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du 5 mai au 18 juin 2006
Villa Tamaris-Pacha, La Seyne-sur-mer |
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L’histoire de la Villa Tamaris, devenue sous la direction de Robert Bonaccorsi, un centre d’art contemporain, est déjà presque un roman illustré : elle mêle l’architecture mondaine de la Côte d’azur qui s’invente là, dans un décor qui suggère le voyage, avec son Grand Hôtel, son Casino, ses villas orientales, ses somptueux jardins plantés de palmiers et de plantes rares, à une histoire rocambolesque brassant toute une population de belles femmes oisives et de richissimes aventuriers revenant d’un lointain Orient… comme dans les romans populaires que Jean Le Gac affectionne particulièrement et dans lesquels il puisera ses motifs pour camper un autre récit, et d’ainsi offrir au « Peintre », personnage fictif, les divertissements dignes d’un Pacha, que décrit avec minutie le texte de Robert Bonaccorsi dans le catalogue de l'exposition. Une manière, dit-il de « rentrer et sortir librement de l’image ». Ces images, disponibles, libres de droit, font partie de notre patrimoine et imaginaire collectif, il les pille, les dessine, les utilise, et ainsi les anoblit : « Il me semble maintenant que j’ai largement influencé tous ces illustrateurs d’autrefois, ces photographes de plateau de cinéma muet que j’ai copiés. Les originaux sont de mon côté ». |
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le catalogue : Jean Le Gac et Robert Bonaccorsi Villa Tamaris Pacha
Coédition Les Pérégrines, Le Temps qu'il fait. Texte et peinture. 160 pages 16,5 x 23 cm 32€ àparaître le 16/06/2006 |
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Jean Le Gac Passionné de littérature, il en vient à proposer, d’abord dans de modestes cahiers juxtaposant photos et textes également allusifs, le récit des faits et gestes d’un peintre anonyme : ce matériel narratif l’autorise à se définir comme "artiste-peintre", projetant ses problèmes, ses doutes et ses humeurs sur son double. Depuis 1981, il reproduit avec les techniques traditionnelles (fusain, pastels) des illustrations empruntées à la littérature populaire, qui permettent à son personnage de vivre de nouvelles aventures, toutes également stéréotypées, et complète ses images par des objets (machine à écrire, appareil photo, projecteur de cinéma) évocateurs d’une mise en scène ou d’une fiction qui n’en finit pas de mettre en abîme ses procédés: l’œuvre de Le Gac s’élabore sur l’absence d’œuvre de son héros.. |
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Robert Bonnacorsi
En 1983, il fonde le Centre d’Etudes sur la Littérature Populaire, et devient rédacteur en chef de la revue Cahiers pour La Littérature Populaire. En 1985, il crée le festival de
jazz du Fort Napoléon à La Seyne-sur-Mer dont il assure toujours la direction artistique. Il est également à l’origine du label associatif consacré au jazz « Celp Musique ». |
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Bibliographie : Jean Le Gac Je t'écris Ed. Jannink 2004 texte de J. Le Gac et oeuvre originale voir l'ouvrage (achetez avec Art Point France) |
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| voir aussi : le site des éditions Le Temps qu'il fait, notre dossier Jean Le Gac |