Liber amoris


Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 06:40

IMAGO IGNOTA

Oeuvres sur papier et autres supports 1995-2010

 

du 3 juillet 2010 au 4 septembre 2010


Médiathèque des Ursulines - Quimper

 

 

le-saec-2.jpg

 

 

Jalonnant un parcours de 15 années de travail, l'exposition IMAGO IGNOTA à la Médiathèque des Ursulines de Quimper  privilégie plus particulièrement les oeuvres sur papier de Thierry Le Saëc (dessins, photographies, estampes, oeuvre numériques...)

 

L'abstraction chez Thierry Le saëc se nourrit du monde :

 

"Être dans le dénuement, dans l’attente et au plus profond chercher le Monde, celui que nous portons et celui qui nous entoure.
Chercher, creuser. être attentif au chant de l’oiseau, au bruit du moteur dans la cour, au vent qui pousse les nuages, aux sillons blancs laissés par l’avion dans le ciel, à la rosée qui embue la vitre, aux chuchotements ou à la ferveur de ceux qui passent dans l’allée et à ce clair matin qui s’annonce.
Chercher, creuser. être dans le dialogue avec ceux qui furent, chercher, creuser. Être parmi les siens aujourd’hui, chercher, creuser."

 

En funambule de la pensée plastique, l'artiste invite la Liberté et la Morale au grand banquet de l'oeuvre :


Être dans le temps de l’action et travailler le temps, l’espace, la lumière. Prendre le chemin le plus droit ou le plus tortueux mais chercher, creuser.
Être autant dans la question que dans la réponse et tenter sans cesse “une lucide traversée des apparences”.
  

 

Tous les médiums sont convoqués, peinture, photographie, infographie, gravure et aussi dessin car "Le dessin est souvent la part la plus intime, la plus aiguisée de l'oeuvre, son squelette qui lui permet de tenir debout".

 

En esthète, Thierry Le Saëc parcourt les  chemins du livre et de la littérature. Les textes sont une source jaillissante d'images inconnues. L'oeuvre déploie une diversité de formes élémentaires, une vaste gamme de couleurs justes. Le langage aiguë, intense, vivant serre au plus près l'austère exigence de la simplicité en tout et de la vérité en soi. Ascèse et frugalité calment ainsi la brûlure d'une passion dévorante pour l'art. Equilibre et harmonie tempèrent  les remous d'une quête mystique qui traverse l'oeuvre dans son entier.

 

C.P.

 

 

 

 

  Thierry Le Saëc  

 

 

 

  Thierry Le Saëc

 

 

Seront également présentés dans l'exposition Imago Ignota,  les derniers livres d'artiste réalisés par Thierry Le Saëc pour les éditions de la Canopée, avec, entre autres, Charles Juliet, Jean-Paul Michel, Anne de Staël et Daniel Kay.

 

 

éditions de la Canopée

 

 

FINIS TERRAE, Brest-Lisboa

Poèmes de Daniel Kay avec une traduction en portugais de Rémy Lucas
Accompagnés de 7 compositions typographiques de Thierry Le Saëc.
16 ex .Ed. Canopée 2010.  voir l'ouvrage 

 

 

voir aussi : le catalogue des éditions de la Canopée

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage le samedi 3 juillet à 11h. A 14h30, rencontre Daniel Kay et Thierry Le Saëc, autour des éditions de la Canopée.

 

Visites en compagnie de l'artiste le samedi 24 juillet et le samedi 28 août à 14h30.


Galerie Max Jacob
Médiathèque des Ursulines
Esplanade Julien Gracq, 29000 Quimper
Téléphone 02 98 98 86 60

 

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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /2010 05:53

Écrire un recueil de poèmes à propos d’un génocide, cela a-t-il un sens ?

