Art et société


Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /Nov /2005 00:00

Cessons de valoriser la banalité

 écrit  Damien Le Guay.

 

Nous partageons si totalement son point de vue que nous vous livrons dans son intégralité l'article qu'il a écrit pour le journal Le Monde le 24 octobre 2005.

 

Manifestation du Néantisme

 

Eric TroncY, dans un point de vue intitulé "Manifeste du réalitisme" (Le Monde du 13 octobre 2005), défend la télé-réalité au nom de l'art contemporain. Elle irriguerait l'imaginaire des "artistes d'aujourd'hui" ­ entendons les avant-gardes autoproclamées qui, depuis L'Urinoir de Duchamp, ont siphonné de l'intérieur la beauté pour en exhiber le cadavre.
 

Un nouvel espace serait apparu, pompeusement baptisé par Eric Troncy la "RéalitY", un intermédiaire entre réalité et fiction. La télé-réalité nous fait passer, dit-il, dans une autre dimension de la réalité ­ comme l'art abstrait le fit pour la peinture. S'agit-il d'une évolution ? Non. Rien de moins qu'une "révolution stylistique" . Et bien entendu, comme toujours quand on a le pouvoir (celui des musées, des commandes publiques et des subsides), Eric Troncy réfute par avance toute critique.

 

Ceux qui feraient oeuvre de "dénégation de légitimité" exerceraient sur la télé-réalité une "violence". Il importe donc de se taire sous peine d'être rejeté dans l'enfer des ronchons passéistes et autres rétrogrades arriérés. S'il faut, pour ne pas être traité de "réactionnaire", regarder, comme nous y invite Eric Troncy, un atelier d'artiste filmé pendant toute une nuit par une caméra de surveillance et considérer que nous sommes en présence d'une œuvre d'art, superbement intitulée Mapping the Studio , alors j'accepte par avance d'être voué aux gémonies de tous les défenseurs de la RéalitY – ­ dont Eric TroncY.

 

Comment ne pas être frappé par cette alliance, d'apparence contre-nature, entre l'art contemporain et la télé-réalité ? Eric Troncy la démontre. Alliance entre les marchands de flux télévisuels et les défenseurs des boîtes de "merda d'artista" de Piero Manzoni. Ainsi Endemol serait, sans le savoir, une société d'artistes ! Christophe Dechavanne n'osait en rêver. Eric Troncy l'a fait. Que dire de la Biquette de la "Ferme Célébrités" ? Elle est un happening très "tendance". Ne faudrait-il pas faire entrer au Centre Beaubourg les ronflements de soldat Castaldi de "La 1re compagnie", sans oublier le trop fameux "Cekikapété" d'un candidat du "Loft" ?

 

 

Plus sérieusement, trois points de convergence existent entre la télé-réalité et l'art contemporain.

 

 

Tout d'abord, une même démarche : celle du ready-made. Le geste inaugural de Duchamp opère une immense réduction des prétentions artistiques. Par le seul décret d'un artiste, un urinoir devient une oeuvre d'art. Grâce au point de vue adopté, la banalité n'est plus banale. Ce qui est vrai d'une certaine manière l'est devenu de toutes les manières possibles. La représentation a disparu au profit de l'expression. Le ready-made (le déjà-présent , déjà-fini , déjà-là ) s'est étendu à bien d'autres domaines – ­ et maintenant à la télé-réalité. Une certaine "ready-madisation" (selon l'expression de Jean Baudrillard) de tout semble avoir rejoint un vaste "procès de désublimation". Tous les sujets sont mis sur le même plan. Les distinctions s'évanouissent. L'épaisseur est aplatie au profit d'un horizon sans levure. Yves Michaud y voit le "triomphe de l'esthétique" : "Si les ready-made sont partout, il suffit de les trouver ou de les voir partout où ils sont." Sous la réalité, des ready-mades. Et maintenant nous découvrons : sous les pavés cathodiques, la plage de la RéalitY. Elle est là, dans les cours de ferme (célébrités), sur le sable des îles (de la Tentation) et autres planches de l'Académy (des stars). Pourquoi ? Une évidence s'impose, depuis que le gag dadaïste de Duchamp est devenu un dogme moderne : tout est illusion, donc tout est matière esthétique. Qu'importent les mises en forme pourvu qu'un objet, un quidam, une quelconque bride de réalité puissent être regardés par tous comme dignes d'intérêt. La banalité s'arrête là où commence l'attention du nombre.

