Partager l'article ! La Feuillée du 5 mars 2009: Le microcosme de l'estampe. On parle facilement du microcosme de l'estampe pour souligner l'existenc ...
Le microcosme de l'estampe.
On parle facilement du microcosme de l'estampe pour souligner l'existence d'un petit monde d'initiés, acteurs et amateurs confondus. Il est vrai que les techniques de l'estampe sont profuses, variées, élaborées, voire complexes. De listes en inventaires, la réserve lexicale des différentes disciplines du domaine déborde de termes qui méritent tous définitions et explications. D'autant qu'aux méthodes alchimiques des époques passées s'ajoutent les procédés innovants liés aux récentes technologies.
Ce qui étonne vraiment, c'est que des créateurs du monde entier semblent toujours plus désireux de mettre en jeu leur rapport à l'art dans cette fabrique d'images que ne peut pourtant apprécier qu'un petit nombre. Pourquoi soumettre aujourd'hui encore leur pratique à tant de contraintes et de particularités ? Pourquoi cet investissement passionné ? Certains artistes vous répondront que l'estampe réclame d'accepter l'impondérable et la surprise pour accueillir le mystère. Et plus encore d'admettre l'inversion et la transposition de ce qui a été gravé pour obtenir une certaine forme de révélation d'un sujet. Ces dernières transformations associées dans un même processus occupent l'intervalle qui sépare le réel du beau, cet entracte entre le contingent et le poétique.
De plus sur la grande scène de l'art qui fait fi de l'écoulement du temps, quelques oeuvres majeures - comment s'en passer -, celles de Dürer, Rembrandt, Goya..., ou celles contemporaines de Braque, Picasso... mettent à notre disposition un fonds d'estampes inattendu, puissant ou émouvant. Présentées dans leurs belles marges blanches, fragiles et insaisissables, gravures, lithographies, sérigraphies... entrent dans l'intimité du regard et y demeurent.
Catherine Plassart
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Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org
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