Centre : expositions


Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 09:30

Un archipel d’expositions

Vallée de la Creuse

entre Berry et Limousin

 

18 juin - 18 septembre 2011

 

 

Henri Cueco

 

L’exposition regroupe 22 artistes français ou étrangers qui travaillent dans des disciplines variées : cinéma, dessin installation, peinture, photographie, et vidéo.

Parmi les peintres le paysage est ici abordé pour ce qu’il permet aux artistes de le penser comme le lieux même ou se croisent le présent et le passé. Mais aussi en dissoudre les contours dans le mouvement de la remémoration, à le démembrer au gré de l’imaginaire, à jouer du détail et du grand angle pour nous faire découvrir le territoire illimité des perceptions qu’il autorise. Ils peuvent le réinventer par le jeu de la lumière et de la couleur. Ils peuvent nous interroger sur les paradoxes de la perception et les relations entre le vrai et le faux et sur les liens surprenant entre l’infini et l’infinitésimal.

Les photographes nous rappellent ce qu’il peut y avoir de grandiose dans les paysages les plus annodins. Il montrent la capacité qu’a la lumière à révéler les étranges textures que recèle le paysage. Ils rendent méconnaissable des lieux les plus communs et les plus banals. Ils permettent de redécouvrir le paysage mais aussi de voir combien il résulte d’une construction, d’une vision et du travail de l’homme qui le modèle.

Éprouver le paysage c’est aussi évoquer ce que la saisie photographie suppose de mesure, de maitrise et d’une volonté d’emprise sur le paysage. C’est aussi nous rappeler que tout paysage dialogue avec son passé, avec l’histoire d’un sentiment du paysage qui en fait un élément de notre culture. Le paysage quant les artistes et particulièrement les sculpteurs s’en emparent, c’est un faisceau de tensions et de forces qui se croisent et s’entrecroisent en des construction des plis ou des arabesques, des angles et des plans qu’ils vont abstraire de leur relation à la nature… pour nous offrir des propositions qui l’évoquent sans la décrire, s’en nourrissent sans la reproduire.

Aujourd’hui, à l’ère de la production de masse et de la fabrication en série, du faux plus vrai que nature, impossible pour des artistes de ne pas évoquer cette confusion entre le naturel et l’artificiel. La nature elle-même devient un objet que l’on fabrique et produit (arbres, fleurs, herbes). Au point qu’une nature artificielle se substitue à notre environnement. Le paysage peut aussi s’incarner et vibrer au gré des rêveries qui lui donnent un corps, qui le peuplent des traces de ces infinis objets de désir qui s’y cachent. À l’image de nos mythes les plus reculés, le paysage ne demande dans certaines de nos rêveries éveillées qu’à se métamorphoser en territoire d’éros où, dans les veinures d’une feuille, la faille d’une roche ou encore au creux d’une branche d’arbre gisent dans l’attente de leur apparition les belles endormies de nos désirs.

Il est aussi ce qui, dans sa lumière ou son obscurité, peut évoquer les bonheurs et le malheur du monde : Arcadie ou enfer d’aujourd’hui. Il est enfin ce que l’artiste invente ou que la physique permet quand l’artiste convoque d’autres savoirs pour faire émerger de ses mains et de sa pensée du visible qu’il va produire et non plus reproduire.

L’art quand il s’aventure dans le paysage nous fait découvrir non pas un mais une multitude de paysages. Il nous rappelle les paysages de la peinture, et nous offre les paysages multiples qu’il sait créer ou rêver ou revisiter. Il interroge et trouble nos perceptions du paysage. Il en est la mémoire et le présent ; mais il est aussi le paysage de nos prémonitions et songes. Il est le temps condensé d’une expérience multiple : un paysage d’autant plus surprenant qu’il se déploie sous nos regards entre réel et fiction, entre paysages du monde et paysages de l’imaginaire.

Philippe Cyroulnik

Commissaire de l’exposition, critique d’art et directeur

du Centre régional d’art contemporain de Montbéliard.