 

Seconde convergence : être soi-même jusqu'aux conflits avec les autres. Tous les "artistes" de la télé-réalité ou de la RéalitY ont la folle prétention d'être eux-mêmes, considérant que nous sommes tous des Mozart en puissance. Eric Troncy cite Joseph Beuys comme un annonciateur de la télé-réalité pour s'être enfermé, en 1974, pendant trois jours avec un coyote dans une galerie. Intéressant ! N'est-ce pas lui qui avait placé, sur la façade du Centre Pompidou, cette assertion péremptoire : "Chaque homme est un artiste. C'est même là ma contribution majeure à l'art" ? Bien que ridicule, l'ambition est belle. Mais tous ces "artistes" finissent par nous imposer leur "moi" : un moi impérialiste, d'une arrogance belliqueuse.

 

La recherche d'une différence n'est plus déférente, elle est devenue indifférence aux autres. De plus, ce culte de l'authenticité sauvageonne est un mauvais service rendu aux adolescents d'aujourd'hui. Ils sont en plein travail de construction d'eux-mêmes par la domestication de leurs pulsions. La télévision détricote cet apprentissage de la pudeur. Elle indique que pour avoir son "quart d'heure de célébrité" il faut s'exhiber et faire étalage de ses tripes. Alain Finkielkraut s'en prend à ce "spontanéisme". A la télévision, dit-il, "tout le monde est spontané et tout le monde dit la même chose" car, précise-t-il, "la spontanéité a partie liée avec la banalité. Aujourd'hui on a décidé de donner la parole avant de donner la langue". Les lofteurs, lofteuses, colocataires de toutes sortes, "tentatrices" aux avantages rebondis, célibataires et habitants des "îles de Tentation" ont la parole. Ils l'ont. La gardent. En abusent.

 

La télé-réalité la leur a donnée. Mais il leur manque la "langue", la grammaire humaine, la syntaxe des sentiments, le dictionnaire des émotions subtiles. Que disent-ils ? La même chose. Toujours la même chose. Ils affirment leur même banalité d'analphabètes, leur même mesquinerie de coquelets et de poules de basse-cour, leurs mêmes envies, pulsions, calculs de courte vue avec, comme leitmotiv, l'assurance d'une affirmation aussi simple qu'identitaire : "Je suis qui je suis, tel que je suis et m'exprime avec authenticité." Cette "vérité" est incontestable. Car les identités sont par principe plus indiscutables que les opinions.

 

Troisième convergence : la fin du récit au profit d'un présent infini jusqu'à l'ennui. Que nous disent à la fois "l'artiste" qui filme son atelier de nuit et tous les lofteurs de la télé-réalitY ? Il ne se passe rien dans l'instant, même si nous n'avons que lui comme planche de salut. Le passé est passéiste, le futur écrit dans les astres, il ne nous reste qu'à regarder, par des caméras de surveillance, le sablier s'écouler, les ateliers vides, des stars sur le retour se crêper le chignon dans des cours de ferme et des bachelors se pavaner au milieu d'un troupeau de donzelles.

