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Mercredi 10 mars de 18h à 21h
- 19h Présentation du livre par Timothy Baum, galeriste et collectionneur américain. |
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du 24 avril au 1er juin 2009
Grand Palais - Paris
La force de l'art à l'heure de la glaciation.
Il y a trois ans, la première édition de la Force de l'art (articles n°1, n°2, n°3) avait suscité des torrents de critiques, récriminations, protestations. Quinze commissaires avec chacun leurs thèmes, leurs propositions présentaient leurs artistes dans une diversité de mises en scène. En 2009, pas de thématique, une unique mise en espace glacée et trois commissaires solidaires d'un même choix d'oeuvres. La Force de l'art n°2 apparaît comme une réponse hautement rigoureuse gelant les humeurs, au bouillonnement de la Force de l'art n°1.
L'image dominante de la scène artistique française proposée au regard du monde est à cette occasion, celle d'une banquise, géologie artificielle à la blancheur immaculée et froide. Sur cet " arrière-fond neutre et objectif, dépourvu de signification", imaginé par l'architecte Philippe Rahm, elle apparaît comme une allégorie du désert des passions, elle recrée "un petit monde" qui annihile les audaces, et induit un climat d'ennui réglé.
Cet "écosystème appauvri sans couleur ni variété, sans minéralité" est supposé mettre les oeuvres en valeur et révéler leurs forces. Mais celles-ci appartenant quasi toutes au même registre et obéissant aux interdits édictés par l'époque sont conformes à la neutralité attendue et souvent simplement banales.
Authentiquement politique cette année encore, la Force de l'art avec son atmosphère éthérée de cime enneigée réserve peu de surprises. De la hauteur où elle nous tient, elle nous offre juste un point de vue rempli d'espoir et d'attente sur la triennale de 2012, pour peu que les décideurs prennent une fois encore le contre-pied de la version antérieure.
Pour une approche guidée de l'exposition, nous vous suggérons de suivre Lunettes rouges ICI, une
précaution avant de vous rendre sous la verrière du Grand Palais.
Catherine Plassart
Voir aussi : le site de la Force de l'art
photo : Didier Marcel Sans titre, 2000 (une oeuvre dans laquelle la représentation de la terre grasse d'un labour est en contraste avec l'environnement aseptique.)