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On remarque que ces sculptures ont la vertu de nous faire concevoir des espaces qui diffèrent largement de notre esprit. On retourne en quelque sorte sur soi et l'on reconsidère les idées que l'on se fait du monde. Quelque chose de non conforme à la représentation que l'on a reçu primitivement des sens.
Ce long travail de Richard Serra développé sur quarante ans et montré au Moma de New York nous explique comment l'imagination va puiser des ressources nouvelles en s'appuyant sur une géométrie du probable. Une façon de penser qui tire ses preuves de modèles abstraits mais issus de la tête, des mains ... et des pieds du corps de l'artiste.
Celui-ci nous donne en effet le sentiment de s'être placé à l'intersection de ces compositions métalliques de la désorientation. Et il semble rétrospectivement que l'on ne pouvait procéder autrement, car l'on ne peut vivre séparé de son temps. Comme si Serra avait ressenti l'appétit de joie et de tristesse d' apprendre un nouveau rapport à la nature, colossale, faite de sommets et de tours, de rubans de möbius qui nous font regarder d'en bas l'intimité de notre particularité humaine.
Exposition Richard Serra 40 ans de sculpture, du 3 juin au 10 septembre 2007, Moma de New York. |
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voir aussi : le site du MOMA |







Espaces probables
En guise d' introduction...
James Bishop