 

De tous temps, les récits, les histoires, les contes de fées ont permis aux individus de se construire, d'élaborer des sentiments. Un homme en société est toujours un composé de réalité et de fiction. Mais, contrairement à la RéalitY, moderne et donc momentanée, ce composé s'inscrit dans une durée partagée. Les récits organisent les sensations, leur donnent corps. Dans la RéalitY le récit disparaît au profit du flux. Nous sommes, maintenant, traversés de flux qui ne se tissent plus en récits. Le tricotage artistique a disparu au profit de la simple pelote de laine. Personne ne peut raconter une émission de télé-réalité ou l' "oeuvre" intitulée Mapping the Studio . Ces flux ne disent rien. Il n'y a rien à en dire.

 

Désormais, nous dit-on, tout se joue ici et maintenant, dans un présent qui bégaie. Le disque de la réalité est rayé. Nous avons quitté, pense Peter Sloterdijk, un "nihilisme joyeux et cinétique" (celui du progrès et de la danse de Zarathoustra) pour un "nihilisme métaphysique". La levure métaphysique qui donne du volume, de la consistance et du style à la réalité, l'histoire ou la vie a été bannie. La RéalitY est l'expression de ce nihilisme-là.

 

Que l'art contemporain souhaite se greffer sur la télé-réalité (ou l'inverse) importe peu ! Si Eric Troncy veut encore un peu plus humilier l'art, c'est son problème. Mais surtout, en voulant anoblir la télé-réalité, l'art devient complice du processus imaginaire de marchandisation promu par cette même télé-réalité. "Chaque homme est un artiste" , affirme encore l'art ; tout individu est un consommateur qui s'ignore, entonnent les marchands. Toute banalité est belle, dit Eric Troncy ; tout cerveau est disponible à la publicité, répond Patrick Le Lay.

 

Il est urgent d'en revenir à un art du sens contre la valorisation de la banalité, pour immuniser les enfants contre tous ces virus marchands qui pullulent. Consommer pour oublier les engagements non tenus de la RéalitY : est-ce notre présent et notre avenir ? Je le crains.

 

Damien Le Guay

Article paru dans le Monde le 24 octobre 2005

 

Damien Le Guay est philosophe et critique littéraire.
Il a écrit et publié :

L'empire de la télé-réalité eds Presses de la Renaissance 2005 19€ acheter

note de l'éditeur : Loft Story a ouvert la voie à un phénomène inédit en France : la télé-réalité. Des millions de télé-voyeurs peuvent désormais regarder des gens " ordinaires " manger, dormir, se disputer, se draguer ou plus... si affinités. Les acteurs de ce petit théâtre sont propulsés au rang de star du jour au lendemain, leur seul talent étant d'être passés à la télévision. Andy Warhol avait raison : tout le monde est à la recherche de son quart d'heure de gloire et prêt à tout pour y arriver. Mais malgré les critiques indignées, l'audience est là. Et les producteurs en profitent. Damien Le Guay, philosophe, décrypte le fonctionnement de cet " empire de la télé-réalité " qui n'est en rien la télévision du réel. Il révèle comment les candidats y sont des marionnettes calibrées, bichonnées puis souvent jetées ; comment l'homme devient un pur produit marchand. Un système bien huilé pour augmenter ce que Patrick Le Lay, dans un élan de sincérité, nomme le " temps de cerveau humain disponible ". Disponible aux sollicitations commerciales, aux échanges des biens et des personnes. Quelles conséquences cela a-t-il sur notre comportement et notre manière d'appréhender les rapports humains ? Les conclusions de Damien Le Guay sont surprenantes et inédites.

