Partager l'article ! La Feuillée du 27 novembre 2008: Edito : Mes yeux pour voir. L'art a plusieurs dimensions. Il est de son époque et destiné à ...
Edito : Mes yeux pour voir.
L'art a plusieurs dimensions. Il est de son époque et destiné à durer. Quand une société se délite, quand une époque s'épuise, l'art se renouvelle. Au moment de la crise on s'affole ou s'interroge. Y a-t-il trop d'artistes ? (Télérama), Quel rapport aujourd'hui entre éthique et esthétique ? (Artmedia X) , L'art est-il surpris par le social ? (Rennes 2) .
Les grands collectionneurs dont on expose actuellement des ensembles d'oeuvres (Berardo au Musée du Luxembourg,
Jannick Thiroux au Musée de Picardie, Pinault à Versailles) ou encore qui animent leur propre fondation, nous apportent les meilleures réponses. Ils ont des yeux pour voir et sont de leur temps. Toujours en quête d'un
nouvel étonnement, l'oeuvre qu'ils désirent peut redire ce qui a déjà été dit mais ne peut refaire ce qui a déjà été fait. Elle doit s'intéresser au monde pour éclairer, ses rues, avenues,
carrefours, places et impasses. Elle doit viser à le changer, avec ou sans brutalité, du tout au tout ou d'un cheveu.
Des pans entiers de l'art du XXe siècle vont s'écrouler, entraînant dans leur chute la disparition de nombreux artistes. Car la période refuse "l'art pour l'art". Elle exige que l'art ait un but,
une intelligence. La période réclame que l'art nous accompagne dans les grands changements de société, qu'il nous prépare dès à présent à une nouvelle manière d'être sur la prochaine scène du
monde.
Catherine Plassart
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Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org
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