 

L’Afrique. Ses paysages qui n’ont pas leur « égal sur la Terre entière » 1 offrant luxuriance et beauté infinie modélisée par les cris des animaux, leurs mouvements furtifs ainsi que ceux de la flore commandés par le vent, ou la pluie, offrant également, à chacun d’entre nous, la possibilité de constater le bonheur, à chaque fois, et c’est souvent, que nos yeux cherchent à reprendre souffle.


Et c’est maintenant notre pensée qui cherche à reprendre souffle. Les écolières des pensionnats du Gisenyi et du Kibuye (aussi n’est-ce pas un exemple isolé) sont réveillées au milieu de la nuit par des miliciens Hutu qui leur intiment l’ordre de se séparer en deux groupes (d’un côté les Tutsis, de l’autre les Hutus) afin d’épargner les écolières Hutu. D’une seule tenue, c’est un refus qui s’élève. Les miliciens insistent, menacent. Dans les deux pensionnats, les écolières répondent qu’elles sont simplement rwandaises. Nous sommes juste rwandaises. Les miliciens battent et assassinent toutes les écolières sans distinction 2.


Ce massacre est un massacre parmi d’innombrables massacres, au cours d’un génocide 3 qui a eu lieu au Rwanda en 1994. La violence extrême de ces massacres a consisté « à anéantir»  4 et, en ce qui concerne les rares survivants, « à interrompre la continuité »  5 de leur être. En effet, la torture qu’ils ont subie « n’est pas réductible au catalogue des violences et agressions physiques et psychologiques. Celles-ci ne sont que les moyens et les instruments d’un système lucide et bien articulé qui tend à détruire les croyances de la victime, à la dépouiller, en tant que sujet, de la relation à soi-même, à ses idéaux, à sa mémoire.» 6 Voilà toute l’horreur génocidaire qui n’en finit pas de se poursuivre dans la conscience et l’inconscient des rescapés.


Mais alors, comment passe-t-on de l’horreur génocidaire à la poésie ? Il est « inutile (…) de reconduire les débats oiseux sur la possibilité d’écrire des poèmes après [un] génocide », et même d’écrire des poèmessur un génocide, « puisque la capacité d’écrire, et même sa nécessité vitale, sont attestées chez les grands témoins d’Auschwitz en dépit des interdits successifs d’Adorno, Blanchot et Lanzmann. Ils l’étaient déjà, du reste, après les génocide arménien ».  7


Mais moi qui ne suis pas témoin, ai-je le droit d’écrire des poèmes à propos d’un génocide ? Évidemment. Le cas contraire signifierait que l’écriture de poésie sur de tels sujets est tolérée pour qui de droit, et reste donc déconseillée, car portant en elle une certaine forme d’immoralité. Or aucune forme d’écriture n’est en soi morale ou immorale. Toutes les formes de l’écriture sont des forces vives que l’on peut chercher à s’approprier en toutes circonstances. La poésie (sans le recours à la beauté qu’elle supposait par le passé) est ce qui m’a permis, quant à moi, de tenter de mettre des mots (tentative évidemment impossible à réaliser) sur cet hapax existentiel qu’est un génocide selon la terminologie de Jankélévitch 8 .


un soir j’étais cassé
par un homme de connaissance
(on se connaît depuis l’enfance des mots)
alors machette
qui a délogé mon silence
        nos regards se sont connus
(des tremblements de souffle dans la mémoire)
((une pensée me saute de côté)) 9

 

Parce que cet hapax n’est qu’existentiel, ma parole poétique s’est évidemment construite à partir de témoignages10. J’ai tâché d’entrer, par l’assimilation progressive des témoignages, « dans l’âme et le corps suppliciés d’hommes et de femmes » dont j’ai essayé « d’accompagner la parole ou le silence aux limites extrêmes où une pensée ne peut plus trouver de langage pour s’exprimer. » 11  Seule la poésie 12 me permettait de tenter cela.


