la maison que j'habite
Du 12 février au 17 mai 2010
Musée des Beaux-Arts de Nancy
Brassaï. "Tout peut être photographié"
Henri Miller qui admirait l'oeuvre photographique de Brassaï disait de lui qu'il était "l'oeil de Paris". Ses photographies de la capitale la nuit datant des années 1930 ont fait le
tour du monde. Cependant, l'exposition du musée des Beaux-Arts de Nancy, coproduite avec le musée des Beaux-Arts de Nantes, montre au fil de 150 photographies la diversité du travail du
photographe hongrois.
Il fut l'ami des peintres Picasso, Dali, Pierre Roy qui appréciaient sa capacité à capter l'environnement de l'artiste, à restituer l'ambiance de l'atelier. Avant même l'invention de l'art brut, il rédige et illustre un article sur les graffiti, "Du mur des cavernes au mur d'usine" auquel le MOMA de New-York consacre une grande exposition en 1956. Il fait surtout un long chemin avec les surréalistes qui le pensent "capable de produire de l'étrangeté".
"La maison que j'habite" se concentre d'ailleurs sur ce volet de sa production. L'exposition emprunte son titre à une photographie de Brassaï qui introduit dans le Minotaure en 1934, le texte d'André Breton, "la beauté sera convulsive". Ses nus féminins remodelés par la lumière possèdent la dimension troublante de sculptures inattendues. Comme les surréalistes, Brassaï porte d'abord son regard sur la banalité du quotidienn : une goutte de rosée, la flamme d'une bougie, l'ombre d'un papillon de nuit. Mais à l'écriture automatique, le photographe préfère une composition rigoureuse et subtile des images, faite de lignes et de lumière.
C.P.
photos : (1) affiche), (2) Brassaï, (3) Goutte de rosée sur une feuille de capucine.
Informations pratiques :
Musée des beaux-Arts de Nancy
03 83 85 30 72
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h
mbanancy@mairie-nancy.fr




