Dimanche 30 septembre 2007
Lee Miller -
Le regard absent
IL n’y avait pas de relâchement dans ses photographies. Comme un retour à l’enfance et à la rigueur . Elle avait posé dans son jeune âge et connu paraît-il un viol à l’âge de sept
ans. Lire une photo de Lee Miller est toujours un divertissement. Mais il n’y a pas de profanation involontaire. La nécessité accomplie de dépasser les modèles (un père, des amants
etc.) elle renoncera à la photo à l’âge de 47 ans pour mourir presque trente ans plus tard.
Devenue donc mère après avoir été mannequin, égérie de Man Ray, reporter de guerre, femme de millionnaire…elle relèguera finalement la contrainte de la créativité dans son
grenier et oubliera son passé au profit des siens.
Il y a des sommeils sacrés sans doute. Cependant quelqu’un n’en avait pas fini avec l’artiste obligée, son fils lui-même. Par une mystérieuse loi de la nature celui-ci approfondit
les impasses maternelles et redécouvre l’œuvre occultée.
C’est précisément grâce au parcours d’Antony que le musée du Victoria & Albert Museum de Londres nous montrera 160 photographies d’époque, des magazines et dessins en
rapport avec l’artiste, jusqu’au 6 janvier 2008.
PG contact@pierregivodan.com
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voir aussi : du musée du Victoria & Albert
Museum
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Vendredi 28 septembre 2007
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Le Consortium
Les machines à rêver font retour
Brion Gysin, poète « beat » (1916-1986) expérimentait la Machine à rêver (Dreammachine) construite avec l’aide du scientifique Ian Sommerville en 1960.
Sa perception en était transformée. Il s’agissait d’une vision intérieure qui opérait sur les couleurs grâce à la stimulation des « ondes alpha ». Il a aussi approfondi le
phénomène sonore en suivant les pas de Paul Bowles au Maroc et les mutations sémantiques que révèlent les permutations de texte « cut ups ».
Le rythme le passionnait. Son effet relaxant aussi. Tous les paradoxes que soulève ce héros de la contre-culture des années soixante , ami de Burroughs et dissident du
Surréalisme ont pour enjeu la recherche d’un monde nouveau.
C’est dans cette filiation que s’inscrit l’exposition qui réunit artistes plasticiens , musiciens, performances…pour des rencontres qui visent à interroger les relations entre
les mots, les sons, ou l’image en deçà du contrôle que la raison et les habitudes de tous ordres exercent sur notre cerveau.
Louable initiative de l’association Cumulus et du Frac Bourgogne afin de favoriser le jeu et les répercussions que de tels liens induisent sur les travaux des différents
acteurs de la scène actuelle trop souvent cloisonnée.
PG contact@pierregivodan.com
Centre d’art Le Consortium, festival « Feedback » avec l’exposition « Feed me with your kiss » (Peintures, photos, vidéos, installations) à Dijon du 27 septembre au 14 octobre
2007.
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voir aussi : le site du Consortium
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par Art Point France
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Mercredi 26 septembre 2007
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Haïti
comme un défi
On nous a tant parlé de misère qu’avant d’en parler encore on aimerait décrire une image moins pessimiste. Celle de pauvres gens qui, par miracle, nous plongent au cœur d’un pays qui
pourrait être un jardin : Haïti.
Des petites filles, des balayeurs qui n’offrent rien de particulier sauf un recueillement paisible. Un «tournant ». Quelque chose de grave et de protégé. Comme un défi qui nous amuse et
nous charme simplement. Cependant l’ île est délabrée et les hommes n’y sont, comme on le sait, pas riches.
Mais les visages ont une intensité qui sort de l’ordinaire et les murs lézardés n’y font rien. On admire d’abord le respect que Jane Evelyn Atwood porte aux individus, par delà les ombres
du voyage. On suppose que l’œil a pris ici le temps de ne pas se hâter. Et que l’escale a fait la part du silence.
On médite cet échange enfin, par delà les vols d’avion, les kilomètres…Et l’on en ressort comme après le bref récit de confidences qui nous reviennent rayonnantes et dont tout le luxe
consiste dans le fait qu’elles apparaissent discrètement énoncées.
P.G.
« Vie quotidienne à Haïti »(2006) Visa pour l’image (Perpignan, 1ère quinzaine de septembre 2007)
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voir aussi : le site de Jane Evelyn Atwood
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