Idéalement, j’aurais aimé être, face aux témoins, dans leur « langue le muet ». 13 Car invariablement, je n’ai voulu qu’une seule chose : contribuer, en faisant parler l’horreur que j’ai pu déceler dans leurs témoignages (même s’il n’y a rien d’à proprement parler choquant dans ce livre de poèmes), à faire parler, individuellement, ces êtres (à les faire parler par-delà le mensonge du langage, le mensonge de la logique qu’est tout langage, à les faire parler avec le souffle seul – ce que permet justement la poésie), avant qu’ils ne prêtent leurs lèvres « à une parole anonyme de l’histoire»,  14 laquelle parole, parce qu’obligatoirement structurée, est mensongère quant à la trajectoire strictement individuelle de la douleur 15.

 

garçons derrière une grille
ils ont fini le travail pour le jour entier
des jeunes sont déchaînés
on entend un siège une machette
ils chassent
                 jetant des massacres
d’abord je dois trois morts
et puis j’insiste pour vivre
(avant de prendre mon rang de cadavre je voulais contester) 16

 

Mais à quoi bon écrire sur un génocide, à quoi bon témoigner de l’horreur ?
En effet, rien ne nous « intéresse à l’origine en chaque chose que son rapport avec nous quant au plaisir et à la douleur» 17, et nous sommes uniquement soucieux de bonheur, de ce bonheur qui « hante la civilisation moderne » avec une « force idéologique »18 telle que nous ne saurions la mesurer. Et quand nous sommes intéressés par la douleur, c’est uniquement parce qu’elle renvoie à la nôtre : « l’homme ne veut pas regarder la douleur de l’autre, à moins que cela soit la sienne. Il ne veut plus rien voir. Il ne voit plus le monde.» 19 Alors, oui, à quoi bon ?


Il s’agit simplement de témoigner de toutes les douleurs et de toutes les injustices pour tenter de les prévenir, dans notre monde si féru d’oubli. Car nous ne sommes jamais à l’abri de « l’instant de l’inhumanité » 20 : un génocide est toujours possible, n’importe où, n’importe quand (il n’est pas le fait d’un autre temps ou d’un autre lieu ; il demeure toujours à portée de circonstances). Aussi faut-il que nous soyons constamment en éveil, à l’écoute, afin de faire respecter, partout, tout le temps, autant que nous le pouvons, les valeurs humaines les plus inaliénables.
   
Mais alors pourquoi le recours au langage est-il nécessaire ? Le recours aux images ne serait-il pas plus utile, car plus efficace ? Non, paradoxalement.


Nous qui vivons « le temps des objets », vivant « à leur rythme et selon leur succession incessante » 21 nous détournons les yeux du réel, quand bien même nous n’avons jamais été autant assaillis d’images montrant tout le délabrement du monde. En effet, « partout, c’est le cinéma-vérité, le reportage en direct, (…) la photo-choc, le témoignage-document…» 22 Mais justement, parce que nous sommes environnés d’images insoutenables, cela nous est devenu une habitude 23. Notre sensibilité, qui est aussi – primitivement tout du moins – sensibilité de révolte, s’est engoncée dans l’habitude, laquelle « fait que les hommes, cessant de réfléchir à ce qui les entoure de très près, se contentent de l’accepter.  » 24 La saturation d’images montrant l’horreur dans toute sa dimension nullement dimensionnelle retire à l’image tout son pouvoir originel, qui est un pouvoir pourtant (nécessairement) fort. Ces images, au lieu de nous faire réagir (devenant l’ordinaire du spectacle du monde qui est offert à notre vue, comment réagir face à l’ordinaire, ne serait-pas alors quelque chose de l’ordre même de l’étrangeté dans la scénographie codifiée parce que nécessairement sociale de notre comportement ?), nous confortent dans notre retrait des drames, et même nous font jouir de ce retrait, puisqu’en recherchant le cinéma-vérité, c’est une extase infime et informulée après quoi l’on tend. Celle de se savoir absent de ces événements. Je recherche, par le spectacle des drames, « le plaisir profond de n’y être pas.» 25
Il est temps d’être véritablement au monde, n’est-ce pas ?
   
