Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 06:44

 

Paysages

Extérieur - Nuit

 

Exposition du 25 février au 7 avril 2012

 

Galerie Isabelle Gounod - Paris 3e

 

 

Michaële-Andréa Schatt

 

 

 

Dans la précédente exposition de Michaële-Andréa Schatt, les "Paysages en ose" la ritournelle de Duchamp s'annonçait comme une invitation à s'engager sans retenue dans une pratique de la peinture de paysage, le rose peint en superposition venait masquer, malmener, contaminer le paysage vu.

 

Cette nouvelle série « Paysages / Extérieur – Nuit » révèle en quelque sorte les dessous de sa peinture, sa part d'ombre, celle qui traverse depuis longtemps son travail, en peinture, dessin, photographie mais aussi céramique. Ombre portée, comme l’on porte un vêtement. Michaële-Andréa Schatt soulève le voile. Il y a dévoilement.

 

Pour sortir la lumière de l’ombre, la révéler au sens photographique, cinématographique, Schatt  travaille ses peintures à partir de préparations noires. La présence du Noir est déterminante dans ces « Extérieur- Nuit. Il s'agit ici pour l’artiste de peindre à l'inverse de son travail habituel, où les fonds étaient préparés dans un blanc éclatant.

 

Dans sa réflexion autour du paysage lors d’une résidence au Domaine de Kerguéhennec en 2011, Michaële-Andréa Schatt expérimente deux logiques qu’elle déploie : celle de la carte et celle du calque.

 

Michaële-Andréa Schatt

 

La carte joue de l'opacité, de l'étendue, de l'horizontalité (les peintures sur toile). Schatt cartographie les lieux environnants par des peintures sombres, horizontales, denses, organisées en diptyques ou triptyques, ainsi que dans ses photographies et dans la suite de dessins « Noir d’y voir » (encre de Chine et gouache).

 

Elle s’approprie un nouveau support, le calque et s’imprègne des lieux (étangs, sources) par un jeu de transparences, de superpositions, de verticalité, de reflets. Ce support lui permet de jouer de la transparence, de la fluidité, dévoilant ainsi un « Rorschach » horizontal dans le pli du paysage.

 

Michaële-Andréa Schatt a réalisé une série de photographies argentiques noir et blanc avec un appareil "demi-format" qui lui permet de juxtaposer deux photos consécutives d'un même lieu. Captation du mouvement des ombres, de la dimension sonore du lieu, vibrations, musicalité et rythmes - que l’on retrouve dans la série de dessins sur papier millimétré. Il s'agit d’inscrire une sorte d’arrêt sur image, immobile dans la mobilité, mobile dans l'immobilité.

 

Communiqué

 

 


Michaële-Andréa Schatt

 

 

« Obscurité et ombre sont deux notions qui tissent et traversent toute représentation. Cette pénombre, mémoire en creux, révèle l’exemple constant d’une topographie variable des perceptions et des expériences : se perdre dans ce creux, ressentir une semi-obscurité l’ampleur d’une vacuité, d’une absence, le poids de l’ombre, sa forme, sa couleur, son étrangeté, une réponse en négatif à l’œil solaire ».Michaële-Andréa Schatt, 2011.

 

 

 

Michaële-Andréa Schatt

 

 

photos :  (1) Michaële-Andréa SCHATT, Reflets 1, 2011, peinture sur calque, 150 x 110 cm.   Œuvre réalisée durant la résidence au Domaine de Kerguéhennec / CG56 - Photo Stéphane Cuisset. (2) Ondes 2011 echnique mixte 97 x 130cm,(3) Paysage non site 2011 diptyque technique mixte 2 x 240 cm,(4) Reflets 2 2011 diptyque peinture sur calque 2 x 170 x 110 cm

 

Informations pratiques :

 

La galerie sera exceptionnellement fermée du 2 au 7 mars 2012

 

Galerie Isabelle Gounod

13, rue Chapon 75003 PARIS

+33 (0)1 48 04 04 80 

du mardi au samedi de 11h à 19h 

 

 

Par Art Point France - Publié dans : Paris : expositions - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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