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Samedi 8 mars 2008

un film de Peter Greenaway (sortie le 27 février 2008)

un livre aux éditions DIS VOIR

rembrandt_ronde_nuit.jpg






Le film "La Ronde de Nuit" de Peter Greenaway d’après le célèbre tableau de Rembrandt représentant la Milice d’Amsterdam (1642) est sorti le 27 février.  


Greenaway nous entraîne au moment de la vie de Rembrandt où il est riche, célèbre, et nous décrit comment, après ce tableau, celle-ci va basculer. Alors que le peintre hollandais est au sommet de son art et de sa gloire, la milice des Mousquetaires d'Amsterdam lui demande un portrait. Malgré un mauvais pressentiment, Rembrandt accepte.  L'artiste ne sait pas peindre avec complaisance. Cette toile sera plus qu'un simple portrait de groupe. Les Miliciens représentés dans la peinture conspirent alors contre lui.  A la manière de son film The Draughtsman' s Contract (Meurtre dans un jardin anglais) Peter Greenaway mène l'enquête pour nous faire découvrir l'évidence du meurtre qui se joue à l'intérieur même du tableau.  


Le scénario de La Ronde de Nuit – publié aux ed. DIS VOIR avant le tournage du film –, est un élément du dispositif élaboré par Greenaway autour de ce tableau, dont l’autre a été en juin/juillet 2006, une installation au Rijksmuseum.  Le montage photo du livre réalisé à partir de la peinture de Rembrandt a été conçu par Peter Greenaway.


voir aussi:

La bande annonce du film ICI

Les éditions DIS VOIR ICI

Le Rijksmuseum à Amsterdam ICI

Le site officiel de Peter Greenaway ICI

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Dimanche 9 septembre 2007
Appel à projet 2007
 
glovebox.jpg
 

Comme chaque année la galerie Roger Tator organise l'événement Superflux, dans le cadre de la fête des lumières les 6, 7 et 8 décembre à Lyon. Des artistes plasticiens sont invités à expérimenter autour de la thèmatique de la lumière, dans un contexte urbain spécifique.


Depuis 2006, le concept de la lightbox est imposé aux intervenants.


La contrainte de départ est de travailler sur la base d’une  «boite ». Dimension 2m x 2m x 2m. Conférant au parcours une cohérence formelle, elle offre en outre aux intervenants ne grande iberté d’action. Il s’agit toutefois d’une base de départ, ces dimensions peuvent évoluer en fonction du projet. Elle peut être utilisée telle quelle ou déployée, mise à plat, mise en lumière à l’intérieur ou à l’extérieur, utilisée comme support de projection, etc. Le projet devra obligatoirement développer un travail original sur la lumière. (Installation, objets, projection et lumière, vidéo, son.....)

10 projets seront sélectionnés, puis produits et exposés sur le parcours LIGHTBOX



L'édition 2007 verra les cubes lumineux investir à nouveau le quartier de la Guillotière, partant de la rue de la Thibaudière et s'étalant, cette année, jusqu'à la place Raspail.

 

L'appel à projet 2007 vient d'être lancé.


Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site de Superflux ou celui de la galerie Roger Tator pour avoir un aperçu des précédentes éditions.

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Vendredi 20 avril 2007

De Corse et d'ailleurs

 

 
 
"Blue note huile" sur toile 100 x 100 cm Pierre Givodan
 

On doit à un amiral anglais "le fil rouge" et à Jean-Paul  Ceccaldi "le fil noir". Si on le suit où nous conduit-il ?  dans la maison Corse, son  île aux quatre horizons et plus encore.

 

 A l'ancre dans une terre de polars et de romans noirs,  curieux de littérature, de musique, d'art,  Jean-Paul Ceccaldi observe, critique, écrit , sciemment guidé par une poignée de  mots : "île", "noir", ...  mais gourmand de la totalité du lexique de notre vieille langue. Ainsi,  il dispose sans réserve de tous ses termes,  y compris sous forme de liste, d'inventaire.

