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Mardi 12 février 2008

La Bourgogne, la famille et l’eau tiède


du 12 janvier au 27 février 2008


Galerie Daniel Templon - Espace 30 rue Beaubourg - Paris (3)

garouste.jpg


Chartres
Un dimanche. Je devais aller à la gare de Dreux pour chercher une journaliste avec qui j’avais rendez-vous. J’ai pris ma voiture mais au lieu de Dreux, je me suis retrouvé à Chartres. Avant d’entrer dans la ville je me suis arrêté dans un cimetière. J’ai cherché ma tombe. A Chartres, j’ai jeté mes clés, mes papiers d’identité et je suis entré dans la cathédrale. Il y avait un mariage. Je me suis dirigé vers la chapelle où se trouve une vierge noire. Au passage j’ai cueilli tous les cierges allumés, que j’ai brisés au nez des fidèles. Je me suis appliqué à marcher sur le labyrinthe, de manière méthodique, en bousculant les chaises au passage. Quand je me suis approché de la mariée, j’ai senti que les gens commençaient à s’inquiéter. En sortant, j’ai croisé la police qui venait me chercher mais elle ne m’a pas vu. Le soir j’ai été interné. Je n’ai pas dit mon nom.



A travers l'exposition « La Bourgogne, la famille et l’eau tiède » à la galerie Daniel Templon, Gérard Garouste explore les trois pôles de sa vie : le paradis perdu de son enfance en Bourgogne, l’enfer de la famille et sa recherche, peut-être impossible, de « l’eau tiède », c’est-à-dire une forme de modération ou de sagesse. La vingtaine de toiles présentées retrace sans pudeur,  des épisodes marquants de la vie de l’artiste : secrets de famille, traumatismes d’enfance, souvenirs de crises de démence et d’internement.


« Dans les détails d’une vie, s’inscrivent les dysfonctionnements d’une société toute entière. En un sens, ce malade dont je peins les aventures est le pur produit de son époque. La question de la transmission de la connaissance représente pour moi le point crucial. Enfant j’ai été élevé dans le mensonge familial et l’hypocrisie de la religion. Cette grande duperie que fut mon éducation est aujourd’hui un moteur. Je lui dois mon obsession pour le démontage des images comme des mots, et mon intérêt pour l’idée d’origine. Même si l’origine est une utopie. Reste la recherche de la vérité. »


Extraits du catalogue de l’exposition «Gérard Garouste : La Bourgogne, la famille et l’eau tiède »Textes de Gérard Garouste, propos recueillis par Hortense Lyon Ed. Galerie Daniel Templon, 2008


informations pratiques :

Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg (au fond de la cour)
75003 Paris

Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h

autre information :

Du 29 janvier au 24 février 2008, Gérard Garouste se produira sur la scène du Théâtre du Rond Point. En compagnie du comédien Denis Lavant, il interprètera son spectacle « Le Classique et l'Indien » : le commentaire d'un critique aveugle sur l'absence d'une toile, autour de la Dive Bacbuc, peinture cachée tirée du Quart Livre de Rabelais.

 

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Mardi 12 février 2008

Le  rapport  de Jacques Rigaud rappelle le caractère inaliénable des œuvres des collections publiques.


Jacques Rigaud a remis le 18 janvier son rapport sur l’inaliénabilité des collections publiques qui a été rendu public le 6 février 2008 . Ce rapport lui avait été confié par la ministre française de la Culture Christine Albanel, à la suite d’une demande du président de la République souhaitant lancer une réflexion sur la possibilité d’aliéner les œuvres de collections publiques, c'est-à-dire la possibilité pour les musées français de vendre certaines de leurs œuvres.


Après avoir enquêté auprès  de plus de quatre-vingts personnalités du monde de l'art, tenu compte de la mutation des musées au cours des trente dernières années et observé  la situation dans d’autres pays, Jacques Rigaud souligne que « la première mission des musées est de conserver les œuvres » , il rappelle  que la loi musées de 2002 prévoyait la possibilité, d'ailleurs jamais utilisée de déclassement des oeuvres.


