Fictions admiratives
Du 30 mai au 6 juillet 2010
à la MPAA/Auditorium Saint-Germain, Paris 6e
Philippe Ségalard : Le territoire du monde et la marque de l'époque
La clé pour comprendre le lien entre l'oeuvre et son "mouvement" chez Philippe Ségalard est dans l'affrontement entre la forme artistique issue de l'élan corporel et l'expérience esthétique au
sens disons extatique que la couleur, le trait, les masses fluides génèrent en contrepartie chez le spectateur et certainement chez le peintre.
C'est un trafic intense, une dynamique qui évolue de façon spiralique, loin de la fixité des pierres ou d'un rythme mécanique. Pas d'architecture gigantesque dans cette oeuvre de "métamorphoses", mais une lumière diffuse, comme intérieure qui établit une interface entre perception et geste. Les tableaux comme des fragments cosmiques où l'idée d'individuation émerge accueillent un processus homogène qui réfléchit la lumière en plusieurs couches sur la toile.
Projection qui capte le regard au-delà de la multiplicité chaotique, la couleur, orange et or, le bleu brillant, les traces de natures mortes rouges ou noires associées à des oiseaux, des visages...éliminent la frontière entre réel et représentation, disposition des signes et contexte, sujet et acte, territoire de l'art et dissolution poétique dans l'expérimentation sans cesse soulevée.
Métaphore de la condition humaine enjouée, perméable au sacré, cette oeuvre assure enfin toujours la médiation avec les principes essentiels de la vie par des propositions graphiques paradoxales joignant le proche et le lointain, l'aujourd'hui et le passé le plus fondateur sans séparer l'autonomie des signes d'un message à la résonance symbolique indiscutablement habité par la vibration du monde.
Pierre Givodan
(mars 2009)
Philippe Ségalard expose de grands formats récents dans l'Auditorium de la MPAA à Paris. Il sera présent les 12 et 13 juin dans l'exposition. Utilisées et pensées comme décors, quelques toiles du peintre invitent au rêve suggéré par Philippe Raynaud dans l'opéra, Le Géant Egoïste à voir et à entendre le samedi 12 juin à 19h 30.
DECORS D'OPERA
LE GÉANT ÉGOÏSTE
Opéra de Philippe Raynaud
sur un texte d’Olivier Schneebeli
d’après un conte d’Oscar Wilde
Dans Le Géant égoïste de Philippe Raynaud, le minimalisme de l’instrumentation, l’utilisation exclusive de la percussion, épouse l’intimité du texte d’Olivier Schneebeli et en
fait une sorte de «récitatif des temps modernes». La chorégraphie et la mise en espace ont été confiées à Odile Azagury.
interprètes
Jean-Loup Pagesi
basse dans le rôle du géant
Chœur Les Polysons
direction Elizabeth Trigo
Informations pratiques :
MPAA
Auditorium Saint-Germain
4 rue Félibien - 75006 Paris
Opéra le samedi 12 juin à 19h 30
Entrée libre sur réservation : 01 46 34 68 58
contact@mpaa.fr / reservation@mpaa.fr
Exposition jusqu'au 6 juillet 2010
ouvert de 11h à 19h
Métro : Odéon , Mabillon.
voir aussi : la vidéo Art-Up de Philippe Ségalard

