01 45 20 95 94
contact@fondationhippocrene.eu

Voir aussi :  www.fondationhippocrene.eu

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 07:26

 du 14 mars au 14 juin 2009


Musée royal des beaux-arts d'Anvers




James Ensor , Masques devant la mort

"En se dandinant dans le pétrin à Anvers".
 
Il était minuit et la ville dormait. Les étoiles brillaient dans le ciel, sous une lumière bleue. Un air frais soufflait. Bien que fatigué je poussai un cailloux du pied et j'hésitai à pénétrer dans le musée dont j'avais la clé. J'entrerais quelques minutes pour m'asseoir.
Et ce que je vis me remua vraiment. Le diable en personne n'aurait pas fait mieux. J'osai poursuivre ma visite.
- Quelle était donc l'affaire d'Ensor ? me demandai-je. La réponse sautait aux yeux. Il déclarait la guerre à tous les servants du jeu social, les clercs en tous genres, intrigants et comploteurs, compromis.
Masques grotesques de ces peintures laissées de côté, j'allais à droite et gagnais la petite pièce ou des gravures expressionnistes détournaient mon attention. Redon avait laissé au cimetière toutes ses illusions et il s'élançait dans les buissons frotter ses cornes (et ses couronnes) contre la terre.
Tous les deux avaient pour compagnon de cauchemar Goya. Je pris une porte voisine et vint le saluer. Des hommes volants s'élevaient dans la nuit comme des grappes de chauves-souris et s'éparpillaient sur une gravure.
-Entrez, me dit Goya, votre conscience seule est endormie. Il y a même une chambre au rez-de-chaussée.
PG



 Odilon Redon, Le Christ crucifié


Francisco Goya y Lucientes (1746 – 1828) a peint et dessiné et nombreux démons, sorcières et fous, dans un mélange de compassion, d’amusement et d’horreur. Le peintre belge James Ensor (1860 – 1949), que l’on connaît surtout comme le peintre des masques, se gausse de tout et de tous dans ses œuvres grotesques et caustiques. Ses caricatures cyniques tournent aux scènes expressionnistes et même parfois hilarantes. Les œuvres d’Odilon Redon (1840 – 1916) paraissent sérieuses et symboliques, mais l’artiste affichait une prédilection pour des sujets étranges, comme des amibes à tête humaine, des fœtus, des yeux écarquillés. Ses œuvres trahissent l’influence de l’écrivain Edgar Allan Poe.

Les 180 œuvres que le Musée réunit sont présentées dans un concept scénographique oppressant, qui vous plonge d’emblée dans l’atmosphère. Pour la première fois depuis 1983, on peut voir la grande collection d’Ensor appartenant au Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers.


Francesco Goya , Le rémouleur



photos : (1) James Ensor "Masques devant la mort" New York  MoMA, (2) Odilon Redon, "Le Christ crucifié"  KMSKA, (3) Francesco Goya "Le rémouleur" Budapest, Szepmuveszeti Muzeum



Informations pratiques :

Musée Royal des Beaux-Arts à Anvers (KMSKA)
Leopold De Waelplaats,
2000 Anvers Belgique

ouvert du mardi au samedi 10h -17h
dimanche 10h – 18h
fermé : les lundis, le 1er et le 21 mai 2009


voir aussi : le site duKoninklijk Museum

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 09:56


du 25 avril au 20 juin 2009


Galerie Suzanne Tarasieve  - Paris (13)




Robert Lucander



Les illusions perdues de Robert Lucander.
Chez cet artiste finlandais né en 1962 il faudra bien avouer que c'est l'individu vivant et pensant qui compte.  Ce qui intéresse le peintre c'est la conscience, plus qu'un corps dont l'usage de l'encre de chine et de l'acrylique  sur bois ou papier transforment parfois une tête, d'autre fois des pieds, un bout, des bords, des parties proportionnées à un fond qui les englobe...

Mais sans aucun doute surnage une tête, l'épitaphe d'un regard, avec ceci de particulier qu'il nous disent que la fraicheur s'est couchée sur la tombe des illusions. Et encore que tant que le monde tournera les peines dureront. Ainsi l'artiste annonce l'ensevelissement des espoirs. Et personne n'a envie de se gausser de son propos.
PG

photo : Denkerin #1, 2008, encre et acrylique sur papier, 60x45cm



informations pratiques :


Galerie Suzanne Tarasieve Paris
171, rue du Chevaleret
75013 Paris
Tél. +33 (0)1 45 86 02 02

