Les chroniques intempestives : P. Givodan


Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /2010 15:16

Rodin et la couleur.

 

du 27 mars au 21 juin 2010

 

Musée de l'Annonciade - Saint-Tropez (83)

 

 

Auguste Rodin aquarelle  

 

Les reines de Rodin.


On n’accusera pas Rodin d’être un amant infidèle de la couleur ni d’avoir plusieurs préférences à la fois. Mais si l’on passe devant ses dessins, on verra ce que l’on n’avait pas imaginé parfois : la glorification du corps de la femme sans orgueil représentée à l’aquarelle rehaussée ou non de lavis de rouge au milieu de la lumière, comme personne ne pouvait en relever le défi alors.


Sans honte ni hasard et avec une violente passion contemporaine Rodin (1840-1917) dit la même chose qu’en sculpture avec amour et en vérité :
- Est-ce que vous avez su donner sans faute votre intérêt particulier à la reine des créatures, celle qui a ôté de votre pensée la brouille ? Sacrifiez donc à votre muse l’attachement nécessaire !


Le trait est toujours subtil et agréable, l’aventure des formes ne trompe pas, la joie que donne la présence aimée est un prodige. Dans cet état qui fait des jaloux le sujet nous oblige à marcher dans les pas de l’artiste avec l’impression  d’avoir trouvé en Rodin le roi de l’amitié en peinture, parmi la cour des grands.


PG

 

 

 

 

 

Auguste Rodin aquarelle Informations pratiques :

 

Musée de l'Annonciade
Place Grammont
83990 Saint-Tropez

annonciade@ville-sainttropez.fr
Tél. 04 94 17 84 10

ouvert :
tous les jours sauf le mardi
de 10h à 12h et de 14h à 18h

 

voir aussi : le site du Musée de l'Annonciade

 

 

 

 

 

 

Pierre Givodan

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 09:19

du 4 février  au 9 mai 2010


Palais des Beaux-Arts de Bruxelles - Belgique





El Greco



Le regard ardent (et riche de profondeur) du Greco.

 
Le Greco est au fondement d'une école (l'Ecole espagnole). On en a fait l'homme d'une époque et d'un lieu et non le constructeur d'un avenir. Et cependant c'était un point de vue partiel et faux. Pour ce qui est de l'homme Domenikos Theotokopoulos, né en Crète dans l'actuelle cité d'Héraclion en 1541, alors protectorat vénitien, il est l'individu d'une histoire et d'un voyage, de Venise à Rome où il découvre le Tintoret et le Titien avant de s'installer à Tolède. Mais le peintre transcende ce passé et développe une pensée en acte aussi "folle" que celle d'un Garouste aujourd"hui. Quiconque voudrait dépasser "El Greco" dans le monde toujours contemporain de l'art devrait sauter au-dessus du ciel.


C'est pourquoi Le Grec parle encore au XXème siècle et à l'aube du XXIème...
Redécouvert récemment à Mexico par 250000 visiteurs (Palais de Beaux-Arts) puis à Bruxelles actuellement, il apparait plus nécessaire que jamais à ceux qui veulent connaître la réalité la plus haute de la couleur jointe à la forme la plus vive  pour s'abandonner à la vie de l'esprit.

PG


Exposition " El Greco Domenikos Theotokopoulos, 1900". 4O oeuvres du maître, du 4 février au 9 mai 2010, Palais des Beaux-Arts à Bruxelles



photo : El Greco, San Juan Evangelista © Toledo, Museo del Greco


Informations pratiques :

Palais des Beaux-Arts
Rue Ravenstein 23
1000 Bruxelles


voir aussi : le site du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

 

Pierre Givodan                                     -

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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 17:08



Albert Camus Camus :  L'impensé et l'oeuvre.


Il y a cinquante ans, après une vie de solitude et de solidarité marquée par la maladie, la jeunesse d'esprit et le talent, l'opposant à la bonne conscience française ( de droite et de gauche) sculpté par la mesure grecque et l'ordre classique, disons apollinien, s'éteignait sans jamais avoir oublié le temps ni méprisé les corps.

En quoi était-il philosophe ? Par exemple parce qu'il avait un certain sens historique et un certain amour de l'Orient. Il détestait les "momies" tel que Nietzsche l'entend. C'est à dire les idées éternelles qui tuent. Il ne croyait pas à l'être, lui non plus mais plutôt au mouvement, au jeu des acteurs, à la danse, au sport, à l'apparence des femmes. Il était sensuel et se méfiait des imposteurs, des Tartuffes, des moralisateurs qui se sont assis sur l'espoir des humbles. Moraliste anti "monotono-historique" cependant pour plagier encore Nietzsche. Impertinent Camus. Provocateur aussi, préférant " sa mère à la justice" abstraite.

Camus en quelques thèses:
- Le monde existe.
- L'illusion morale est dans la fuite en Dieu ou dans l'Histoire.
- La vie meilleure est acceptation du beau (la "vie artiste" en est le prototype)
- Espérer malgré tout en la joie possible.

Pierre Givodan



Lire aussi l'article de juillet 2005 ICI


Pierre Givodan                             -

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