Mercredi 19 juillet 2006
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| Les chemins maritimes de Jean Grenier |
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La première fois que vous lirez "Les îles" de Jean Grenier dans la collection L'imaginaire Gallimard, si possible et introduit par la préface remarquable d'Albert Camus, vous comprendrez ce que veut dire le voyage dont l'île semble être ici la métaphore filée.
On ne voyage jamais que pour redevenir "proche" comme l'écrit l'auteur. "Le soleil, la mer et les fleurs seront pour moi les îles Boromées" écrit-il à la fin de son récit dont l'élément liquide fournit le chemin. "Une poignée de main, un signe d'intelligence, un regard..." l'autre, l'esprit, l'homme retrouvé, voilà vers quel centre perdu nous conduisent les îles lointaines.
Le sujet n'est jamais totalement oublié car comme les îles nous ne sommes jamais absolument seuls ni isolés. Toujours un navire passe par là qui nous rappelle l'existence du monde d'abord occulté. Les îles n'existent que pour cela. Entourées par l'eau , elles poussent à la moralité cachée recouverte par la vie quotidienne des individus. C'est là sûrement que réside la leçon du voyage maritime de Jean Grenier.
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| voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan |