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Le voyage de Dupinceau et Dujardin.

 

 

Une fois  arrivé chez Dupinceau et bien accueilli par le gardien des lieux, Dujardin ouvre les yeux de son ami. Quoique le temps ce soit déchaîné contre eux et que les vents des années leur semblent contraires les deux pilotes du navire de l'existence avancent avec une certaine assurance.

 

Leurs rêves pour une part anéantis, les héros se voient conduits vers de nouvelles  métamorphoses. Au fur et à mesure que les jours passent la magie opère. Les compagnons de l'amitié évoquent les années écoulées les morts et les rochers de l'amour.

 

Le goût de la peinture emplit la demeure et l'éclat du jour résonne dans le jardin de Dupinceau. Ramené en son centre par son ami ex-cheminot le bourgeois artiste "encaisse" sereinement.

 

Le film se hisse à hauteur d'hommes d'esprit et de coeur et l'on se laisse porter par la musique de Verdi et celle de Mozart jusqu'aux portes de l'enfer de la maladie et plus encore. Mais l'on trouve l'harmonie et la pensée aux aguets, l'émotion qui invite à interroger l'âme de la création.

 

Et les larmes viennent aux yeux non encore domestiqués.

 

Il semble que la terre de l'humanité porte en elle un désir de retour et que tout départ soit perte d'un royaume. Le respect qu'affiche l'artiste face à l'artisan, mis ici au premier rang, nous rappelle que quitte à être embarqués dans les bras du destin autant ne jamais prétendre rompre la promesse des premières fidélités.

 

Malheur à celui qui prédira un échec à ce film de Jean Becker et au jeu vivant de Daniel Auteuil ainsi qu'à celui éprouvé de Jean-Pierre Daroussin.

 

Sortie le 6 juin d'après le roman éponyme de Henri Cueco eds du Seuil.

 

PG contact@pierregivodan.com

 

Mar 12 jun 2007 Aucun commentaire