Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 07:31

 "Inclinaison"

 

du 26 janvier au 3 juin 2007

Musée Bourdelle - Paris (15)

  sarkis
2005, Chapelle St. Quentin Selestet Crédits photo : Sarkis
 

Le musée Bourdelle comme de nombreux autres musées a pris l’habitude d’inviter des artistes d’aujourd’hui à se mesurer aux créateurs d’hier.  Le nouvel invité est Sarkis, qui travaille depuis longtemps sur le thème de la mémoire, de l’héritage.

 

A l’occasion de sa rencontre avec le musée Bourdelle Sarkis présente dans les espaces qu’il a choisi d’investir un ensemble d’œuvres inédites. Il renonce cette fois aux objets de son « trésor » constitué et s’approprie les salles et les œuvres de Bourdelle, selon différents modes, en contrepoint de l’oeuvre du sculpteur. Comme il aime le faire,  Sarkis invite à ses côtés deux jeunes artistes, Patrick Neu et Jean-Marie Perdrix.

 

L’artiste a conçu pour Le Hall des plâtres une installation dans l’espace, Inclinaison. Très spectaculaire, cette oeuvre prend en compte le lieu dans sa globalité et aborde, notamment par une interrogation sur l’échelle, à l’aune du Centaure mourant (1914), figure récurrente dans l’œuvre de Bourdelle, la problématique de la sculpture.
Un film inédit, Au commencement, la lumière, de 6’ réalisé en 2003 est projeté dans la salle adjacente. En écho discret à l’atelier de son hôte, ce film évoque l’atelier de Sarkis et montre en négatif couleur les objets comme délivrés de leur pesanteur.

 

Les quatre salles en enfilade situées au cœur du musée abritent une œuvre conjuguant sculpture et peinture, 41 bombes d’aquarelles et leurs sucriers ; sur quatre tables de bois sont posés quarante et un bocaux de cinq litres remplis chacun d’aquarelle pure de couleur différente, et quarante et un sucriers en porcelaine de Limoges dont les couvercles sont placés à proximité. Chacun de ces sucriers présente le résidu séché d’une infime touche de pigment déposée dans l’eau à l’aide du pinceau.
 

La salle de l’extension accueille un environnement sonore, La Vallée des Cloches (Miroirs, N°5), pièce pour piano de Maurice Ravel. Sarkis sollicite également l’odorat : le visiteur évolue dans les effluves d’un parfum que dispense Pénélope  (1912) de Bourdelle.

 


Jean-Marie Perdrix et Patrick Neu

 

Jean-Marie Perdrix s’inspire de la technique ancestrale de la fonte. Il présente dans l’ancien appartement de Bourdelle des yaba (répliques de figures totémiques), djembé, piquets, issus de moulages de ces objets. Fabriqués dans une pâte provenant du recyclage de sacs plastiques récupérés en Afrique - procédé mis au point avec le concours d’un artisan du Burkina Faso - ces travaux témoignent du contexte réel de leur production en même temps que d’un élargissement de l’activité artistique de l’artiste.

 

Dans la salle jouxtant l’atelier de Bourdelle, Patrick Neu présente un ensemble de verres à pied en cristal. Les dessins exécutés au noir de fumée sur la paroi interne de ces pièces, sans possibilité de repentir, reproduisent en réserve les miniatures d’images de référence de l’histoire de la peinture telles que L’Enlèvement des Sabines de David,  La Montée au calvaire de Bosch, Héraklès archer de Bourdelle…
 

Commissaire : Juliette Laffon

 
Bibliographie :

Sarkis Synopsis
Ed. Jannink 2007
L’ouvrage est accompagné d’une sérigraphie.
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informations pratiques :

Musée Bourdelle
18, rue Antoine Bourdelle
75015 Paris
Métro :Montparnasse - Bienvenüe / Falguière
Bus : n° 28, 48, 58, 88, 89, 91, 92, 94, 95, 96


 Horaires


du mardi au dimanche de 10h à 18h
fermé le lundi et jours fériés

 
 
Par Art Point France - Publié dans : Paris : expositions - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
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