|
La galerie Les filles du calvaire présente la première exposition personnelle en France du peintre britannique Merlin James en écho à son exposition au Pavillon du Pays de Galles de la
Biennale de Venise, 2007.
La pratique développée par James au cours de ces vingt dernières années, à la fois ludique et sombre, sensible et rigoureuse, physique et illusionniste, se situe à l’avant-poste du «
renouveau » actuel de la peinture. Ses toiles font appel au paysage, aux espaces intérieurs et à l’abstraction ; elles décrivent tantôt des structures telles que quais et jetées,
silhouettes ou constructions anonymes, tantôt réinterprètent des œuvres du passé et d’anciennes photographies.
Le ton est souvent mélancolique et tourmenté. Le style et la manière varient de façon imprévisible. Depuis toujours, le travail de James s’attache aux questions de genre, de convention et
d’artifice, interrogeant ainsi le langage de la peinture et la nature de l’expérience esthétique.
La retenue et la posture critique de l’artiste, qui se veulent d’abord l’expression d’une mise à l’écart, se démarquent largement du post-modernisme en agissant comme un « bouclier » de
protection pour les vertus de responsabilité, de compassion, d’empathie et d’expression. Ces dernières années, la sexualité désarmante de l’œuvre et l’exploration de formes
émotionnellement connotées telles que le paysage marin ou le portrait, réaffirment une certaine foi (bien que résolument matérialiste) en l’aptitude de l’homme à ressentir, à produire du
sens et à s’exprimer. [...]
autre exposition : Thibaut Cuisset, LE DEHORS ABSOLU - Paola De Pietri, TEMPORAL - Edith Dekyndt, PROJECT ROOM, 21 septembre - 3 novembre 2007 / Vernissage le jeudi 20
septembre de 18h à 21h, galerie Les Filles du Calvaire, Bruxelles
|
|