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"Les rois ont perdu leur couronne pour un chapeau"
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Vendredi 4 avril 2008

Jean-Pierre Le Goff, philosophe et sociologue

"La culture aujourd’hui est devenue une notion fourre-tout. La conception traditionnelle de la culture étroitement liée à l’idée de patrimoine, d’oeuvres, de transmission et de création s’est d’abord trouvée bousculée par le développement des grands médias audiovisuels, du divertissement, des loisirs et du tourisme de masse. L’« héritage impossible » de Mai 68 a, d’autre part, tiré la culture vers le culte de l’artiste maudit, la valorisation de l’expression spontanée et du vécu au détriment du travail de l’oeuvre et de la transmission de l’héritage culturel. Un des principaux problèmes posés à la politique culturelle est celui de distinguer les genres, de faire valoir une idée exigeante de la culture issue de notre tradition qui la distingue des divertissements et des loisirs, ceux-ci ayant leur finalité et leur légitimité propres. D’autre part, les manifestations culturelles avant-gardistes, qui n’en finissent pas de transgresser les tabous ou sombrent dans un narcissisme post-adolescent, ont contribué à creuser le fossé avec les couches populaires et ont favorisé en retour des réactions populistes. C’est dans cette situation confuse que sont introduits aujourd’hui une culture du chiffre et du résultat, un mode de gestion managériale, qui tend à structurer la culture sur le modèle de l’offre et de la demande."

L'Humanité,15 mars 2008 (extrait )

La culture peut-elle survivre au sarkozysme ? Entretiens croisés
avec : Jean-Pierre Le Goff, philosophe et sociologue (1), président du club de réflexion Politique autrement ; Jack Ralite, sénateur communiste et ancien ministre, créateur des États généraux de la culture ; Jacques Toubon, député européen UMP, ancien ministre de la Culture. ICI

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Mardi 1 avril 2008

... 3EME EDITION.

du 3 au 7 avril 2008

"Art Paris" -  Grand Palais - Paris

 

Les oeuvres de Denis Darzac, Alexei Riboud et Ben




Depuis 2005, Dessine l'Espoir utilise l'Art contemporain comme un outil majeur dans la lutte contre la discrimination liée au VIH SIDA, avec le soutien de l'UNESCO.


Pour la 3eme année consécutive, l'association présente cette démarche sur la Foire d'Art Contemporain « Art Paris ».  La particularité de cette nouvelle édition,  est que Dessine l'Espoir organise une double exposition des oeuvres de quinze artistes de "Artists4life" :

- sur le salon (Stand P2) d'une part
- au Mini Palais, le restaurant situé dans l'aile Nord Est du Grand Palais d'autre part.





LES ARTISTES

Seront exposés cette année : Alexei Riboud, Ben (coutoisie de la Galerie Lara Vincy), Bryan McCormack, Denis Darzacq, Patricia Erbelding, Tony Soulié, Elodie Lachaud, Jean-Christophe Ballot, Joël Andreanomearisoa, Ma Tsé Lin, Marie Thurman, Maya Hewict, Patrick de Wilde, Peter Klasen, Raghad et Titouan Lamazou...


Il est important de rappeler que la vente de ces oeuvres, au profit intégral de Dessine l’Espoir et des artistes constitue une ressource importante pour financer les actions de l’association. Les 50% perçus par Dessine l’Espoir lors de la vente d’une oeuvre sont assimilés à une donation ouvrant droit à des déductions fiscales. Les oeuvres disponibles sont visibles ICI.




VERNISSAGE DE ART PARIS
   : Preview au Mini Palais le mercredi 2 Avril de 17h à 20h30

Vous pouvez télécharger une invitation en cliquant ICI.

(invitation valable pour l'exposition au Mini Palais uniquement, vous devrez être en possession d'une invitation pour Art Paris pour visiter la foire.)




informations pratiques :

DESSINE L'ESPOIR
67 avenue Daumesnil - 75012 Paris - 01 43 46 79 18 - 01 44 75 88 88


voir aussi : le site de Dessine l'Espoir

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Mardi 12 février 2008

Le  rapport  de Jacques Rigaud rappelle le caractère inaliénable des œuvres des collections publiques.


Jacques Rigaud a remis le 18 janvier son rapport sur l’inaliénabilité des collections publiques qui a été rendu public le 6 février 2008 . Ce rapport lui avait été confié par la ministre française de la Culture Christine Albanel, à la suite d’une demande du président de la République souhaitant lancer une réflexion sur la possibilité d’aliéner les œuvres de collections publiques, c'est-à-dire la possibilité pour les musées français de vendre certaines de leurs œuvres.


Après avoir enquêté auprès  de plus de quatre-vingts personnalités du monde de l'art, tenu compte de la mutation des musées au cours des trente dernières années et observé  la situation dans d’autres pays, Jacques Rigaud souligne que « la première mission des musées est de conserver les œuvres » , il rappelle  que la loi musées de 2002 prévoyait la possibilité, d'ailleurs jamais utilisée de déclassement des oeuvres.


Le rapport de Jacques Rigaud va rassurer le milieu inquiet des conservateurs et historiens d'art puisque non seulement il ne remet pas en cause le principe d'inaliébilité des oeuvres d'art des musées mais qu'il souligne  la mission de service public de ces institutions. 


Toutefois, Jacques Rigaud considère tout autrement la situation du FNAC et des FRAC à propos de laquelle  il convient "de s'interroger". Les 90 000 oeuvres du FNAC doivent-elles rester dans les collections publiques ? Les oeuvres appartenant aux FRAC ne pourraient-elles être déposées dans les musées ?


Jacques Rigaud ancien président du FRAC Aquitaine est en mesure de distinguer entre les FRAC :  ceux de la première génération qui avaient pour mission de soutenir la jeune création et ceux de la seconde génération (2002, Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture). Sa critique est appuyée, ils se sont perdu dans une politique muséale,  leurs collections sont trop peu exposées. Or les FRAC ont un statut associatif et ne bénéfient pas de la loi de protection des musées. L'inaliénabilité de leurs oeuvres n'est que théorique. 


C'est au tour des artistes d'être inquiets car la vente des oeuvres des FRAC pourrait avoir des effets dévastateurs sur les côtes de certains d'entre eux ( pas sur celle de Jeff Koons, si "New Hoover Convertible..." acquis par le FRAC d'Aquitaine en 1988 devait être vendu). En tout état de cause, le marché de l'art pourrait être drôlement chahuté.


La mauvaise presse faite  aux FRAC, cette jeune institution - elle a  25 ans - crée évidemment un contexte favorable à une saignée autorisée dans ses fonds. Il est toutefois, peut-être, un peu tôt pour aller puiser dans dans ce réservoir dans le but de remplir les caisses vides de l'Etat . A quelle fin d'ailleurs ? Pour offrir à la France un nouveau porte-avion  ou pour défrayer grassement ses présidents ?

C.P.


En bref : 

Un tract CFTC UNSA annonce des travaux dans l'appartement de fonction de Alain Seban, président du Centre Pompidou pour un montant de 300 000 euros. Démenti de l'interessé, 203 000€. Le même tract s'interroge sur " la prise en charge illimitée des frais d'hébergement à l'étranger pour cinq hautes personnalités du Centre, ainsi que pour des personnes extérieures invitées."   Pour comparaison, au Musée du Quai Branly, les frais généraux de la présidence et de la direction sont plafonnés à 50 000 euros pour l'année , ils couvrent une vingtaine de missions à l'étranger. Pas d'appartement de fonction pour le président.

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