Jeudi 2 avril 2009
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du 3 au 5 avril 2009
galerie "Ames d'Afrique"
Joburg - Foire d'art contemporain - Johanesbourg (Afrique du Sud)
Une galerie : galerie "Ames d'Afrique"
Trois artistes (Salifou Lindou, Etiye Dimma Poulsen, Donatien Alihonou).
1) Salifou Lindou : géométrie des qualités sensibles.
Il est bon que l'on sache ce que l'on doit à l'Afrique. La première justice visible est de reconnaître l'influence commune de sa poésie de l'espace, du rêve, de la couleur. Ainsi chez Salifou
Lindou la grandeur qui consiste à honorer un attachement à la terre, la noblesse de la simplicité sans trouble dans l'usage des matériaux, des symboles, la qualité de refuser la bassesse
d'esprit, le respect naturel dû au temps vécu nuit et jour dans l'attachement à une géométrie des qualités sensibles et au destin des princes des choses indifférentes.
2) Etiye Dimma Poulsen : loin de l'histoire universelle.
Son éthique a une valeur infinie en soi. Très peu de mise en scène pour ses sculptures , mais un oeil qui sait scruter la terre en deçà de l'histoire mondiale. Sa nature d'artiste est celle d'une
poétesse, à l'opposé des lois de la pesanteur. Elle a simplifié la sculpture et on la voit mieux. Aucune fausseté dans les formes fines et élancées de ses "femmes" en céramique, chaque pièce a sa
vie propre, une intériorité. Ce travail enraciné dans la vie
sans ombre ne produit aucune confusion. L'Afrique originelle sans abstraction s'y révèle digne, loin de
l'esprit de boutique, "prophétique" sans faire rire.
3) Donatien Alihonou : au noeud de la Vie.
Il est dans le discontinu, il se présente à nous sans théorie, sans mécanique. Les "apparitions" de ses tableaux sont toujours premières. Elles disent la Vie, la Naissance et l'étonnement
d'en faire partie. Non pas qu'il ne soit un observateur du présent et de ses crises, mais il en métamorphose la réalité concrète. Il traite les apparences à partir de la "non avidité". Des formes
enfantines, des couleurs pures, des compositions dans lesquelles l'intelligence s'accorde au songe, où le mystère du voyage, de la rencontre aussi, réveille l'imagination et prépare la
reconnaissance de l'Homme.
PG
photos : (1) Etiye Dimma Poulsen, (2) Salifou Lindou, (3) Donatien Alihonou
informations pratiques :
Du 30 mars au 5 avril 2009
la galerie se déplace à la
deuxième foire d'art contemporain de Johannesburg.
Galerie Ames d'Afrique
1 rue des Lys,
Strasbourg-Neudorf
Afrique du Sud
sur rendez-vous uniquement.
00 33 (0)6 10 80 70 13
galerie@amesdafrique.com
voir aussi : http://www.amesdafrique.com/
Par Art Point France
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Mercredi 1 avril 2009
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du 2 au 5 avril 2009
Joburg Art Fair - Johannesbourg
Les Rencontres de Bamako, Biennale Africaine de la photographie, une co-production de Culturesfrance et du Ministère de la Culture du Mali permettent l'émergence de jeunes
créateurs du continent africain ainsi que leur accès au marché de l'art.
Concrètement, Culturesfrance entame au mois d'avril une série d'opérations d'appui à une galerie africaine, la Gallery MOMO, afin de promouvoir sur les foires
d'art contemporain, les photographes africains issus des rencontres de Bamako.
L'exposition "The Encounters of Bamako" propose à la vente, photographies et vidéos de huit photographes : Sammy Baloji (RDC), Berry Bickle (Zimbabwe), Mohammed Camara
(Mali), Saïdou Dicko (Burkina Faso), Calvin Dondo (Zimbabwe), Rana El Nemr (Egypte), Pierrot Men (Madagascar) et Sergio Santimano (Mozambique)
« The Encounters of Bamako » sera montrée à la foire d'art de Beijing, après la Joburg Art Fair de Johannesburg, du 3 au 5 avril.
photo : Sergio SANTIMANO (Mozambique)
Série : Terra Incognita
Titre : Rio Rovuma, Gomba - 2001
Format : 60 x 80 cm
Exposition Internationale – Bamako 2007
© Sergio SANTIMANO
voir aussi : le site de Culturesfrance
Par Art Point France
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Mardi 17 mars 2009
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"The Lost forest / La Forêt perdue"
du 19 mars au 18 avril 2009
Galerie Shart - Casablanca (Maroc)
Ilias Selfati : Un répertoire mythique du monde animalier.
Comme un paléontologue Selfati organise et révèle à grands coups de crayons un bestiaire peuplé d'animaux qui occupe encore notre horizon naturel. Héritier moderne des premiers dessinateurs sur
la pierre, il taille le silex de notre souvenir collectif et nous transmet son savoir intime.
Enfant, ses yeux se sont ouverts sur la vie infatigable et merveilleuse de l'univers du vivant. Il a su intuitivement reconnaître la diversité et il a reçu la leçon d'un monde où la vie et
la mort ne voient pas leur lois transgressées. Ses représentations se sont enrichies de toutes les images transmises par la tradition des diverses cultures du monde. Pour lui, la Civilisation ne
réside pas seulement dans l'humanité historique, elle s'inscrit sur la peau de la planète, dans ses rivières, ses champs, ses forêts.
Dessinées au graphite tendre puis grattées, ou peintes parfois, les formes archétypales de Selfati construisent un inventaire du monde sauvage, un "bestiaire d'amour". L'insecte, le renne, le
poulpe..., représentés par l'artiste nous installent dans la "Forêt perdue", Dans ce territoire de l'innocence originelle, la bête nous renseigne sur notre humaine condition, avec son passé
millénaire. Nous devons conserver le fil qui relie les espèces car c'est notre destin ou encore la qualité native de toute spiritualité. La nature est ainsi faite, que rien n'est
jamais acquis ni ici ni ailleurs. Tout acte doit reposer sur des valeurs à la mesure de la substance vivante sur Terre.
Pierre Givodan
Informations pratiques :
Vernissage le 18 mars à 19h
Galerie Shart
12, rue El Jihani.
Casablanca - Maroc
00212 522 394 980.
ouvert du mardi au samedi
de 10h à 12h30 et de 15h30 à 19h30
voir aussi : le site de l'artiste www.selfati.com
Par Art Point France
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