Qu'avons-nous perdu en perdant la mort ? eds du Cerf 2003 14,25€ acheter

La face cachée d'Halloween eds du Cerf 2002 12,35€  acheter

"J'ose, ici, me dire réfractaire à l'embrigadement des citrouilles. Soucieux de mettre en évidence les enjeux cachés d'Halloween (et du battage qui l'accompagne), j'essaie, dans ce livre, de comprendre pourquoi et comment cette opération a fonctionné. Les marchands font cette fête, la pousse mais ne savent pas la fête qu'ils font. Est-elle si "bon enfant" et si "anodine" que les uns et les autres voudraient nous le faire croire ? Tout le monde établit un lien, certes lointain et distendu, mais un lien quand même, entre la fête de Samhain, célébrée dans la primitive religion des Celtes, et Halloween. Les pièces du puzzle sont là même si elles sont en désordre. Alors je me demande, dans ce livre : comment les enfants peuvent-ils comprendre cet univers-là ? Ce "piège à gogos", car c'en est un, les introduit dans un monde où la mort est prise au "second degré". Elle est anonyme et ne leur permet pas d'apprivoiser leurs angoisses naturelles par un lent et nécessaire travail d'éducation. Et (second risque pour les enfants), l'univers de magie et de sorcellerie véhiculé par Halloween (et par les feuilletons comme Charmed, Buffy et Dark Angel...) est de nature, me semble-t-il, a leur faire croire que tout est joué par avance, qu'ils ne sont que des jouets ballottés au gré des forces occultes. Or, si nous cherchons, tout à la fois, à inclure nos enfants dans le monde et à leur donner la capacité d'agir sur leur avenir, en conscience et en liberté, nous ne pouvons que nous interroger sur cette fête d'Halloween. Si vous avez un doute, lisez ce livre". (Damien Le Guay) Radio France

 

Eric Troncy est critique d'art, collaborateur à Beaux-Arts magazine, Numéro, Les Inrockuptibles... auteur de nombreux textes de catalogues et directeur du centre du centre d'art contemporain Le Consortium à Dijon

 
 voir aussi : le site du journal Le Monde
Par Art Point France - Publié dans : Art et société - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Vendredi 16 septembre 2005 5 16 /09 /Sep /2005 00:00
 Commissaire d'art contemporain
 

Nous avons lu avec attention et intérêt, dans la newsletter n° 115 du 15 septembre de Paris Art,  la réaction de Antoine Rouillé, au pavé dans la mare jeté par la FRAAP quand en postulant à la direction du Palais de Tokyo, elle  prétend confier la fonction de commissaire d'exposition à des collectifs d'artistes ou à des "non spécialistes" .

 

Nous partageons largement  l'opinion d'Antoine Rouillé. Nous aussi, nous pensons que la rôle de commissaire requiert de larges connaissances, des compétences liées à une réflexion esthétique,   voire un talent spécifique relevant de la notion d'auteur. La médiation qu'opèrent les commissaires entre artistes et public suppose qu'ils se situent tel des capitaines au long cours sur la "passerelle".  Ainsi, ils peuvent être les observateurs privilégiés des processus de création dans leurs contextes historiques et géographiques et  s'adresser à  l'ensemble des récepteurs qui ne peut d'ailleurs se réduire à une seule entité. 

 

"Les artistes et leur public ont autant besoin des commissaires que les écrivains et leurs lecteurs ont besoin des éditeurs. Les commissaires sont acteurs du monde de l’art autant que les éditeurs le sont du monde des livres (même des livres à compte d’auteur). Comme les éditeurs, les commissaires peuvent être grands ou petits, brillants ou médiocres, mais leur rôle est ni interchangeable ni facultatif." (Antoine Rouillé)

 

Pourtant, nous soutenons la démarche de la FRAAP. Car elle nous paraît révélatrice d'un malaise dans la sphère de l'art contemporain en France.

 

L'institution joue manifestement un rôle prépondérant  : visibilité des artistes, tendances esthétiques, valeurs marchandes des oeuvres.   Les galeries d'art contemporain, en difficulté, lui font allégeance et perdent toute indépendance dans leur démarche.

 

Or trop d'artistes vivants souffrent du manque d'espace qui  est accordé à leurs oeuvres.

 

Or, le public ne suit pas. (Il s'agit ici moins de nombre que de compréhension,  d'adhésion à des choix).  Les oeuvres existent  par le regard que l'on porte sur elle. Sans "regardant", pas d'objet du regard.

