Partager l'article ! Serge Goulet: Les nouilles alsaciennes Peintures récentes du 25 mars au 10 avril 2010 Galerie Noël ...
Les nouilles alsaciennes
Peintures récentes
du 25 mars au 10 avril 2010
Galerie Noëlle Aleyne - Paris 3e
« Je peins donc je suis… » S.G.
L’homme qui rit
« Ce qui jaillit, c’est une peinture qui rit, qui éclate d’un rire inextinguible sur le monde, sur la condition humaine, sur elle-même. Un rire silencieux, c’est sa condition, mais terriblement
violent et virulent. Un rire qui, pour se manifester, utilise d’abord les éclats et les stridences de la couleur: d’invraisemblables verts agressent l’oeil qui commençait à s’habituer à une
harmonie de gris- mauves ; des rouges carminés hurlent dans l’immensité de la toile; de grands jaunes s’étalent insolemment sur des pages qui ne leur étaient peut-être pas initialement réservés.
A côté de ces expansions rabelaisiennes, des manifestations plus discrètes, tache de sang sur une matité blanchâtre, rayon de bleu ingénu frayant son sourire dans des étendues sombres.
Et ce qui explicite ces éclatements intempestifs de la couleur chez Serge Goulet, c’est un autre aspect du rire: le rire de l’homme autour de l’homme, sur l’homme. Les corps apparaissent dans ses
toiles, mais dérisoires, déformés, caricaturés, risibles: nous sommes loin des Apollon et des Vénus des néo-classicismes et du body building étalant leurs panoplies de muscles et leurs élans
sportifs, leurs calibrages garantis conformes aux normes du bon goût. Ce qui s’étale ici, sous d’ironiques étiquettes mythiqueromantiques, c’est la vérité de la chair et de l’esprit, dans leurs
intoxications follement complexes: chair torturée, contournée, déchirée par le désir, la peur, les complications des pulsions; chair qui veut se montrer à l’autre, l’autre du tableau, du couple,
l’autre qui regarde le tableau, le spectateur, l’autre qui se regarde dans les tableaux qu’il crée, l’artiste peignant, se peignant et peignant ainsi l’être humain, nous; chair qui voudrait
plaire, qui rêve de sexualité grandiose et qui exhibe des nudités touchantes d’enfants tristes ».
P.B.
Pour célébrer ses dix ans, la Galerie Noëlle Aleyne présente une sélection d’oeuvres récentes du peintre Serge Goulet, petit maître et magicien de la couleur, né en 1926 à
Charenton-le-pont (Val-de-Marne). Ami et contemporain de Paul Rebeyrolle, il vit et travaille actuellement en Région parisienne et dans le Morvan.

Informations pratiques :
Vernissage en présence de l’artiste jeudi 25 mars de 18h à 21h
Galerie Noëlle Aleyne
18 rue Charlot
75003 PARIS
Tel : 01 42 71 89 49
ouvert : Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 12h30 à 19h
M°: St Sébastien Froissart, Arts et métiers
voir aussi : le site de la galerie Noëlle Aleyne, le site de Serge Goulet