Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 06:10
 

Raymond Depardon Raymond Depardon

Rêves d’errances.

 


La quête du « lieu acceptable » est la quête du « moi acceptable ». C’est à dire d’une vie assumée comme sienne. L’homme qui s’exprime ainsi est un voyageur, un nomade, un photographe, un cinéaste etc. Mais d’abord un individu qui se cherche et qui ne trouve pas. Ou plutôt qui définit un angle, un cadre, un sujet (la route), une perspective, celle du chemin justement.

 

 

Depardon mérite d’être rencontré. J’ai eu cette chance, heureux hasard, lors d’une journée de septembre à Perpignan durant le festival du journalisme photographique. Ce que cherche l’homme, c’est toujours l’autre évidemment et une certaine clarté. Depardon n’y échappe pas.

 

 
Mais quand on lit « Errance », quand on regarde ces photos on y découvre le visage de soi-même. Celui de la solitude d’abord, inéluctable ; celui de l’ombre dans la lumière aussi. 
 
« Un présent qui est différent du moment. Je revendique le présent. Cela est. Et voilà qui je suis. » 
 

C’est donc pour cela que Depardon photographie, voyage, erre…Il s’agit de se révéler, de dévoiler son rapport au monde, qui est celui d’un contemplateur, d’un poète et, osons le mot, d’un rêveur aussi. « Je reviens à l’enfance. Voilà, tel que j’ai été, je suis moi-même. » (op. cit. p : 181)

 


Lire « Errance », Seuil 2000, (réédité en Point Seuil 2005) de Raymond Depardon.

 

Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

Chroniques intempestives

 
voir aussi : Raymond Depardon dans Wikipedia

 

Par Art Point France - Publié dans : Les chroniques intempestives : P. Givodan - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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