Par Matthieu Gosztola
   
   
Matthieu Gosztola
Débris de tuer  (Rwanda 1994)
Préface : Bernard Pignero
Dessin de couverture : Sophie Robert
Atelier de l’agneau, 2010, 94 p., 14 €

 

notes
1. Karen Blixen, La ferme africaine.
2. Voir Philip Gourevitch, Nous avons le plaisir de vous informer que, demain, nous serons tués avec nos familles, Chroniques rwandaises.
3. Les Nations unies décidèrent, « pour la première fois de leur histoire, qu’il fallait employer le mot « génocide » pour décrire ce qui s’était passé » (Marie-Odile Godard, Rêves et traumatismes ou la longue nuit des rescapés).
4. Emmanuel Lévinas, Totalité et infini.
5. Ibid.
6. René Kaës s’exprime ainsi dans sa préface au livre de Marie-Odile Godard, op. cit.
7. Catherine Coquio, Rwanda, Le réel et les récits. Ainsi, par exemple, Esther Mujawayo, survivante, annonce : « Ça y est, je commence. Pour toi, pour vous tous, je dois le dire, je dois l’écrire. » (Esther Mujawayo, Souâd Belhaddad, SurVivantes, Rwanda – Histoire d’un génocide).
8. L’hapax existentiel est un événement qui ne comporte au niveau individuel (il n’est évidemment pas question de parler d’hapax au niveau historique car un génocide ne fait en rien figure d’exception) « ni précédent, ni réédition, ni avant-goût ni arrière-goût », ne s’annonçant « pas par des signes précurseurs », ne connaissant « pas de seconde fois » (Vladimir Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien.)
9. p. 63.
10. Jean Hatzfeld principalement (Dans le nu de la vie, La stratégie des antilopes, Une saison de machettes), mais aussi Death, Despair and Defiance, Yolande Mukagasana (La mort ne veut pas de moi, N’aie pas peur de savoir), Vénuste Kayimahe (Rwanda : Les Coulisses d’un génocide), Esther Mujawayo (SurVivantes), Marie-Aimable Umurerwa (Comme la langue entre les dents), et Berthe Kayitesi (Demain ma vie).
11. Bernard Pignero, extrait de la préface.
12. Par la déconstruction du discours qu’elle met en scène, par le jeu qu’elle opère avec les blancs (qui sont aussi bien des silences que des absences) lequel jeu ne tient pas uniquement à la mise en scène de la déconstruction du discours etc.
13. André Du Bouchet.
14. Emmanuel Lévinas, op. cit.
15. Mon travail poétique est par conséquent, en toute logique, dédié à ces deux êtres que sont le rescapé et le passeur de paroles (celui qui souffle sur les braises de la mémoire).
16. p. 32.
17. Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain.
18. Jean Baudrillard, La société de consommation, ses mythes, ses structures.
19. Raymond Depardon.
20. Emmanuel Lévinas, op. cit.
21. Jean Baudrillard, op. cit.
22. Ibid.
23. Voir Dominique Baqué, L’effroi du présent. Figurer la violence.
24. Friedrich Nietzsche, op. cit.
25. Jean Baudrillard, op. cit.

 

 

voir aussi : la bio-bibliographie de Matthieu Gosztola

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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /2010 06:43

Tombeau pour les rares

du 3 au 30  juin 2010

Galerie de la Halle Saint-Pierre - Paris 18e

(Périphérie du 28e Marché de la Poésie )




Derichaud par Nicolas Rozier
 

Villon, Baudelaire, Artaud et tous les autres.

 

Après le  Musée Rimbaud de Charleville-Mézières au printemps et l’édition d’un superbe catalogue préfacé par Marcel Moreau,  Le Tombeau pour les rares fait l’objet d’une Périphérie du 28e Marché de la Poésie. L'exposition se tient tout le mois de juin  à la galerie de la Halle Saint-Pierre à Paris. Trois Lectures convoquant une vingtaine de poètes, sont organisées les 3, 5 et 13 juin .


