Chroniques



Chroniques intempestives et subjectives à propos de l'art
de Pierre Givodan

Cet essai est un ensemble de méditations et de considérations sur l'art contemporain illustré par un choix de chroniques (art visuel, littérature, musique) parues entre 2005 et 2008 dans le Web Magazine Art Point France Info.


L'ouvrage est disponible en librairie au prix de 17€ ou sur le site des éditions Complicités

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Mardi 24 février 2009

Photographies, formats intimes 2008.
Livres d'Artiste, éditions Books and Things.

du 4  au 28 mars 2009


Galerie Cour Carrée - Paris (3)


 

 

"Une réalité, des réalités, je chine des choses simples que je vois, perçois : des installations produites par le hasard ou par un quotidien qui s'ordonne au fil du temps, formant ça et là des pièces d'art, des éléments visuels hautement poétiques. Bien sûr, on peut attendre que le jeu des couches et des faits s'inscrive peu à peu dans le paysage. Mais tout vient d'un coup, surgit du non vu et devient une image à saisir. Ainsi, un tronc coupé sur un trottoir boulevard Raspail est à ce jour l'un de mes cliché préféré : la composition du sujet, son rapprochement d'une surface grise et blanche, la couleur de l'ensemble du tirage, les pièces de monnaie jetées sur les cercles de bois veinés, tout ça fonctionne et nous projette dans un moment unique de vision.

La moisson n'a point lieu chaque semaine. Oui, un coude d'argile peut annoncer quelque chose. Tiens, c'est comme ce hublot creusé dans l'habitacle d'un wagon à Crusne. L'ouverture correspond exactement avec la partie du crâne dégarni de mon ami A. qui, à ma demande, pose juste à côté. Il y a aussi l'image sérigraphiée de cette biche, décollée partiellement d'un mur à la station République. Le grain doux du papier mangé par la pluie procure à la scène un vécu supplémentaire.

De quelle réalité parle-t-on ? Journal des murs, palimpseste des villes. Est-ce refaire le monde ou dévoiler toutes les parties du tablier du monde tantôt agencé tel un tableau de couleurs, couleurs, tantôt mis à sac, morcelé, attaqué par les roueries de la vie, les salves du temps présent, les disciples d'une forme de guerre et de désordre.

Un élément de paysage ou un fragment de corps photographié à deux reprises et au même moment à partir d'un angle de vue semblable annonce la série des Faux jumeaux. Jeu des diptyques telles ces deux pelles rouges photographiées dans le crépuscule d'un soir. "


Extrait de l'image possible, journal de Joël Leick

 



Photos :  (1) NRF n°583, Gallimard, octobre 2007, extrait de "l'image possible", journal de Joël Leick. (2)  Photo Books, 802 photo books from the M.+M. Auer Collection, Editions M.+M., 2007.


informations pratiques :

Vernissage de l'exposition :
mercredi 4 mars à partir de 17h30.

Galerie Cour Carrée
107 rue Quincampoix
 75003 Paris
T33(0)1 48 87 46 36 
33(0)6 11 93 93 20


Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h ou sur RDV


voir aussi : la biobibliographie de Joël Leick
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Lundi 2 juin 2008





"Je ne fais ni de l'Art pour l'Art, ni de l'Art contre l'Art. Je suis pour l'Art, mais pour l'Art qui n'a rien à voir avec l'Art. L'art a tout à voir avec la vie" R. Rauschenberg


Robert Rauchenberg est décédé le 12 mai 2008 sur l'île Captive en Floride où il vivait et travaillait. Il avait 82 ans.


Dernières expositions en France en France MAMAC de NIce en 2005 (la photo)  et Centre Pompidou Combines en 2006-2007.
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Vendredi 4 avril 2008




« Ainsi va le (mon) monde... Il faut envisager mon travail comme un arrêt sur image, une pause dans le flux continuel de l'information. Images en boucle non hiérarchisées, vomies par la télévision, les magazines etc. Après un collectage tout aussi confus de ces images ; un arrêt dans l'atelier ; celles-ci s'entrechoquent avec notre propre existence. Ce travail questionne l'étrange collusion entre ce monde hyper violent qui nous percute sans la moindre retenue et la douce banalité de notre quotidien. » Stéphane Bonjour

Sélectionné par la Maatgallery dans le cadre de son prix découverte, Stéphane Bonjour, comme les 10 autres jeunes artistes lauréats se voit attribuer une marraine, Mae Azzopard, avec laquelle il échangera jusqu'à l'exposition collective (actuellement à Maatgallery).


En savoir plus : ICI

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