Magazine : Art actuel, Art contemporain
Edward Hopper : Trouver un foyer Fuir les extrêmes, et marcher à pas de géant.
Il est significatif que les héros de Edward Hopper retournent chez eux sans cesse.
A la recherche d'un abri, peut-être, ou d'un centre, sans doute car l'étendue américaine contient des risques d'égarement.
Le mythe de la perte et du salut est une donnée immédiate de la conscience du pays et le sentiment d'une apparence comme disjointe appartient aussi à ces drôles d'Occidentaux. Lorsque l'on observe les peintures de l'artiste on a l'impression que l'on a affaire à une stratégie du départ.
Partout les échanges semblent recéler quelques obscurs secrets. Une autre version de la solitude, mais aussi des conjonctions de souvenirs, une orientation affective qui annonce une promesse de renaissance...
- Puisque nous avons déjà rencontré le bonheur, répètent en silence les personnages.
Ainsi il s'agit d'explorer une sorte d'Arcadie oubliée en peignant de vieilles maisons, des jardins, des espaces citadins de l'absence-présence, un message éclairant une autre Amérique proprement inhabituelle et non assujettie aux normes communes.
Tout compte fait le voyage entrepris par le peintre s'est avéré diaboliquement fructueux.
En bonne entente, contre vents et marées, avec un langage figuratif riche d'intérêt. et composé d'allusions à la société de son temps (celle du "XXème") que l'oeil-artiste décrit à la perfection.
Exposition Edward Hopper, Museum Of Fine Art, Boston, USA, jusqu'au 19 août 2007.
voir aussi : le site du Museum of Fine Art