 

 

 

 Jean-Luc Tartarin

 

Michaële-Andréa SCHATT

 

 

Anne Rochette

 

 

Marc DESGRANDCHAMPS

 

 

Anke Doberauer

 

 

Joël Desbouiges

 

 

Eric Poitevin

 

 

 

Les lieux :

 

Maison du Parc naturel régional de la Brenne, Le bouchet, Rosnay

Artistes exposés : Joël DESBOUIGES, Richard MONNIER, Richard MULLER, Pierre SAVATIER, Michaele Andréa SCHATT

Entrée libre, tous les jours, juillet-août : 9h-19h, sept : 10h-18h

 

Prieuré de Saint-Benoît-du-Sault

Sept salles des bâtiments monastiques accueilleront peintures, sculptures, photographies et vidéos.

Artistes exposés : Kenneth ALFRED, Henri CUECO, Marc DESGRANDCHAMPs, Anke DOBERAUER, Didier MARCEL, Claude Marguier, Guillaume MARY, Christine O’LOUGHLIN, Mikko Paakkola, Eric POITEVIN, Anne ROCHETTE, Camille SAINT-JACQUES, Michaele Andréa SCHATT, Jean-Luc TARTARIN

Entrée libre, tous les après-midi

 

L’Artboretum, Centre d’art contemporain,  Moulin du Rabois

Artistes exposés : Paul-Armand GETTE, Claire-Jeanne JEZEQUEL

Entrée libre, vendredi, samedi, dimanche : 15h-19h et sur rdv

 

Gargilesse 

Artistes exposés : Christine O’LOUGHLIN, Pierre TUAL

Entrée libre, tous les après-midi

 

Éguzon,  2 rue de la gare

Artiste exposé : Pierre TUAL

Entrée libre, lundi-vendr., 10h-12h, 14h-18h. week-end :14h-18h

 

Arboretum de la Sédelle, Villejoint près de Crozant

Artistes exposés : Mikko Paakkola, Anne ROCHETTE, Eduardo STUPIA

Entrée libre, jeudi, vendredi, samedi, dimanche : 14h-18h

 

 

Informations pratiques :

Les lieux entre Berry et Limousin
Artboretum, Argenton sur Creuse
Crypte de Gargilesse
Parc du musée d’Éguzon
Prieuré de Saint Benoît du Sault
Arboretum de la Sédelle, Crozant
Maison du Parc naturel régional de la Brenne
Vernissage 18 juin : Artboretum, Gargilesse,
Éguzon, La Sédelle, Saint Benoît
Vernissage 1er juillet : Maison du parc
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 16:32

 

Vivre poétiquement la peinture

Du paysage aux vanités.

 

du 4 juillet au 5 septembre 2010

 

Salles Saint-Pierre & la Fabrique


Avallon (89)

 

 

Fabrice Rebeyrolle  

 Des blessures de ciel

 

…/… Parfois, une silhouette humaine, à peine identifiable, lourde d’absence, et vêtue de peinture, signe la plus fragile humanité. Les fleurs d’univers de Rebeyrolle, comme des entités chargées de fatalité, installent une dramaturgie aiguë, brûlante, infra-humaine. Les œuvres de Fabrice Rebeyrolle sont comme les demeures cachées des plus lointaines rêveries de la chair et du sang. Peinture voyageuse et vive, avec ses brumes, ses failles, et ses blessures de ciel… Explosions d’intériorité secrète, projetées sur les apparences voilées du dehors. Figuration éclairée par le dedans. Visible ausculté lentement, à l’infini.


La transparence et l’opacité, constamment, s’étreignent, à la limite du dicible et du mystère, et de dures fractures, comme l’écho brisé d’une fusion oubliée, fouillent les traces aiguës des meurtrissures vitales. L’art de Fabrice Rebeyrolle est de haute conscience, en traces brûlées qui oublient certitudes et blocs fabriqués. La création n’est pas circulation d’idées, mais choc barbare insidieusement recevable.
Christian Noorbergen
extraits du catalogue de l’exposition

   

Durant les deux mois d'été, la ville d'Avallon accueille dans un lieu historique les oeuvres de Fabrice Rebeyrolle. L'opportunité pour le peintre de nous donner à voir des oeuvres appartenant à  des suites différentes,  celles des arbres, des fleurs, des paysages et des corbeaux dans la salle Saint-Pierre, celles des corps, des représentions du Christ,  des figures nomades et des vanités dans la Fabrique.