Nicolas Rozier a dessiné sur toile le portrait « intérieur » des écrivains qui lui sont chers. Villon, Baudelaire et Artaud côtoient Ilarie Voronca, Gérald Neveu et Francis Giauque. Vingt-sept auteurs au total,  réunis dans une galerie intitulée Tombeau pour les rares. En vis-à-vis des portraits peints, vingt-sept auteurs, Zéno Bianu, Pierre Dhainaut, Marie-Claire Bancquart, Jacques Ancet... ont écrit sur leurs grands ainés.


« L’heure de dessiner le Tombeau pour les rares fut l’éclatement d’une passion tournante et le sommet d’une panique. Les lectures s’étaient enchaînées, aggravées, jusqu’à former un encerclement composé de béances valeureuses nommées Baudelaire, Artaud, Lecomte, Colette Thomas, Gérald Neveu, Jacques Prevel, Francis Giauque…

 

Cette suite de visages me semblait depuis toujours « mise en batterie » dans un phénomène élyséen où les auteurs débordent les uns sur les autres non par liquéfaction mais par une morsure d’importance aveuglante sur la vie du lecteur fraternel…/…


Une hantise majeure a guidé mes dessins sur toiles : celle d’approcher au mieux ce qui reste de visage dans le sillage des textes. Tel est le modèle, le seul modèle fuyant au départ de la série. Bien que défigurés d’une attaque aimable hors de portée, j’ai voulu rendre cet anneau de bons visages, ces délabrements somptueux de victoire dure et d’éboulis à la gloire des décombres lus. En même temps qu’accompagner cette débandade térébrante des auteurs pulvérisés au souffle de leur propre puissance, n’en finissant plus de tirer leur bouquet final de destins superbes, arrachant de leurs fonds mutilés des ressauts ardents, des giclées de fierté millésime éblouissant tout le dôme du vivant. »

Nicolas Rozier

 

 

Fondane par Nicolas Rozier  

PROGRAMME DES LECTURES

 

Le jeudi 3 juin 20h. Tombeau pour les rares#1
 (vernissage, à partir de 18h30)
Lectures : Zéno Bianu/Jean-Pierre Duprey, Marie-Claire Bancquart/André Laude, Pierre Dhainaut/Maurice Blanchard, Yves Buin/Ilarie Voronca (chaque poète lira une de ses œuvres et une œuvre correspondant à l’un des portraits de l’exposition), Christian Noorbergen présentera les œuvres de Nicolas Rozier. Avec la participation de Marcel Moreau.

 

Le 5 juin 15h.  Tombeau pour les rares#2
Suite des lectures organisées autour de l’exposition de Nicolas Rozier :
Alain Marc/Laure, Didier Manyach/Gérald Neveu, Muriel Dufourquet/Unica Zürn, Christian Dufourquet/Jacques Prevel, Jean-Yves Masson/François Augiéras organisée avec La Halle Saint-Pierre et les éditions De Corlevour

 

Le dimanche 13 juin 18h30 Tombeau pour les rares#3
Baudelaire, Artaud, Lecomte, Colette Thomas, Gérald Neveu, Jacques Prevel, Francis Giauque... Lectures autour des portraits réalisés par Nicolas Rozier par Philippe Muller et Vincent Vernillat (Cie PMVV Le Grain de sable)

 

 

 

Nicolas Rozier

 



Infomations pratiques :

Galerie de la
Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
75018 PARIS
01 42 58 72 89

 

ouvert tous les jours de 10h à 18h

accès métro Anvers/Abbesses

 

En savoir plus sur  : la Périphérie du 28e Marché de la Poésie,

sur le 28e Marché de la Poésie

 

voir aussi : le site du Marché de la Poésie 

 

 

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