Ouvert du Mardi au Samedi de 11h à 19h

 voir aussi  : le site de la galerie Suzanne Tarasieve

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 10:07

Du 7 au 30 mai 2009



Leslie's Art Gallery, Luxembourg



Kokian


Le monde en couleur de Kokian.
Prenant le parti de l'absurdité de l'existence personnelle à l'heure du "tout public", Kokian évalue les racines du désastre. S'enfonçant jusqu'au non-dit, au-dessous des préjugés les mieux partagés pour ceux qui ont oublié de se poser la question des principes et des buts, les mots se multiplient sur ses toiles avec leurs significations, leurs divers modes d'emploi. Kokian brouille les pistes mal tracées et nous fait lever la tête, regarder en face la masse des peurs, le vide du dehors, clair comme le jour, sa violence aussi abstraite que colorée, inquiétante sans raison. Et l'on se sent comme ballotté ici et là, dans un monde devenu délirant.
PG


photo : Stolen car (New-York 00H53) toile 130 x 130 cm 2009


Informations pratiques :

66-68, rue de Luxembourg
L-8140 Bridel
Tel +352 621 132 890
info@artgallery.lu

ouvert du mardi au samedi de 15h00 à 19h00

voir aussi : le site de Leslie's Art gallery


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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 07:02

une étrange familiarité



du 4 avril au 07 juin 2009

Chapelle de la Visitation
espace d’art contemporain


Françoise Petrovitch


Françoise Pétrovitch, une étrange familiarité
Quatrième et dernière du cycle « Art & Figure », l’exposition que consacre la Chapelle de la Visitation à Françoise Pétrovitch vise à présenter la démarche d’une artiste dans la pleine maturité de son oeuvre. Après « Erró, le fou d’images », « C’était au début des années 80… » et « Mathias Schmied, le dessin évidem(m)ent », cette nouvelle formulation confirme l’intention de cet espace de se situer pleinement dans le réseau de l’art contemporain le plus vif et le plus prospectif. Non seulement du département et de la région mais de la scène artistique nationale.


D’un dessin qui s’est tout d’abord affirmé du côté de l’illustration ou du journal de bord, l’art de Françoise Pétrovitch a pris son autonomie la plus résolue pour se suffire à lui-même au regard d’une iconographie qui balance entre le fabuleux et l’incongru. Jusqu’à se trouver au fil du temps un écho dans la sculpture. Les différentes séries d’oeuvres que l’artiste a constituées au cours des dix dernières années nous invitent ainsi à une sorte de voyage inédit du côté d’une Alice d’un pays tout aussi familier qu’étrange où il n’est plus question de raconter une histoire mais au contraire de se saisir de fragments d’images livrés bruts de coffre au regard.


Figures, animaux et objets y sont les motifs récurrents de représentations génériques qui se passent de tout repère identitaire particulier. La démarche de Pétrovitch a ceci de singulier qu'elle ne repose en fait sur aucune vérité, qu'elle cultive l'incertain et le composite. Du quotidien à l'universel et du pittoresque à l'archétype, les images de Françoise Pétrovitch balancent entre évidence et mystère. « Je n’aime pas les grands thèmes », tient à préciser Françoise Pétrovitch prenant le risque par-là de laisser croire qu’elle n’a pas la taille à s’y mesurer. En réalité, pas plus qu’il n’y a de genre noble ou de genre ignoble, il n’y a de grands thèmes ou de petits thèmes. Françoise Pétrovitch n’a pas de souci à se faire. Ses curieuses figures dessinées, ses poupées de verre et ses sculptures en céramique de personnages et d’animaux fabuleux qui investiront la Chapelle de la Visitation ont quelque chose d’une force de signe tout à la fois éphémère et persistante.
Philippe Piguet,
commissaire chargé des expositions

 

photo : Françoise Pétrovitch, Ne bouge pas Poupée, 2007, verre soufflé et argenture, 80 cm hauteur, pièce unique et production CIAV (centre international d'art verrier), Meisenthal, Courtesy Galerie RX, Paris.


Informations pratiques :
Chapelle de la Visitation 
espace d’art contemporain
rue des granges 
74200 Thonon-les-Bains

Ouvert du mercredi au dimanche de 14h30 à 18h – entrée libre

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 09:50

du 29 avril au 18 octobre 2009


Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire




Nils Udo


Nils-Udo : nature d’abord

En 1972, à Paris, un peintre détruit ses toiles et décide que la seule thématique de son art sera la nature. Près de quatre décennies ont passé et Nils Udo est aujourd’hui l’un des artistes les plus connus dans le domaine du Land Art. A base de pétales délicats ou de troncs de pins de 10 mètres de longueur, il a inventé des « nids » (ses œuvres les plus connues), des accumulations, des perspectives, des volcans de sel, des châteaux de tourbe. Pour le festival des jardins de Chaumont, il a produit Gulliver’s Forest, la forêt de Gulliver : sur des buttes créées artificiellement, 205 petits épicéas tiennent compagnie au grand cèdre du parc, âgé de deux siècles. Les salles du château accueillent une rétrospective des œuvres de Nils Udo. Les privilégiés ont pu les voir en grandeur nature. Comme elles disparaissent naturellement, il ne reste aux autres qu’à les découvrir sous forme de photographies.