 

 

 

 

Avallon

 

 

 

Avallon

 

 

 

photos : (1) Gran Corpas -137 x 76 - 2005 (2) Salle saint-Pierre Les corbeaux (2)  1er étage Corps, Figures nomades, Christ et Vanités (3) Christ et Vanités

 


 

Avallon

 

 

Informations pratiques :

 Deux lieux :
Salles Saint-Pierre
&
la Fabrique
Quartier historique
rue Bocquillot - Avallon

89200 Yonne, Bourgogne 

tous les jours sauf le mardi, de 10 h 30 à 12 h 30
et de 14 h 30 à 19 h

Entrée libre

 

 

voir aussi : la vitrine de Fabrice Rebeyrolle dans Art Point France et le site de la ville d'Avallon

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 07:11

du 18 juin au 31 août 2010

 

Galerie R9  à St-Sauveur en Puisaye (89)

 

 

  Olivia Clavel

 


Olivia Clavel. La pureté du non-conforme.

 

Elles sont là... Formidables, explosives, flambantes... Les peintures épiques et hallucinées d’Olivia Clavel. Silhouettes de Bandes  Dessinées et personnages réels. Figures hautes  en couleur et feux d’artifice qui s’amusent avec les surfaces... Environnement agité !

 

Abondance, prolifération, il y aurait du chaos à foison dans la peinture d’Olivia si le cerne noir qui trace les figures n’organisait pas cette jungle graphique en labyrinthes. L’impression de  mobilité virtuose, la sensation d’une accélération des points de vue tient à ces circulations improbables dans les couloirs du super vivant. La brutalité des couleurs, l’irradiation de la lumière, le grotesque des figures, conduisent ensemble à un point d’aveuglement, sorte de carrefour aux quatre vents où se croisent la cruauté et la joie, l’ironie et la tendresse.

 

Pour l’artiste co-fondatrice avec Kiki Picasso et Loulou Picasso du groupe de transfuges contestataires Bazooka, l’univers ne se décrit plus en  événements, il s’éloigne dans la nébuleuse de la fin des utopies. Il se conçoit désormais en phénomènes comme autant d’ explorations d’une somme d’expériences sensibles. Olivia porte un regard curieux et distancié sur son  histoire, celle du monde et de la société qu’elle observe. La dimension critique de son travail ne tient plus au discours « sur » ou « à propos de » mais au langage plastique lui-même. Celui-ci  nous livre que la seule vérité est en prise avec la vie et la mort. Pourtant l'artiste s'attache encore et toujours à la drôlerie et au fantasque pour traiter du tragique de l’existence.

 

En éveil, Olivia Clavel nous offre comme les meilleurs artistes, tout genre et tout domaine confondus, la pureté du non-conforme et nous fait le cadeau de sa généreuse et inépuisable  énergie. L'exposition OLIVIA NO SPORT CLAVEL inaugure l'ouverture de la galerie  R9 à St-Sauveur en Puisaye, le beau pays de Colette qui accueille par ailleurs chaque été un festival renommé de musique classique. Au sein de la galerie chaque vendredi soir de la saison, R2 musique se propose d'organiser un petit concert afin de faire rayonner tous les arts.

 

Catherine Plassart

 

 

  Olivia Clavel

 

 

 

Olivia Clavel  

 

 

  Olivia Clavel  

 

 

photos : (1) maman maman 2010 acrylique sur toile,( 2) moi et mes chats vivants et morts 2005 acrylique sur toile, (3) the last road 2010 acrylique sur toile, (4) Vesseaux spéciaux acrylique sur toile 2009

 

 

Informations pratiques :

 

Galerie R9
9, rue de la Roche
89520 St-Sauveur-en-Puisaye
tel : 06.24.75.88.18

la galerie est ouverte de Pâques à la Toussaint.
Le vendredi de 17h à 19h 30.
le samedi et le dimanche de 9h30 à 12h 30 et de 15h à 19h 30.

 

voir aussi : www.galerier9.com

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