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Chroniques intempestives et subjectives à propos de l'art
de Pierre Givodan
Cet essai est un ensemble de méditations et de considérations sur l'art contemporain illustré par un choix de chroniques (art visuel, littérature, musique) parues entre 2005 et 2008 dans le
Web Magazine Art Point France Info.
L'ouvrage est disponible en librairie au prix de 17€ ou sur le site des éditions Complicités
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Jeff Beck -Locomotive blues
Jeff Beck est sûrement né avec une guitare et il est certain qu’il disparaîtra sur scène en accompagnant B B King. A douze ans déjà il visait les cimes du British Blues. C’est pourquoi il se sent appartenir de droit à la famille libérale et cultivée des fils de la note bleue.
Après plusieurs années passées aux Beaux- Arts il a acquis sa renommée de transfuge et a joué un rôle important sur la scène anglaise notamment avec les Yardbirds (1965), en remplaçant Eric Clapton. Pas très rationnel avec quelques incursions dans le jazz ( plus ou moins free récemment ) ou le Hard rock (Jeff Beck Group jadis, accompagné de Rod Stewart un moment), mais toujours expérimental , il a un rire communicatif.
Jeff n’est pas un matérialiste, mais un esprit aventurier, et l’on n’imagine pas longtemps qu’il cesse d’être cependant une institution solide. En cela réside le paradoxe qui se résoud si l’on se souvient que ses maîtres lui ont transmis les images du diable au carrefour, dès l’école secondaire.
A présent à soixante trois ans Beck ne craint plus rien. Son usage de la distorsion et du feed back demeure anticonformiste et son rythme ‘n’blues fait tout pardonner . Ses improvisations sont essentielles pour introduire quiconque dans l’élément bleu. Il suffit par exemple de l’écouter accompagner Van Morrison dans l’extraordinaire film « Red, White, Blues » de Mike Figgis (2003). |
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