Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 13:38

Maya Mémin

 

Variations

exposition

 

du 28 janvier au 26 février 2012

 

Galerie Ombre et Lumière - Saint Malo (35)

 

 

Quatre des grands travaux présentés lors de l'exposition de "De Concert" de Catherine Denis et Maya Mémin en 2010 à la galerie Ombre et Lumière ont depuis été montés sur rouleaux à Shangaï.

 

En ce début d'année 2012, la galerie souhaite les montrer à nouveau sous leur forme définitive. Ces oeuvres seront accompagnées de travaux inédits de Catherine Denis et d'impressions sur altuglas de Maya Mémin.

 

A l'occasion de cette exposition,sera présenté le livre "Parcours" qui retrace, grâce aux photograhies réalisées par Yoann Ségalen, les expositions, rencontres et spectacles qui se sont déroulés en novembre 2010 lors des 20 ans de la galerie.

 

 

 

Informations pratiques :

 

Samedi 28 janvier à partir de 16h "Variations" autour d'oeuvres de Catherine Denis et Maya Mémin en présence des artistes

 

Galerie Ombre et Lumière

è, passage de l'Emerillon

35400 Saint-Malo

tel : 02 23 18 44 80

 

ouvert les vendredis, samedis, et dimanches de 14h à 18h30

(la galerie sera fermée le vendredi 17 et le samedi 18 février)

 

voir aussi : la fiche biobibliographique de Maya Mémin dans Art Point France, le catalogue de ses livres d'artiste des éditions Rue du Léon 

 

 

Catherine Denis

 

 

photos : (1) Maya mémin , (2) Catherine Denis

 


 

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 11:51

De la pénombre à la lumière

 

du 4 au 25 février 2012

 

Galerie In Situ - Nogent-le Rotrou

 

 

 

Laurent Bahanag

 

 

Laurent Bahanag. La liberté cachée.

 

Dominée par le noir, le blanc, la peinture de Laurent Bahanag est celle d’un artiste profondément marqué par la souffrance. Il peint l'inquiétude ou la stupeur de l’homme face à sa destinée d’éternelle proie dans un univers sans narration. Ici, les tourments, les espoirs, les fantasmes, ne peuvent se dire. Bâillonnés les personnages paraissent étouffés un cri de douleur et d'angoisse. L'intensité émotionnelle de leurs regards suggère des visions vertigineuses en relation avec des réalités brutales et terribles.

Laurent Bahanag peint inlassablement des visages et des corps mémoire. L'encre en larges aplats dilue les individualités. Les personnages féminins et masculins acquièrent le statut de figures métaphoriques de l'homme livré à ses émotions sublimes ou inacceptables. Les traits de pastel démultipliés de couleurs franches et gaies appartiennent au vocabulaire personnel de l'artiste. Ils permettent à la liberté cachée de surgir hors de la sombre noiceur, intense, impalpable et hasardeuse.

Dépouillement et nudité, le fond est absent des tableaux. Il se réduit à une lumière laiteuse sur laquelle se projettent les singulières figures aux yeux étrangement colorés et écarquillés. Dépourvus d'innocence et d'illusion, ils sont seuls. Le drame les dépasse. Un malaise s'installe. Une conscience lance un appel dénonciateur, condamnation de la violence et du mal.

Catherine Plassart

 

 

 

Laurent Bahanag

 

 

Laurent Bahanag

 

 

 

photos : (1) Encre et pastel sur toile 60 x 120 cm, (2) Encre et pastel sur toile 60 x 60 cm, (3) Encre et pastel sur toile 50 x 50 cm

 

Informations pratiques :

Galerie In Situ

5 rue du Paty

28400 Nogent-le-Rotrou

 

voir aussi : la vitrine de Laurent Bahanag dans Art Point France

 

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 18:46

"Je hais les couples "

 

une proposition de Jeanne Susplugas & Alain Declercq

 

du 20 janvier au 25 février 2012

 

W JAMOISART SPACE Paris 10e

 

 

 

susplugas.jpg

 

 

 

LES HEROTIQUES : MANUEL DE FELIXITé DE JEANNE SUSPLUGAS

 par Jean-Paul Gavard Perret

 

Une nouvelle fois Jeanne Susplugas surprend dans un travail de lisière où elle joue mais de manière très discrète entre innocence et (peut-être) cruauté… Toujours à la limite des choses dans chacun de ses registres (dessins, photographies,  installations, vidéo) il existe dans sa nouvelle proposition une séduction première. Mais très vite le spectateur peut se demander ce qui se cache derrière….

 

Invitant des couples d’artistes elle pose la question du rapport de proximité étroite qui peut exister entre deux créateurs tant sur le plan de la passion amoureuse que de la création. Certains la jouent « perso ». D’autres tentent sinon un travail à quatre mains du moins à deux cœurs. Toujours est-il qu’il existe toujours – implicitement ou non – une confrontation de deux ego. Pour autant fidèle à qui elle est Jeanne Susplugas n’impose rien : elle propose.