Le Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire a ouvert le 29 avril et dure jusqu’au 18 octobre 2009. A côté des vingt jardins conçus par des paysagistes, le volet d’art contemporain propose aussi des installations de Nils Udo - François Méchain - Dimitri Xenakis et Maro Avrabou - Daniel Walravens - Luzia Simons - Deidi Von Schaewen - Jannis Kounellis - Erik Samakh - Rainer Gross - Victoria Klotz  - Rodney Graham - Jean-Louis Elzéard  - Jacqueline Salmon  - Guillaume Viaud et des expositions de photographies.










Deidi von Schaewen





Luzia SimonsInformations pratiques :


18ème édition du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire
Thème de l'année 2009 :  Jardins de couleurs

Vingt jardins ont été sélectionnés par le jury, parmi près de 300 propositions venues du monde entier.
Carte verte a également été donnée à plusieurs personnalités :
- Patrick Blanc, qui effectue son retour à Chaumont-sur-Loire,
- Eric Borja et Simon Crouzet, qui interviendront dans le parc du château,
- Michel Racine et Béatrice Saurel qui réinventeront le chemin d’ombre du sentier des fers sauvages,
- le peintre Christophe Cuzin, spécialiste de la couleur,
- Christophe Robin, fou de jardins et coloriste exceptionnel
- Frédéric Pautz qui métamorphosera la serre de la Ferme.


Nouveauté de 2009, les jardins du Festival pourront être visités la nuit, à la lueur de diodes électroluminescentes.

Domaine de Chaumont-sur-Loire
41150 Chaumont-sur-Loire
T. 02 54 20 99 22
contact@domaine-chaumont.fr


photos :  (1) « Bach » © Nils Udo, (2) Rainer Gross , (3) « Arbres sacrés » Deidi von Schaewen, (4) « Stockage » © Luzia Simons



voir aussi :  http://www.domaine-chaumont.fr/


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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 07:58


du 28 mai 2009 au 29 août 2010


The Reykjavik Art Museum (Islande)




Erro




Sublimes portraits d'Erro.
Le caractère universel de l'oeuvre picturale de Erro produit ses effets en plongeant dans la nature humaine, dans le sens physique, sensuel même, le plus loin aussi de la morale. Ses femmes par exemple agissent comme pour leur seule volonté et s'érigent en "superheroes". Comme si Erro regardait l'humanité et c'est le cas ici aussi dans ses portraits de célébrités, en s'appuyant sur la représentation "Pop", avec pour présupposé la seule fin en soi et "pour soi" de sujets qui se veulent au fondement de toute activité valable.
 Des modèles de la suprême reussite d'aujourd'hui.

 Ainsi scientifiques, hommes politiques, artistes, "monstres", femmes "d'amour" japonaises ou nord-africaines, poupées, astronautes,etc. agissent comme révélateurs de toute l'humanité en leur personne...et comme si autrui devait voir en eux des buts incontournables. Cette irrationalité semble être le vrai sujet de la peinture de l'artiste islandais, car aucune expérience ne suffit à légitimer cela.  Où que nous regardions, la nature parle sans principe, la volonté est aveugle, la raison absente semble nous rappeler Erro.
 
PG



Erro



Exposition "Portraits d'Erro" au musée de Reykjavik, Islande, du 28 mai 2009 au 29 août 2010. Après un don de 2000 oeuvres au lieu il y a 20 ans Erro offre encore 145 pièces à son pays d'origine.
Séries "Sciences, Politiques, Littérature, Art" et "Monstres" du 28/05 au 29/08. Du 03/09 au 31/12 "Lettres d'amour japonaises". Puis enfin " Poupées", "Astronautes" et "Femmes d'Afrique du nord".



photos : (1) "From an earlier" Erró exhibition, "Superheroes." , (2) Erró, Portett of Halldor Laxness, 1984 - 85. (3) Erró, "On Venus" (1975), From the series Space (Homage to Robert McCall). Reykjavik Art Museum, Private collection.


Erro


Informations pratiques :


The Reykjavik Art Museum
Tel 590-1200
listasafn@reykjavik.is

ouvert tous les jours de 10h à 17h


voir aussi : le site du  Reykjavik Art Museum

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