Lundi 19 juin 2006
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« S'il est vrai que je porte en moi des structures ? » (Husserl , Méditations cartésiennes)
Alors il n'y a qu'un ordre de représentation qui varie mais ne disparaît jamais des cadres de la pensée : verticalité, horizontalité, circularité, mouvement, rythme, contraste etc.
Evidemment l'histoire de la peinture par exemple est le signe d'un changement, mais si l'art primitif est en mesure de me parler, cela n'a alors rien d'énigmatique. Je suis l'homme qui peignait sur la pierre. Tel est le sens du retour au sujet non pas pictural, mais cartésien.
Qui nous parle d'un devenir sujet de l'homme oublie souvent de nous parler d'un devenir humain du monde. Le monde n'est pas d'abord notre horizon, mais il le devient par la saisie progressive de sa signification par le sujet qui se le représente dans un pratique, notamment esthétique. Nous sommes des êtres de la médiation. Cela veut dire que le monde se présente comme déjà là pour ma conscience. Le sujet est premier, la représentation est seconde. L'histoire de l'art évolue. L'art demeure. C'est pourquoi il ne peut y avoir une fin de l'art. Pas plus qu'une « mort de l'homme » .
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