Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 06:40

"Autour de Daniel  Arasse"
colloque
L'Histoire de l'Art en question III


les 26 et 27 septembre 2008 


Alcazar, Bibliothèque Municipale à  Vocation Régionale - Marseille (1)



Le regard traversé


Le regard n'est pas premier. La perception est traversée, habitée,  nourrie de savoirs acquis. Et cependant l'historien de l'art se doit  d'approcher l'oeuvre avec le moins de préjugés qu'il est possible de le faire, le plus d'humilité aussi. Daniel Arasse ne prétend pas  identifier science "dure" (science exacte) et sciences humaines (dites  souvent sciences "molles"), mais du moins selon lui il s'agit de  désacraliser l'approche historienne de l'art, de la rendre un peu plus  positive et rationnelle, donc compréhensible par le grand nombre. 


Tenant compte aussi des acquis techniques de l'observation des oeuvres  d'art , l'historien suscite de nouvelles problématiques et met en  question les savoirs jusque là établis, crée de nouveaux modèles  théoriques et dialectise la relation entre voir et savoirs. Ainsi  émerge l'intimité du rapport entre l'artiste, son travail et la genèse de "l'Homme moderne".

PG



Bibliographie :


« On n'y voit rien. Descriptions », Denoël 2000, et Folio 2003 (Six courts récits narratifs qui se présentent comme autant d'enquêtes et d'aventures sur le regard).
« Histoires de peintures » (Denoël 2004 et Folio 2006), textes de ces vingt-cinq émissions de France Culture, présentés et publiés par Catherine Bédard-Arasse.
Les éditions Hazan nous permettent de retrouver cette année ses deux premiers ouvrages parus en 1978 et 1980 aux éditions Famot, « L'Homme en perspective. Les primitifs d'Italie », et « L'Homme en jeu. Génies de la Renaissance italienne ».
Egalement : « Léonard de Vinci. Le rythme du monde » (Hazan, 1997), « La Renaissance maniériste » (Gallimard, L'Univers des formes, avec Andreas Tönnesman, 1997), « L'Art italien du IVe siècle à la Renaissance » (Citadelle-Mazenod, avec Philippe Morel et Marco D'Onofrio, 1997), « L'Annonciation italienne. Une histoire de perspective » (Hazan, 1999),  « Le Détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture » (Flammarion, Champs, 1992 et 1998) et « Le Sujet dans le tableau. Essais d'iconographie analytique » (Flammarion, 1997). « L'Ambition de Vermeer (Adam Biro, 1993), « La Guillotine et l'Imaginaire de la terreur » (Flammarion, Champs, 1987), « Anselm Kiefer » (Editions du Regard, 2001).




Listes des intervenants au colloque :


Jean ARROUYE, professeur de sémiologie de l'image, Université de Provence
Jean-Noël BRET, historien de l'art, Ecole supérieure des Beaux-Arts de Marseille
Guillaume CASSEGRAIN, historien de l'art, Université de Lyon II-Louis Lumière
Alain CHAREYRE MEJAN, philosophe, Université de Provence
Paolo FABBRI, sémioticien, Université de Bologne
Maurice FRECHURET, historien de l'art, conservateur, directeur des musées nationaux des Alpes maritimes
Véronique GOUDINOUX, historienne de l'art, Université de Lille III
Bernard LAFARGUE, historien de l'art et esthéticien, Université Michel de Montaigne, Bordeaux III
Bertrand PRÉVOST, historien et théoricien de l'art, Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne.
Bertrand ROUGÉ, esthéticien et historien de l'art, Université de Pau
Gérard WAJCMAN, psychanalyste, Université de Paris VIII



Photo : Daniel Arasse (1944-2003). Copyright Jacques Sassier, Éditions Gallimard.


Informations pratiques :

Contact : Jean-Noël BRET, A.C.C,  06 87 92 91 09,  acc.marseille@free.fr
ALCAZAR – BMVR  58, cours Belsunce  13001 Marseille  04 91 55 90 00

Par Art Point France - Publié dans : Liber amoris - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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