Domaine public


Samedi 28 janvier 2006 6 28 /01 /Jan /2006 11:00

 "incorporés"

stanley brouwn, marcelo cidade, daniel firman, allen ruppersberg,
roman signer, erwin wurm
artiste invité : sébastien décluy

 

du 31 janvier au 2 mars 2006
au lycée Mathias à Chalon sur Saône

 

Marcelo Cidade video couleur sonore 2001

 

Le Lycée Mathias de Chalon-sur-Saône s’est engagé depuis de nombreuses années dans un projet ambitieux en matière artistique. En effet, il propose dans ses enseignements différentes options concernant les arts visuels et développe de nombreuses actions afin de permettre une réelle fréquentation des artistes et des expositions. A travers le partenariat avec le Musée Nicéphore Niepce, les rencontres avec des artistes et les visites d’expositions, il s’agit de créer autant d’occasions d’enrichir la pratique des élèves de même que leur connaissance des réalités artistiques. Une programmation régulière d’expositions dans l’établissement permet par ailleurs de montrer à l’ensemble des personnes intéressées, élèves ou non, des œuvres d’aujourd’hui.

 

L' exposition des œuvres de la collection du Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne a été organisée à l’invitation du professeur d’arts plastiques du Lycée Mathias de Chalon-sur-Saône.  Un ensemble d’œuvres de la collection a été choisi en lien avec les programmes scolaires, et plus particulièrement la question du corps dans l’art. Sébastien Décluy, artiste de la région, a été invité à participer à cette exposition. Outre plusieurs œuvres, il proposera une intervention publique lors de l’inauguration.

 

Les œuvres choisies dans les collections du Frac Bourgogne intègrent la présence du corps dans la forme, d’où le titre « incorporés ». Photographie, vidéo, sculpture sont autant de moyens d’aborder comment un corps dans l’espace est susceptible de faire naître des formes très diverses.

 
Lycée Mathias
3 place Mathias
71321 Chalon-sur-Saône cedex
tél. +33 [0]3 85 97 48 00
rencontre enseignants le mercredi 8 février 2006 à 10 h
ouvert sur rendez-vous du lundi au vendredi de 14 h à 18 h

 

Frac Bourgogne49 rue de Longvic
21000 Dijon tél. + 33 [0]3 80 67 18 18

 
voir aussi : le site du FRAC de Bourgogne, le site du Musée Nicephore Niepce
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 11:22

 

Une conférence au Musée

 

 

 

"la Figuration narrative est-elle entrée dans l'histoire ?"

par Jean-Luc Chalumeau, critique d'art, ancien Directeur de la revue Opus International

 

 

 

 

 

 

Mercredi 4 janvier 2006 à 18h15

Musée des Beaux Arts d'Orléans

 

 
 Bernard Rancillac « Bloody Comics » Dole Musée des Beaux Arts
 

Cette conférence s'inscrit dans le cadre de l'exposition " la Figuration narrative dans les collections publiques" présentée au Musée des Beaux Arts d'Orléans

 

(Les formulations plastiques d'une avant-garde picturale apparue dans les années soixante,

symbolisant la rupture entre l'art moderne et l'art contemporain, et attentive à introduire l'art dans la ville" et "la ville dans l'art".)

 
en savoir plus : sur l'exposition
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Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 00:00

Mélancolie ou nostalgie ne confondons pas !

 

Ceux qui regrettent le passé ne sont peut-être pas ceux que l'on désigne du doigt.

 

Nous avons présenté dans notre Feuillée du mois de novembre, l'exposition Mélancolie, Génie et folie en Occident, conçue par Jean Clair au Grand Palais à Paris.

 

Nous avons violemment critiqué dans cette même Feuillée, le point de vue exprimé par Hervé Gauville et Isabelle Lebovici dans leur article du 15 octobre 2005 du Journal Libération  (Archives payantes) http://www.liberation.fr/archives/article.php

 

Le 24 novembre André Rouillé  dans son édito de  ParisArt  dénonçait  les propos tenus conjointement par Jean Clair et Régis Debray, propos recueillis par Armelle Héliot, Jean-Paul Mulot et Hervé de Saint-Hilaire, dans un article paru le 12 novembre dans le Figaro  (Archives payantes) http://www.lefigaro.fr/culture/20051112.FIG0103.html 
.

 

Quel est l'objet du débat :

 

D'un côté les Rouillé, Gauville, Lebovici...  se posent comme des personnes soucieuses de l'avenir,  pour qui tout regard porté sur le passé est nécessairement nostalgique.

 

De l'autre Jean Clair, Régis Debré... pour qui l'avenir se construit sur des fondations affirment que l'on ne peut pas  faire l'économie de la connaissance historique, évacuer des siècles de recherche et de  production culturelle même si au fil du temps , il est sans doute utile de s'alléger de quelques objets du passé.

 

Le titre même de l'article de Rouillé "Larmes de la nostalgie" trahit la confusion dans laquelle il se trouve et l'amalgamme qu'il opère entre nostalgie et mélancolie.

 

Notre point de vue :

 

Finalement, il n'y a pire nostalgiques aujourd'hui que ceux qui comme André Rouillé  prétendent se situer dans la "contemporénaité" .

 

Ils  paraissent tout juste, s'accrocher avec l'énergie du désespoir à ce qu'ils ont défendu dans les trente dernières années comme esthétiquement nouveau , intellectuellement piquant , irrévérencieusement provocateur .

 

Mais le contexte économique était  florissant. On pouvait tout se permettre sous prétexte de non- conformisme,  et l'étiquette  "réactionnaire" est si peu seyante ...

 

Difficile pour cette génération d'enfants gâtés d'admettre le gaspillage de l'intelligence,  la vacuité  des idéaux et la vanité de la plus  grande part des productions de cette deuxième moitié du XXème siècle.

 

Pourtant, il paraît urgent d'avoir le courage de cette critique. Car comme le dit André Rouillé et qui oserait prétendre le contraire "le monde change vite, très vite, sans toujours prendre les meilleures directions". 

 

Par ailleurs, l'avenir de nos sociétés en pleine transformation ne pourra certainement se réaliser en seule référence à une période qui a produit plus d'ébauches, de tentatives et d'essais que de  réalisations tangibles.

 

"Inventer pour aujourd’hui et demain d’autres manières de voir, de dire, de faire — et de penser." conclut André Rouillé. Cela sonne et résonne. Cela tient  de l'effet de manche. C'est somme toute assez triste sous la plume de quelqu'un qui est en prise au quotidien avec le monde de l'art et des artistes. Cela laisse penser qu'il n'a jamais beaucoup réfléchi au processus créatif.

 

Il donne plutôt raison à Jean Clair quand il déplore la  «débâcle du langage et la perte du pouvoir des mots»

C.P.

 

voir aussi : Le site de l'exposition Mélancolie, Génie et Folie en Occident

notre Feuillée du mois de novembre

le site de ParisArt

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