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Deux francophones toujours à l’avant-garde.
C’est précisément cela que l’on appelle la liberté. Il n’y a jamais eu de communauté de peintres. On ne devient pas ainsi soi-même en art. Mais ils ont tous les deux critiqués la
modernité. C’est en quoi ils furent politiques, par instinct et volonté. Hors des institutions. Par solidarité de génération ils firent l’éloge de l’infini dans le mouvement : la
danse pour l’un, la transe « mescalinienne » pour l’autre. Et face au particularisme français ils affichèrent la nervosité africaine pour Atlan le « pied-noir » de Constantine et
l’Orient perdu à rebours de l’histoire pour le « barbare en Asie » que fut aussi Michaux.
Ils ont grandi très vite de façon presque irresponsable, ce qui a fait qu’on a pu parfois les mépriser, repousser dans les marges des courants dominants, voire les
détester. Loin de l’autorité et des servitudes ils ont pris le parti de la sécession. Exclusivement centrés sur la souplesse des formes pour Atlan, les accents passionnels et
l’irrationalité du trait chez Michaux ils ont assumé chacun pourtant ce que Nietzsche appelait une « idiosyncrasie ». Une façon de dominer un contexte aussi à partir d’une possession
de soi, influente, puissante et garante de leur postérité respective. Rien n’a été perdu de ces perspectives, ni aboli depuis.
PG
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Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com |
« Atlan, peintures », jusqu’au 22 mars 2008 galerie Jacques Elbaz ,1, rue d’Alger, 75001 Paris, 01 40 20 98 07 .
"Henri Michaux, oeuvres choisies" s'est terminée le 1er mars à la Galerie Thessa Herold - 7 rue de Thorigny - 75003 Paris
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Joanpere Massana

