quatorze peintres au service de l'image poétique
du 28 décembre au 10 février 2008
galerie Rê - Marrakech (Maroc)
Que partagent le peintre et le poète ? L’image. Qu’elle soit plastique ou poétique, l’image fait vibrer l’émotion, suscite l’angoisse ou la révolte, nous fait rêver, vivre, aimer. Ecrire.
Peindre.
Le livre, comme tous les objets d’usage courant, peut aussi être utilisé à des fins artistiques — et pas seulement pour les plus recherchés, les plus raffinés, les plus coûteux d’entre eux. Il est des “livres pauvres” qui sont de vraies merveilles.
L'exposition, “ La Parole peinte ”, présente, aux cimaises de la galerie Rê, de nombreuses œuvres (de très grand format parfois) sur toile ou sur papier, réalisées par des artistes-peintres,
arabes ou européens, parmi les plus réputés : Kacimi, Kantour, Koraïchi,
Bouhchichi, Diane de Bournazel, Anne Slacik, Joël Leick, Gérard
Titus-Carmel, Baltazar, Miloudi, Pignon, Rothchild, Sadouk, Tyszlat. Elle les met en relation avec les livres que les mêmes peintres ont accompagnés ou illustrés de leur peinture et/ou de leurs dessins, gravures, lithographies. Des
livres dont les auteurs sont européens (français, belges, catalans...) ou arabes (marocains,
algériens, tunisiens, libanais, syriens...) : croisements d’écritures, d’origines ; rencontres multiples.
De tels rapprochements, de techniques, de formats, de désirs, montrent à l’évidence que ni la taille de l’œuvre, ni le support sur lequel elle est réalisée, ne sont déterminants. Et que ce sont
bien l’image, poétique et plastique, et l’Idée, présentes en tant que principes dynamiques au cœur du travail du poète et du peintre, qui permettent à ceux-ci de se retrouver, complices, en
terrain de connaissance.
Les livres rassemblés privilégient l’image, sous toutes ses formes. N’hésitant pas à affirmer leur différence, ils sont recherchés par les amateurs et, plus précisément, par ceux qui portent un
égal intérêt à la création littéraire et à la création plastique
Alain GORIUS
Un panorama de la production des éditions Al Manar.
Quelques ouvrages récemment publiés
Cinq sens pour une mort, Etel Adnan / M'bark Bouhchichi, livre de dialogue en treize exemplaires, tous uniques, manuscrits
par l’auteur et peints par l’artiste, au format 25 x 75 cm (leporello), présentés sous étui-chemise ; éd. Al Manar, nov. 2007. voir l'ouvrage ICI
Guillevic, une île dans une larme d'encre, Luis Mizon / Julius Baltazar 44 exemplaires et 5
exemplaires de chapelle, tous numérotés et signés par l'auteur et le peintre. Couverture aquarellée par l'artiste ; une lithographie rehaussée au crayon arlequin. voir l'ouvrage ICI
Remémoration de Mansour Hallâj à St Patrick, Salah Stétié / Vladimir Vélickovic 35 exemplaires typographiés en
caractères mobiles sur vélin d'Arches 3 lithographies de Vladimir Vélickovic +
tirage d'exception avec interventions originales de l'artiste et 3 lithographies rehaussées par Vladimir Vélickovic voir l'ouvrage ICI
L'après-midi à Ugarit texte de Salah Stétié frontispice de Gérard Titus-Carmel
50 ex. composés en caractères mobiles sur Velin d'Arches, numérotés et signés par l'auteur et par l'artiste voir l'ouvrage ICI
informations pratiques :
vernissage le vendredi 28 décembre 2007 à 19 h, galerie Rê
Pendant le vernissage M’barek Bouhchichi et une comédienne réaliseront, autour du travail — remarquable — que le peintre a effectué avec l’écrivain-poète syro-américaine Etel Adnan, une
performance qui permettra à l’assistance d’assister en direct au travail de création.
voir aussi : http://editmanar.free.fr