Magazine : Art actuel, Art contemporain

« S'il est vrai que je porte en moi des structures ? » (Husserl , Méditations cartésiennes)

 

Alors il n'y a qu'un ordre de représentation qui varie mais ne disparaît jamais des cadres de la pensée : verticalité, horizontalité, circularité, mouvement, rythme, contraste etc.


Evidemment l'histoire de la peinture  par exemple est le signe d'un changement, mais si l'art primitif  est en mesure de me parler, cela n'a alors rien d'énigmatique. Je suis l'homme qui peignait sur la pierre. Tel est le sens du retour au sujet non pas pictural, mais cartésien.


Qui nous parle d'un devenir  sujet de l'homme oublie souvent de nous parler d'un devenir humain  du monde. Le monde n'est  pas d'abord notre horizon, mais il le devient par la saisie  progressive de sa signification  par le sujet qui se le représente dans un pratique, notamment esthétique.  Nous sommes des êtres de la médiation. Cela veut dire  que le monde se présente comme déjà là pour  ma conscience. Le sujet est premier, la représentation est seconde. L'histoire de l'art évolue. L'art demeure. C'est pourquoi il ne peut y avoir une fin de l'art. Pas plus qu'une « mort de l'homme » .

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

  voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan
Lun 19 jun 2006 Aucun commentaire