 

Ses protagonistes sont séduisants. Mais on peut se demande jusqu’où peut aller leur innocence. Toutefois l’artiste ne présente ni une thèse, ni – pour paraphraser Cronenberg – une « dangereuse méthode »  à portée psychologique. Elle se contente de mettre en scène de petites pièces très « easy » que l’on associe précisément et communément à  une époque heureuse de la vie.

 

Elle aborde ce thème (pas toujours très drôle en dépit se sa félicité inhérente)  en metteuse en scène et prêtresse discrète avec humour mais sans cynisme - comme elle le faisait dans une de ses vidéos lorsqu’elle faisait un gros plan  sur les jambes poilues d’une petite fille. Ici cependant pas de moments farces. A chaque couple son propos et sa proposition.  Les « tourtereaux » sont  (apparemment ?)  plutôt réjouissants. Les femmes y sont belles. Et les garçons pas mal non plus. Et l’on sent dans chacun d’eux une relation privilégiée quoique dégagée de tout sentimentalisme du type « Coup de foudre à Notting Hill).

 

Il n’empêche que de la nature des couples-artistes semble ressortir une certaine solitude. Une solitude présente il y a quelques années dans des vidéos de l’artiste ( « The bath » ou « In the plane »).  Certes dans leurs mini narrations, leurs histoires courtes et leurs carnets intimes  les protagonistes sont saisis selon leurs humeurs et leurs options créatrices et existentielles. L’ambiance peut être interlope mais ludique et en rien malsaine. Il y a là de l’« Expanding body » et un univers amoureux.

 

Par cette proposition Jeanne Susplugas ouvre un nouveau pan de ses interrogations sur le corps. Il ne s’agit plus de jouer avec comme elle le fit avec ses poupées qui frisaient autant le grotesque que l’érotique sous couvert d’un jeu qui faisait la synthèse entre Bellmer et Annette Messagier. Nul ne peut dire si à travers ces couples  est explorée une forme d’aliénation… On en doute même s’il faut toujours se méfier des jeux de Jeanne. Toujours est-il que le corps reste bien là, qu’il circule dans un transport amoureux de bon aloi – évocation de nos rituels quotidiens...  Et si ces couples servent de miroirs au couple que l’artiste forme avec son partenaire la métaphore qui surgit n’est pas évidente. On ne parvient à distinguer la part de fascination de celle d’un sentiment inverse que peut procurer la  présence (extra)ordinaire de l’alter ego.

 

L’artiste peut poser autant la question du rôle respectif des deux membres dans une relation d’artiste que celle de la place de chacun d’eux dans son rapport à l’autre sexe. Parfois il pourrait sembler que la femme est confuse dans son rôle de femme. Mais l’inverse est vrai aussi.

 

De toute façon et comme toujours Jeanne Susplugas ne prêche pas, ne démontre pas : elle  nettoie dans ce qui reste avant tout  une ode au plaisir. Se montrer en couple fait peut-être durer le désir. On ne dira pas que sans cela n'aurait d’existence immédiate... Mais on sait que l'artiste ne cesse de tendre des pièges.

 

Elle préfère le constat et le jeu formel saupoudrés d’un brin de candeur équivoque dans des dispositifs qui touchent une troublante intimité jamais violée. S’y dégage par échos et en filigrane  la poésie fragile de l’artiste. L’artiste  proposer l'élan artistique ou le secret amoureux.

 

A  la langue du corps épris répond celle de l'artiste. Une double corporalité surgit. Elle conjugue l’élan de l'existence et celui de l'art.  Les corps s’exaltent dans la prolongation de cette étreinte. Compénétration organique et mentale, sa perception, sa sensation. Atmosphères. Effluves.

 

Et à la folie de l’art  répond celle de l'amour - l'inverse est vrai aussi. Une des deux est la folie qui dure. La folie pure. On y sacrifie les détails à la vue de l'ensemble. Reste une musique venant de partout, venant de nulle part. Venant du corps. 

 

Le voyeur tel un enfant cherche à comprendre. Il sait que dans les contes la promise est vierge au soir des noces, qu'elle monte telle dans le lit et que la nuit son époux prend sa fleur. L'enfant voudrait comprendre quelle est cette fleur. Et pourquoi cette fleur quand on la prend à la vierge pleure de sang. Ici l'enfant écoute les « contes » lancés par l’artiste.

Il contemple les images. Il sait soudain que si les épines de la rose font saigner, la rose saigne aussi quand on la coupe et que de ce sang surgit le héros. L’enfant maintenant est devenu grand. Jeanne Susplugas lui offre une autre méditation.

 

 

Informations pratiques :

 

W JAMOISART SPACE Paris

LOFT CMJN, 46 boulevard Magenta, 75010 Paris

Fond de la deuxième cour - Code 3945

ouvert les Samedi 28/01, 04/02, 11/02, 17/02 et 25/02 entre 14h et 19H.

Métro : Jacques Bonsergent - Parking : Parc Saint-Laurent, 52 rue des Vinaigriers Ouvert uniquement sur rdv +33 (9) 51 74 75 39

 

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