Le rapport de Jacques Rigaud va rassurer le milieu inquiet des conservateurs et historiens d'art puisque non seulement il ne remet pas en cause le principe d'inaliébilité des oeuvres d'art des musées mais qu'il souligne  la mission de service public de ces institutions. 


Toutefois, Jacques Rigaud considère tout autrement la situation du FNAC et des FRAC à propos de laquelle  il convient "de s'interroger". Les 90 000 oeuvres du FNAC doivent-elles rester dans les collections publiques ? Les oeuvres appartenant aux FRAC ne pourraient-elles être déposées dans les musées ?


Jacques Rigaud ancien président du FRAC Aquitaine est en mesure de distinguer entre les FRAC :  ceux de la première génération qui avaient pour mission de soutenir la jeune création et ceux de la seconde génération (2002, Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture). Sa critique est appuyée, ils se sont perdu dans une politique muséale,  leurs collections sont trop peu exposées. Or les FRAC ont un statut associatif et ne bénéfient pas de la loi de protection des musées. L'inaliénabilité de leurs oeuvres n'est que théorique. 


C'est au tour des artistes d'être inquiets car la vente des oeuvres des FRAC pourrait avoir des effets dévastateurs sur les côtes de certains d'entre eux ( pas sur celle de Jeff Koons, si "New Hoover Convertible..." acquis par le FRAC d'Aquitaine en 1988 devait être vendu). En tout état de cause, le marché de l'art pourrait être drôlement chahuté.


La mauvaise presse faite  aux FRAC, cette jeune institution - elle a  25 ans - crée évidemment un contexte favorable à une saignée autorisée dans ses fonds. Il est toutefois, peut-être, un peu tôt pour aller puiser dans dans ce réservoir dans le but de remplir les caisses vides de l'Etat . A quelle fin d'ailleurs ? Pour offrir à la France un nouveau porte-avion  ou pour défrayer grassement ses présidents ?

C.P.


En bref : 

Un tract CFTC UNSA annonce des travaux dans l'appartement de fonction de Alain Seban, président du Centre Pompidou pour un montant de 300 000 euros. Démenti de l'interessé, 203 000€. Le même tract s'interroge sur " la prise en charge illimitée des frais d'hébergement à l'étranger pour cinq hautes personnalités du Centre, ainsi que pour des personnes extérieures invitées."   Pour comparaison, au Musée du Quai Branly, les frais généraux de la présidence et de la direction sont plafonnés à 50 000 euros pour l'année , ils couvrent une vingtaine de missions à l'étranger. Pas d'appartement de fonction pour le président.

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Mardi 12 février 2008

Tu ferais ta ville 

du 16 février 2008 au 1 juin 2008


Entrepôt Lainé - CAPC

friedman_1.jpg


"Tu ferais ta ville" est une exposition monographique, conçue en partenariat par le CAPC et arc en rêve centre d’architecture, consacrée à l’oeuvre de Yona Friedman, architecte atypique des années 60, humaniste et pédagogue inlassable.


"Je suis architecte et bien d'autres choses à la fois. C'est difficile d'avoir une conception valable de l'architecture sans avoir un fond sociologique, économique, technologique et évidemment un fond culturel en général qui définit l'esthétique. Etre créateur en architecture, c'est regarder au-delà. La faiblesse serait de considérer que c'est un domaine qui se suffit à lui-même. C'est ainsi que j'ai aussi suivi des cours de physique, de mythologie, de ceci et de cela." (Propos recueillis par Sophie Rocherieux, journaliste, février 2003)


D'origine hongroise né en 1923, installé à Paris depuis plus de cinquante ans, Yona Friedman est aussi urbaniste, constructeur, concepteur et créateur d'espace, inventeur, artiste au sens généreux du terme, chercheur, écrivain dessinateur....  et utopiste.

Infos pratiques :

Du samedi 16 février 2008 au dimanche 1 juin 2008
de 14h à 18h sauf les lundis et jours fériés
le mercredi jusqu'à 20h 


Entrepôt Lainé - CAPC
Galerie Ferrère
7 rue Ferrère
33000 Bordeaux
     

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