du 1er mai au 8 octobre 2006
Centre de Cultura contemporania de Barcelona - Barcelone
Tchernobyl est la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire de l’humanité. Galia Ackerman, journaliste et historienne française d’origine russe a recueilli des photographies portant témoignage de la catastrophe, des films de la télévision d’État, des décorations, des vêtements et des diplômes d’honneur des "liquidateurs", des coupures de presse, des cartes, des dessins d’enfants et bien d’autres témoignages encore. Elle est la commissaire de l'exposition "Il était une fois Tchernobyl" du Centre de Cultura contemporania Barcelona.
L’art apporte sa part de réflexion dans cette exposition. Guillaume Herbaut et Robert Polidori, photographes regardent de près l’univers sordide du monde post-industriel de Tchernobyl. Le peintre ukrainien Maria Primatchenko, les russes Edward Stejnberg, Igor Makarevich et Maxime Kantor et le jeune artiste français Christophe Bisson témoignent de la réalité complexe de l’avant et après Tchernobyl.
"Il était une fois Tchernobyl" se présente comme une contribution au futur Musée de l’accident, un projet de Paul Virilio.
Le philosophe et urbaniste avait formé cette idée lors de son exposition "Ce qui arrive" à la Fondation Cartier pour l'art contemporain en 2003
"Exposer l'accident. Tous les accidents, du plus banal au plus tragique, des catastrophes naturelles aux sinistres industriels et scientifique, mais aussi l'accident heureux, du coup de chance au coup de foudre. Exposer l'accident pour ne plus être simplement exposé à l'accident."
voir aussi : le site du CCCB, des images de l'exposition Ce qui arrive