Viennent de paraître



Chroniques intempestives et subjectives à propos de l'art
de Pierre Givodan

Cet essai est un ensemble de méditations et de considérations sur l'art contemporain illustré par un choix de chroniques (art visuel, littérature, musique) parues entre 2005 et 2008 dans le Web Magazine Art Point France Info.


L'ouvrage est disponible en librairie au prix de 17€ ou sur le site des éditions Complicités

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Samedi 11 février 2006

Photographies

du 11 février au 26 mars 2006

 

Hôtel des arts - Toulon

 

 

Ph. de Gobert FRAC de Bourgogne

 

"La plupart des photographies de Philippe De Gobert se présentent sous la forme de grands formats (de 80 x 100 à 150 x 200 cm), sobrement encadrés. Il s’agit de tirages argentiques en noir et blanc, d’une grande qualité d’exécution. Elles représentent des intérieurs dont certains font penser à des ateliers d’artiste, d’une part à cause de l’absence de mobilier mais aussi par la présence de toiles sur châssis posées au sol, de fragments de sculptures en cours d’élaboration. Ces espaces un peu irréels sont percés d’ouvertures sans portes et éclairés par de vastes verrières tantôt murales, tantôt zénithales." Jean-Marc Huitorel décrit en ces termes le travail du photographe.

 


Mais Philippe de Gobert n'a pas photographié des lieux existants. Il a construit des  maquettes, et avec une grande exigence concernant les éclairages, il les a photographiées à la chambre. Il a ensuite exécuté les tirages avec minutie mais sans autre intervention.

 

Le processus créatif est très élaboré. Conception et réalisation de maquettes, réglage des éclairages, prises de vue polaroïdes, photographies,  tirages.  L'artiste vise à  donner l'illusion d'une architecture à taille humaine alors que l'image dilate l'échelle des  maquettes.

 

Le travail sur la lumière est  essentiel. Le photographe cherche à restituer un éclairage naturel alors qu'il utilise jusqu'à six sources lumineuses différentes  pour une prise de vue.

 

C'est ainsi que les images de Philippe de Gobert nous conduisent dans un entre-deux qui n'est ni la représentation d'un lieu réel, ni celle d'un objet au pouvoir évocateur mais un espace  sans nom  dans lequel on approche au plus près de l'acte de création, un lieu imaginaire où il ne s'est sans doute rien passé, où il ne se passera peut-être rien mais où tout est possible.

 

Après une belle exposition Sahra Moon en 2004, une exposition consacrée à Laurent Millet et Vik Muniz en 2005, Gilles Altieri directeur de Hôtel des arts à Toulon, en organisant une exposition des photographies de Philippe de Gobert, confirme son intérêt pour la "photographie construite" . Il dit dans sa préface au catalogue "le sentiment de bonheur discret" procuré par ces images., ce bonheur nous l'avons amplement partagé à la visite de l'exposition.

C.P.

 

"Il est frappant de constater l'étroitesse des rapports que Philippe de Gobert entretient avec la peinture, spécialement la peinture hollandaise...

On sait avec Borgès que chaque grand artiste invente ses précurseurs. Chez Philippe de Gobert, les filiations (réelles ou imaginées) sont profondes et puisent aux sources les plus anciennes de la peinture du Nord, démontrant s'il était besoin que les avancées en Art ne cessent de balancer entre rupture et continuité."

Gilles Altiéri, commisaire de l'exposition

 

Hôtel des arts

236 bd. Général Leclerc

83000 Toulon

ouvert tous les jours sauf lundi et jours fériés de 11h à 18h

Tel 04 94 91 69 18

 
voir aussi : le site du FRAC de Bourgogne
par Art Point France publié dans : Photographie ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
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