 

Bien sûr l'artiste, tant dans la forme que dans les sujets qu'il traite,  travaille dans l'écart qui sépare le lieu commun, l'a priori, l'image toute faite,   d'une représentation singulière et inédite. Non seulement, nous admettons, cet écart qui déconcerte parfois mais nous le plébicitons. Encore faut-il que l'artiste ait un propos qui  questionne ses contemporains, un langage constitué susceptible d'ouvrir le dialogue.

 

Lourde responsabilité pour un commissaire d'art contemporain d'évaluer la pertinence d'une oeuvre en soi, pour soi,  pour ses contemporains,  au vue de l'histoire de l'art et même de l'Histoire.

 

Alors peut-être, comme le laisse pressentir l'action menée par  la FRAAP, cette responsabilité qui incombe au seul  commissaire pourrait-elle être,  sinon partagée, du moins se présenter comme le résultat d'études concertées.

Catherine Plassart

 

voir aussi

La note d'intention de la FRAAP, sur le site de la FRAAP

la newsletter n° 115 du 15 septembre de Paris Art

Par Art Point France - Publié dans : Art et société - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mardi 30 août 2005 2 30 /08 /Août /2005 00:00
Les aléas d'un projet esthétique , Essai sur la projection politique de l'art
 

La question de la fonction politique de l'art revient à l'ordre du jour. Hans Cova lui consacre un ouvrage Art et Politique - Les aléas d'un projet esthétique , Essai sur la projection politique de l'art paru en mai 2005 aux éditions de l'Harmattan .

 

Faisant le constat des impasses de l'avant-gardisme et des apories de la subversion sponsorisée, nous en sommes venus à douter de la valeur ontologique de l'expérience esthétique, perdue dans une marchandisation aliénante du monde. L'histoire veut que cette "fin de l'art" soit la conséquence d'une fragmentation processuelle du politique. Pourtant, l'esthétique pose toujours la question de sa projection politique.

 

Hans Cova nous dit, j'ai ouvert mon livre sur ces questions : "Que pouvons-nous attendre aujourd'hui de l'expérience esthétique ? Est-il encore possible de penser une fonction politique de l'Art ? Autrement dit : l'art peut-il encore revendiquer une sphère publique autonome où le jugement serait de nouveau convoqué ? L'art peut-il encore penser cet espace commun entre les hommes qui serait la contestation de la logique marchande actuelle ? "

 

Il pointe du doigt la responsabilté "des formes d'art très conceptuelles".

 

"Dans le domaine artistique, tout se passe comme si cette anesthésie latente de l'expérience esthétique, induites par certaines formes d'art contemporain très conceptuelles, prolongeait ce qui se passe dans la société, elle même de plus en plus médiatisée. Ce dévoiement qui illustre très bien le strabisme des facultés tantôt évoqué, nous montre comment nous nous sommes éloignés, non seulement des premiers balbutiements de l'esthétique, mais aussi de l'éducation esthétique schillérienne, pourtant le paragon des mouvements d'avant-garde."

 

Hans Cova plaide pour la réabilitation dans la création artistique d'un rapport sensible au monde, sans toutefois lui soustraire sa part de "matière grise" afin de repenser la fonction sociale et politique et politique de l'art.

 

Art et politique - Les aléas d'un projet esthétique , Essai sur la projection politique de l'art Hans Cova eds de l'Harmattan

 

Pour illustrer cet article nous vous suggérons de visionner gotoAndswim, une bande dessinée légèrement animée en cinq épisodes , confectionnée par Maurin et La Spesa à partir de l'imagerie et des pratiques du web, où un petit éléphant rose traverse des expositions d'art contemporain.
A voir sur le site de création Panoplie.org

voir aussi : notre dossier de la critique à l'esthétique
Par Art Point France - Publié dans : Art et société - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés