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Françoise Vergier est née en 1952. Elle vit dans le Sud de la France dont elle est originaire. Elle entretient un rapport extrêmement fort avec la terre et la plupart de ses œuvres établissent un
lien entre le corps féminin et le paysage, entre l'intime et le monde.
Dans les années 70, elle se démarque d'une esthétique conceptuelle et convoque dans ses œuvres des références aussi variées que Courbet, Vermeer, Hölderlin, Giorgione… A partir des années 80, sa
sculpture s'enrichit d'un poids nouveau et trouve une expression plus incarnée dans des citations de fragments du corps féminin : la tête, le buste, la main, le nombril, l'œil.
À mi-chemin entre objet et sculpture, les œuvres de Françoise Vergier, parfois à la limite du kitsch, concentrent toujours une charge métaphorique et poétique forte.
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La revue Art Absolument (mars 2008) publie un long entretien entre Séraphin des Prades et Françoise Vergier (extrait)
Donne-moi un exemple de transformation en objet d'art d'un événement de ta vie professionnelle ?
Ma dernière exposition chez Claudine Papillon « Conversation avec une âme défunte » s’est fabriquée autour de la perte d’un être cher et de mes tendres pensées pour lui. Non pas d’un point de vue
négatif et mortifère si courant dans notre présent contemporain, au contraire, j’aborde ce sujet universel en essayant d’accepter la mort comme une épreuve naturelle, essentielle, qui s’intègre
dans le mouvement de la vie et qu’il ne faudrait pas fuir ou rendre tabou, mais s’en approcher tout doucement, pour soi-même. La mort a un sens tout à fait conjoint à ce désir de mettre au monde
un enfant qui répond, lui, à notre besoin d’immortalité. Ce désir là est comme une puissance océanique. L’enfant est un prolongement de soi, égoïste. Nous n’acceptons certainement que
difficilement, qu’il n’y ait rien après notre dernier souffle. Le lavis : « Je suis montagne, d’une opacité d’avant ta naissance, tu es ombre » que j’ai accompagné d’objets, suggère l’idée que la
mort et l’origine se rejoignent. Nous venons de l’atome du cosmos et nous y retournons. Le temps fait un cercle. C’est pour cela que je dessine des sphères. La spécificité féminine me paraît être
de l’ordre de l’intermédiaire, du passeur. Si j’éprouve la jouissance féminine comme un moment d’accès à la totalité de l’univers, si celle de l’homme est, parait-il, vécue comme « un arrêt », je
vais penser que l’origine est femelle. Courbet a bien raison, lui si proche de la nature, de la femme et du politique
informations pratiques :
vernissage le vendreddi 28 mars 2008
à 18h15
Salle Basse de l'Auditorium Rostropovitch
Espace Culturel François Mitterrand,
rue de Gesvres Beauvais
à 19h15
Musée Départemental de l'Oise
Ancien Palais Episcopal,
1 rue du Musée Beauvais
« Sur la terre comme dans le paysage 1 »
Salle Basse de l'Auditorium Rostropovitch
Mardi, jeudi et vendredi de 13h à 18h30
Mercredi et samedi de 10h à 12h30 et de 13h à 18h30
Ouvert les dimanches 13 avril, 18 mai, 15 juin, 6 juillet de 15h à 18h30
Fermée les autres dimanches, les lundis, les jeudis 1er et 8 mai
« sur la terre comme dans le paysage 2 »
Musée Départemental de l'Oise
Du mercredi au lundi de 10h à 12h et de 14h à 18h
A partir du 1er juillet du mercredi au lundi de 10h à 18h
Fermée le mardi, le jeudi 1er mai et le lundi 12 mai
Horaires communs aux deux lieux (ENTRÉE LIBRE) :
Mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Jeudi et vendredi de 14h à 18h
Les dimanches 13 avril, 18 mai, 15 juin, 6 juillet de 15h à 18h
Renseignements :
École d'Art du Beauvaisis : 03 44 06 36 30 / eab@beauvais.fr
Musée Départemental de l'Oise : 03 44 11 43 98