Lundi 17 septembre 2007
1
17
/09
/2007
09:08
peintures, oeuvres sur papier, livres
du 21 septembre au 31 octobre 2007
galerie Remarque - Trans-en-Provence (83)
|
|
|
|
Le privilège du galeriste est d'entrer dans
l'atelier du peintre. Il s'engage alors au côté de l'artiste sur la route du processus créatif, à l'écoute des commentaires, explications, confidences,
spectateur attentif des remoux qui naissent des évolutions.
Alors que le monde change, le galeriste demeure celui qui regarde, écoute, transmet...
|
|
|
|
Stéphanie Ferrat et Jean-Pierre Sintive "ne
montent jamais" une exposition sans avoir "visité" l'artiste dans son lieu de travail. Subjugué par Alexandre Hollan, Sintive me confie "Il faut l'avoir rencontré au moins une
fois dans sa vie".
L'invitation est pressante. Hollan sera à la galerie Remarque le 21 septembre, jour du vernissage à partir de 18h. A ses côtés, le temps d'une lecture la poètesse
canadienne Louise Warren, intime du travail du peintre dira ses textes.
|
|
|
|
Car le poète est aussi un familier de
l'atelier.
Quand Yves Bonnefoy a pénétré le territoire de l'oeuvre intense et raffinée de Hollan, il s'en est suivi un petit livre "L'après-midi d'Alexandre Hollan". Paru en 1995, il a
grandement participé à la découverte du peintre d'origine hongroise dont l'univers plastique impressionnant est nourri d'un affrontement quotidien avec les
mystères du visible.
Ils sont plusieurs à percevoir la dimension quasi-mystique de l'oeuvre de Hollan. Ainsi Michel Nuridsany (Extrait du catalogue du Musée Vasarely à Budapest) :
"Il y a là une lenteur fascinante, moment suspendu dans la vacance de toute dynamique. Où rien ne paraît fixé. Ouverte à la lumière, même au plus profond de l'obscur, la peinture
d'Alexandre Hollan se livre à l'énigme, en attente de l'apparition. Alors le silence se répand et c'est l'épiphanie. "
|
|
|
|
|
|
Yves Bonnefoy à nouveau (Extrait du "L'arbre,
le signe, la foudre") :
" ... L'arbre que dessine Hollan attend la foudre. Ces yeux savent percevoir, sous l'apparente continuité de l'écorce, des branches, du feuillage - ces perceptions que les mots suggèrent
-, les mille failles qui communiquent avec la véritable substance, laquelle n'est pas la matière, infiniment divisible, mais l'Un, mais l'expérience de l'Un... "
|
|
|
Par Art Point France
-
Publié dans : Sud Est : expositions
-
Recommander
0