Europe : expositions


Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 05:53

« Arshile Gorky A Retrospective »

du 10 février au 3 mai 2010.

Tate Modern, Londres.

Arshile Gorky



Le cadeau d’Arshile Gorky. L’infini des couleurs et le rêve fou.


Tel pourrait être résumé le désir de peinture de A.Gorky (pseudonyme emprunté à l’écrivain russe éponyme). L’horizon est ici celui du Surréalisme. L’artiste d’origine arménienne ayant fui le vieux continent après le génocide perpétré contre son peuple a autour de quarante ans ( on le suppose né entre 1902 et 1905) lorsqu’il rencontre André Breton alors réfugié aux Etats-Unis. Il lui reste quelques années à vivre. Il se suicidera suite à l’incendie de son atelier en 1948. Le point d’aboutissement de son cheminement est le centre du moi et la mer infinie du désir élémentaire. Membre du courant de l’Expressionnisme abstrait avec Pollock entre autres, il veut retrouver la spontanéité derrière les apparences ; le royaume des commencements aussi. Ses tableaux de la maturité guérissent des désirs de voyage et soignent les tendances casanières : de nombreuses pérégrinations en zigzags, des formes simplifiées d’aventures animalières et humaines, des tons éclatants d’optimisme vital. Ici l’art est au déplacement et aux navigations indéchiffrables. Au fur et à mesure que l’œil laisse derrière lui les images retardataires on surmonte le temps et les obstacles passés, se raccourcit enfin la distance séparant du monde rétabli, restauré dans sa beauté et son bonheur qui ne demande rien.


Sans ruse ni prétention feinte Arshile Gorky sert pleinement la nostalgie du peintre : combler les yeux.


PG




Arshile Gorky

photo : Waterfall  1943 huile sur toile 171 x 130 cm © ADAGP, Paris and DACS, London 2002  


Informations pratiques :

Tate Modern
International modern and contemporary art
Bankside
London SE1 9TG
020 7887 8888
visiting.modern@tate.org.uk

ouvert Dimanche - Jeudi, 10.00–18.00
Vendredi et Samedi, 10.00–22.00


voir aussi : le site de la Tate Modern

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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 04:55

Du 16 janvier au 18 avril 2010.


Palais des Beaux-arts, Bruxelles.



Frida Kahlo



Frida Kahlo : vaincre le désespoir.

Ce qu’elle dit dans sa peinture  dans la première moitié du XX me siècle reste valable pour nous aujourd’hui : l’irréversible, l’irréparable, les années passées avec Diégo Rivera, peintre de la révolution, après l’accident d’autobus à 17 ans. La continuation de la vie dans la douleur de l’enfantement impossible, l’accomplissement du métier de peintre dans l’interdiction du bonheur simple et des jours qui coulent. L’élan irrépressible vers l’avenir pourtant et son profil révolté.

Frida Kahlo était à sa façon une révolutionnaire. Sa mélancolie rend présente une absence, celle de l’innocence originelle bafouée, annulée, liquidée par une malédiction surnaturelle. L’obstacle du mal, son scandale ;  la mort entrevue aussi, l’ont dispensée des images relatives. Elle savait qu’elle ne vivrait pas deux fois. La mémoire du symbolisme et celle du surréalisme en peinture retrouvent ici leur fraîcheur de jeunesse, la temporalité du nouveau.
L’exposition faite de toiles, eaux-fortes, dessins et photographies, concerne une vie vécue dans l’impensable retour et la conscience d’un destin mystérieux.

PG


Dans le cadre du Festival México (célébrant le bicentenaire de l’indépendance du Mexique et du centenaire de sa révolution), le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles présente, jusqu'au 18 avril, l’exposition « Frida Kahlo y su mundo », rassemblant dix-neuf toiles, une eau-forte et six dessins provenant de la collection privée du Museo Dolores Olmedo.



Frida Kahlo





Frida Kahlo





Frida Kahlo




Frida Kahlo

Informations pratiques :


Palais des Beaux-Arts,
rue Ravenstein 23,
1000, Bruxelles.
00 32 2 507 82 00

voir aussi :  www.bozar.be


photos : (1) Autoportrait au petit singe (Self-Portrait with Small Monkey), 1945. - © Collection Museo Dolores Olmedo, Xochimilco, México, (2) Ma nounou et moi (My nurse and I), 1937 © Colección Museo Dolores Olmedo, Xochimilco, México,  (3) Quelques petits pincements (A Few Small Nips), 1935 - © Colección Museo Dolores Olmedo, Xochimilco, México, (4) La colonne brisée (The Broken Column), 1944 - Oil on masonite, 39.8 x 30.5 cm - © Collection Museo Dolores Olmedo, Xochimilco, México, (5) Frida Kahlopeignant le portrait de son père, 1951 - Photograph : Gisèle Freund © Banco de México. Fideicomiso Museos Diego Rivera y Frida Kahlo

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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 16:16

Le classique et l'indien

jusqu'au 3 janvier 2010

Villa Medicis - Rome



Gérard Garouste



L'exposition de Gérard Garouste a débuté à la Villa Médicis le 15 octobre, elle se termiera le 03 janvier 2010. Le lieu qui est historiquement celui de l'académisme mais qui grâce à Malraux a basculé du côté de la modernité dans les années soixante convient on ne peut mieux à l'exposition  Le classique et l'indien. Ces deux personnages de la mythologie personnelle de l'artiste sont des allégories de notions inséparables qui se définissent les unes par rapport aux autres  :  la stabilité et l'aventure, le su, le connu et le futur.


« Une nuit, je croise un homme sur une route de campagne. Il s'arrête et m'explique que l'humanité se divise en deux catégories d'individus : les Classiques et les Indiens. Ils sont  inséparables, marchent toujours par paire. Un Indien ne se déplace jamais sans son Classique, de même que l'intuition ne peut se passer de la raison ».Gérard Garouste


Ces quelques phrases sortent de L'Intranquille. Autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou, le livre de Gérard Garouste écrit avec Judith Perrignon et publié récemment par L'iconoclaste. Un texte qui se lit avec une facilité déconcertante compte-tenu de  la dimension tragique du témoignage, de la singularité du parcours. Un livre précieux  parce qu' impudique et sincère.

Catherine Plassart




Gérard Garouste




Gérard Garouste







Gérard Garouste






Informations pratiques :


Académie de France à Rome - Villa Medici
Viale Trinità dei Monti, 1
00187 Roma
Standard: +39 06 67611 
standard@villamedici.it

Accès
Métro : Ligne A - Bus : 117/119 
Parking : Ludovisi



voir aussi : le site de la villa medicis, la fiche bio-bibliographique de Gérard Garouste sur Art Point France





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