Chroniques



Chroniques intempestives et subjectives à propos de l'art
de Pierre Givodan

Cet essai est un ensemble de méditations et de considérations sur l'art contemporain illustré par un choix de chroniques (art visuel, littérature, musique) parues entre 2005 et 2008 dans le Web Magazine Art Point France Info.


L'ouvrage est disponible en librairie au prix de 17€ ou sur le site des éditions Complicités

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Vendredi 8 mai 2009

peintures et tapisseries


du 24 avril au 20 juin 2009


Centre d'art Raymond Farbos, Mont de Marsan



Sanfourche


J.J. Sanfourche n'est pas de bois.
 
Si Freud a raison il n'y a pas d' instinct social primaire. La vie en société est dérivée des tendances érotiques avec lesquelles elle entre évidemment en conflit. Alors Sanfourche s'explique. Nous sommes tous de grands "pécheurs".
 Fuyant la réalité pour un monde à sa mesure Sanfourche reconstitue dans son oeuvre peinte une communauté qui lui convient. Dans cet univers plastique les individus ont de grands yeux qui éclairent les consciences. Les bras levés ou en croix ils réveillent la majorité récalcitrante. La peinture de Sanfourche qualifiée d'Art Brut n'est pas là pour détruire la civilisation, mais pour nous rappeler aux perpectives de la satisfaction et du partage, loin du labeur et des interdits officiels.
PG


Informations pratiques :

Centre d'Art Contemporain Raymond Farbos
1 bis rue saint Vincent de Paul
40000 Mont-de-Marsan
05 58 75 55 84


voir aussi  : le site du CAC de Mont-de-Marsan

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Mercredi 25 février 2009

"Envie d'eau"


du 6  au 28 mars 2009


Musée A. Marzelle - Marmande (47)



Barbara Schroeder. La courbe cachée de l'eau.
Si par malheur vous vous dites "Eh bien , c'est tout !", c'est que vous  avez oublié la richesse de l'écume et les prises de bec avec les dieux  de l'eau, si personnels...On regarde monter le bleu et le blanc. On  fait autre chose et on s'intéresse à une autre scène. Evidemment il ne  se passe rien d'autre que l'évènement terrestre. Loin de la fortune  publique Barbara Schroeder rend sa dignité à l'herbe des rivières, à  l'odeur sauvage de la nature. En réalité cette oeuvre aime et désire  vivre dans le tumulte des feuilles remuées par le courant qui se  balancent de droite et de gauche. On appelle cela d'ordinaire une  abstraction poétique.Il faudrait dire plutôt " Un grand exorcisme de  la fumée des villes".
PG






informations pratiques :

Vernissage le 6 mars à 18h.

Musée A. Marzelle
15 rue Abel Boyé
47200 Marmande
tel : 05.53.64.42.04
musee@mairie-marmande.fr

ouvert du mercredi au vendredi de 15h à 18h
le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h

voir aussi : la vitrine de Barbara Schroeder dans Art Point France, le site  www.mairie-marmande.fr

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Mardi 17 février 2009

Donations Daniel Cordier


Du 24 janvier au 19 avril 2009


Les Abattoirs - Toulouse




 


"Il y a bien des manières d’aborder les œuvres d’art. Du philosophe au marchand, du critique à l’historien, du conservateur à l’amateur. Chacun ajuste son regard qui n’exclut pas les autres. L’ensemble des objets réunis ici est l’effet du hasard. Ils n’ont d’autre lien que la jouissance d’un amateur et reflètent les désordres du plaisir. C’est dire le paradoxe d’exposer dans un musée ce qui lui est antagoniste : les classements de l’histoire sont niés au profit des caprices. Une institution exemplaire peut-elle accepter cette bombe à retardement qui bafoue son organisation et menace ses principes ? L’école buissonnière peut-elle triompher des rigueurs de l’histoire ? A vous de jouir…"

Daniel Cordier, 2007

 

Grand donateur des collections du musée national d’art moderne, Daniel Cordier est également l’un des membres fondateurs du Centre Georges Pompidou. C’est dire que son attachement au Centre ne s’est jamais démenti. Après une première donation particulièrement abondante, mêlant des artistes majeurs tels Dubuffet, Brassaï ou Rauschenberg à des figures plus en marge de la "grande" histoire de l’art, Daniel Cordier a récemment choisi d’amplifier cet ensemble.

Se tournant vers des objets issus de sociétés non-occidentales ou encore des objets courants "de curiosité", il cherche, en les associant à des œuvres modernes et contemporaines, à effacer leur aspect fonctionnel. En s’intéressant à leur seul potentiel esthétique et imaginaire, Daniel Cordier leur donne une vitalité nouvelle, comme il l’exprimait déjà dans un texte à l’occasion de la présentation de ce nouvel ensemble exposé aux Abattoirs à Toulouse en 2007 :

"Mon goût des œuvres exotiques est né avec celui des œuvres d’art. J’ai choisi, d’abord, le plus évident : masques, fétiches, bakotas… Cet ensemble ornemental m’accompagna durant les années où je constituai ma collection d’art contemporain. Après ma donation, en 1989, je remplaçai, dans ma demeure, tableaux et sculptures par des objets d’un genre nouveau. Même si je conservais quelques témoins de mes premiers enthousiasmes (à titre de souvenir), ils avaient cessé de me surprendre.

[…] À quoi correspond le foisonnement dont je me suis entouré ?
Parce que c’est avec mon corps que je teste les œuvres d’art, j’ai mis du temps à comprendre les raisons de mon attirance pour les objets quelconques. Avec le temps, j’ai découvert que ces formes élémentaires représentaient la structure originelle de mon goût. Toute ma vie, j’ai tenté de l’illustrer par ma quête éperdue des œuvres d’art.


J’ai d’abord cru que la réunion de ces objets formait une “section” de ma collection. Il n’en est rien. D’autant que je veux effacer leur origine ethnographique en faveur de leur qualité plastique. De ce point de vue, leur plein effet résulte de leur confrontation avec des œuvres contemporaines. Une confrontation intuitive et intelligente en révèle aujourd’hui la singularité. […]".
  Daniel Cordier


Cette exceptionnelle collection reflète les choix d’une personnalité hors du commun, qui a toujours rejeté toute idée de collection raisonnée, au profit du plaisir, de la jouissance et du caprice. Le musée des Abattoirs organise conjointement avec le musée national d’art moderne l’exposition "Les désordres du plaisir", consacrée aux donations Cordier, dont il abrite la majeure partie en dépôt. Daniel Cordier, grand marchand, ancien résistant et secrétaire de Jean Moulin, après avoir fait don d’un premier ensemble de quelques 500 œuvres d’art moderne et contemporain au Centre Pompidou, en 1989, a récemment renouvelé son geste avec d’autres œuvres, notamment d’art premier.



informations pratiques :

Coproduction : les Abattoirs / Mnam Centre Pompidou
Commissariat : Alain Mousseigne (les Abattoirs), Alfred Pacquement (Mnam)



Les Abattoirs
Nef et salles du RDC
76 allées Charles-de-Fitte,
Toulouse
05 62 48 58 00

Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 19h.



voir aussi : http://www.lesabattoirs.org/default.htm

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