 

Noir : "Le genre noir contient tous les ingrédients de la symbolique de la couleur : le mystère, l’inconnu ( ce qui est caché ), l’occulte, la menace, la révolte ( l’anarchie), l’autorité, la puissance, la dignité, le pouvoir, l’austérité, le négatif, le néfaste, la tristesse, le désespoir, la peur… le mal, la mort et même jusqu’à l’élégance, la sobriété, le raffinement."

 

Rouge : "Chaque auteur de polar a le choix et peut ajouter du rouge, avec ses tonalités et son ambivalence. Amarant(h)e, andrinople, carmin, garance, pourpre, rubis, sang... rouge pompéien... rouge Carpaccio, Titien... rouge Ferrari, opéra, pompier... érubescent, roux, rubicond... croix, planète, tapis rouge... La Butte rouge... Julie la Rousse, le Petit Chaperon rouge... le rouge en héraldique, rouge révolutionnaire …"

 

Et la Note bleue, me direz-vous.  Juste une note ? Sans doute !  Celle qui  condense la rencontre de deux sensibilités. Jean-Paul Ceccaldi a lu (les nouvelles, les chroniques intempestives) et vu (le travail en peinture) de notre collaborateur Pierre Givodan.

C.P.

 

Jean-Paul Ceccaldi le 13 avril dans Corse noire

 

"La note bleue est un son transparent, "bigger than life" (plus grand que la vie), comme le définissait son créateur, l'ingénieur du son Rudy Van Gelder. L’impression d'être dans l'instant absolu de la musique. Un moment d'exception qui sied parfaitement à la définition du terme Blue Note, la note bleue: "Cette note fantôme, impossible à marquer sur une partition, est une émotion", rappelle joliment Norah Jones. Claude Nougaro en a fait le titre de son dernier album. Pour Martin Scorsese, "Blue Note est à la musique ce que le Bauhaus a été aux arts plastiques." En évoquant le Blues, Pierre Givodan nous suggère la " Blue note " et ses spécialistes comme : Wayne Shorter, Bud Powell, McCoy Tyner, John Coltrane, Sonny Rollins et Thelonious Monk;… et, aujourd'hui, Cassandra Wilson, Herbie Hancock, Norah Jones et Wynton Marsalis…



Cet artiste-peintre , à l’âme " jazzy ", met du blues dans ses œuvres picturales mais aussi dans des textes: poèmes, essais sur l’Art ainsi que la méditation poétique, et des nouvelles. Dans tout ce qu’il crée, il donne à imaginer et suscite les pensées qui viennent du cœur et des fonds lointains exprimés par le Blues, révélant ainsi les fines esquisses de joie et de tristesse... Comme la musique, une œuvre picturale n’a pas besoin de traducteur et c’est par le regard que l’art du peintre transmet l’émotion, cette "note bleue "… note fantôme. Dans l’immédiat, nul besoin des mots ! C’est une invitation au voyage intérieur que l’on pourra ensuite raconter, mais ce sera notre histoire et non celle de l’œuvre, car seule l’émotion originelle est authentique et éphémère. L’émotion reste dans le monde des sentiments et de la vie la plus intime que la raison ne saurait saisir. Le peintre montre jusqu’à l’innommable dans des tableaux sans titre. Entre Pierre Givodan et le voyeur s’instaure une communication qui permet la transmission d’affects et peut-être davantage… Il essaye de donner quelque chose comme de la joie et de la tristesse, dit-il. Entre ces deux mots, l’espace est infini dans lequel peuvent jaillir des gerbes d’images et des poèmes lyriques. Parmi les influences, il nous apparaît celle d’une partie de l’œuvre de Miro, dans la relation entre la peinture et la poésie. "

 
voir aussi : le blog  Corse Noire, le site personnel de Pierre Givodan
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