Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 09:43

Que la couleur survienne de l’absence de couleur, le noir et le blanc… Que les contrastes les effets de volume, la profondeur et le trait se détachent d'un fond uni, métaphore du sol ou du ciel... Enfin que la charpente colorée, voire la structure entière de l'oeuvre proviennent de ce fond présent-absent, à la façon dont le son est produit par la peau du tambour et le silence originel, tel serait la paradoxe initial de la genèse des tons.

 

Comprendre cela serait sans doute s'installer définitivement dans l'espace de la toile, du papier, ou de tout support d'image vivante.

 

Comme si la vie représentée fonctionnait à la façon de l'existence elle-même, à partir d'un territoire préalable d'où la graine serait devenue tout autre chose ; fleur par exemple.

 

Le fond est donc premier en peinture, apparemment indistinct et peu clair à la vue. Mais de lui jaillissent les formes, les couleurs qui font un monde se haussant à la lumière.

 

Une peinture ignorant le travail du fond apparaîtrait ainsi telle l'homme qui, selon la célèbre remarque de Marx à propos de Hegel, " marcherait sur la tête".

 

PG

 

 

Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

Chroniques intempestives

Par Art Point France - Publié dans : Les chroniques intempestives : P. Givodan - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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