Sud Ouest : expositions


Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 02:36

 
Djamel Tatah
 
 

"J’imagine que ces héros –soit mes personnages- ont fait un long voyage dans des conditions difficiles pour tenter de vivre dans un monde meilleur. D’autres me rappellent qu’ils appartiennent à des lieux qu’ils furent invités à quitter malgré eux. Devant la violence de notre temps, certains risquent de s’effondrer en silence, sans rien demander. (…) Hommes ou femmes, ils ont le même « ressenti » dans la ville et cette similitude de vues crée leur solidarité. A chaque coin de rue, ils semblent dire que vivre dans nos sociétés est héroïque. » Djamel Tatah

 

La peinture de Djamel Tatah (né en 1959) est de toute évidence une peinture de la résistance. Le centre d’art contemporain du Parvis à Ibos lui consacre son exposition de l’été 2007. Les oeuvres présentées à cette occasion sont, pour la plupart d’entre elles, nouvelles.


L’exposition de Djamel Tatah au Parvis s’inscrit dans le programme d’expositions et d’événements intitulé « inventer de présent », qui se déroule sur deux ans en Midi-Pyrénées. Issu de la rencontre entre le Réseau Art Contemporain de la région et de Jean-François Brun (artiste) ce projet inaugure l’ouverture d’un nouveau chantier artistique et philosophique qui consiste à repenser le rapport de l’art et de l’esthétique au vivant et au monde.

 

du 19 juin au 29 septembre 2007 - centre d’art contemporain du Parvis - Ibos  (65)


 autre exposition :

 

« Zineb Sedira, vidéos »



« Mon oeuvre explore les paradoxes et intersections de mon identité en tant qu’Algérienne et Française, et aussi en tant que résidente en Angleterre ». Le thème de la représentation est au coeur de la pratique artistique de Zineb Sedira (née en 1963). A travers la vidéo, la photographie, l’écriture, les installations et le multimédia, elle explore les notions de nomadisme, de migration et de patrie, de relation mère-fille, de famille, de langage et de mémoire. Elle questionne et réinterprète la dichotomie entre les images familières occidentales et les icônes et rituels arabes islamiques. Le Vidéo K.01 présente quatre vidéos de Zineb Sedira : Between Departing and Arriving, 2003-2006 ; Don't do her what you did to me, 1998-2001, 9 mn ; Retelling histories, 2003, 10 mn ; And the road goes on, 2005, 8 mn.

 

du 20 juin au 29 septembre 2007 - Le Parvis centre d’art contemporain, Vidéo K.01, Pau

 

Présentation du Centre d’art : Situé au pied des Pyrénées, à mi-chemin entre Bordeaux et Toulouse, le Parvis mène depuis vingt ans une activité de création et d’expérimentation engagée et dynamique. Implanté dans deux hypermarchés Leclerc, - une salle de 250 m2 au Méridien d’Ibos près de Tarbes, et le Vidéo K .01 au centre Univerdis de Pau-, il est à la fois atypique mais aussi fortement ancré dans notre réalité contemporaine.

 
Informations pratiques :


1) Le Parvis centre d’art contemporain, Ibos
Centre Leclerc Le Méridien, route de Pau 65420 IBOS
05 62 90 60 82

ouvert du mardi au samedi inclus, de 11h à 13h et de 14h à 18h30
entrée gratuite


2) Le Parvis centre d’art contemporain, Vidéo K.01, Pau
Centre Leclerc Univerdis, avenue Sallenave – 64000 PAU
05 59 80 80 65

ouvert du mardi au samedi inclus, de 13h à 18h30
entrée gratuite


Accès :  Le Parvis centre d’art contemporain, Ibos, direction Pau-centre pendant 3 km. Se garer sur le parking du centre Leclerc.
Le Parvis centre d’art contemporain, Vidéo K.01, Pau. Suivre les panneaux Le Parvis Scène Nationale. Se garer sur le parking du centre Leclerc.

 
voir aussi : le site du Parvis
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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /Juin /2007 10:26
 

Baselitz : le Grand Œuvre de la peinture allemande.

 

Sa grammaire est incomparable et son oeuvre donne tous les renseignements dont on pourrait avoir besoin au cours d'un parcours européen de la peinture actuelle.

 

Baselitz en effet est comme un empire qui s'étendrait jusqu'aux rivages et même aux sources de cet art.

 

Après le déluge de la Seconde Guerre mondiale , après la tempête, il fallait donc battre de nouveau les cartes. Arbres déracinés, débris d'hommes renversés, il fallait descendre jusqu'aux embouchures des eaux, jusqu'au tombeau du portrait. C'était le désert et l'on voyait passer comme des vaisseaux fantômes, les dernier passagers du temps, sur des tableaux extraordinaires.

 

Les années suivantes les formes se sont encore dispersées, les couleurs mélées, le regard est devenu comme dominant.

 

Puis on a aperçu récemment étinceler dans le repos, des harmonies pointillistes, et moins de gémissements s'exprimer. Comme si Baselitz avait traversé le champ d'un certain primitivisme pour escalader de nouvelles hauteurs.

 

Loin des feux de la guerre, il repart entonner un chant de vie.

 

Certains hommes sont plus forts quand au tumulte des voix succède la vue du ciel et des nuages.

 

Mais l'aiguillon de l'artiste nous tient éveillés et nous avertit toujours des dangers répétés du tonnerre et de la foudre.

PG

 

Exposition Georg Baselitz à l'arthothèque de Pessac (33600) du 3 mai au 12 juillet 2007 dans le cadre d'un partenariat avec la galerie Putman après la grande exposition du Musée d'art moderne de Saint Etienne qui s'est clôturée fin avril.

 

Bibliographie :

Georg Baselitz Ce que tu n'es pas est un autoportrait
Ed. Jannink 2002
Texte accompagné d’une eau-forte numérotée.
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point France)

 

voir aussi : le site de la galerie Catherine Putman
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 14:40

du 23 mars au 1er mai 2007

 

La Galarthé - Saint Emilion (33)

 

Florence Grenot

 Couleurs.

 

"Le bleu indigo et le jaune d’or, le rouge de garance et le orange soleil, le vert véronaise et le jaune de Naples, le bleu nuage et le blanc pur m’attirent et me poussent à raconter ce que je vois, ce qui me touche, ce que je ressens, ce que je sais et ce que j’ignore. Ces couleurs sont partout, au fond de moi et autour de moi et j’ai besoin de les faire sortir. Elles s’imposent à moi et naissent. Je ne suis qu’une main qui bouge guidée par une force mystérieuse et sacrée. Je vis en permanence avec un douloureux mélange d'émerveillement du monde qui m'entoure et d'insatisfaction de ce que je crée. Je peins essentiellement dans mon atelier d’après des croquis et des esquisses que j’ai pris sur le vif, en contact avec l’autre. Quand je peins un visage, un regard s’impose toujours, profondément triste et angoissé, probablement à cause de ma douloureuse incapacité de rendre l’autre plus heureux.Tant mieux si je rejoins l’autre. C’est un besoin, une nécessité de faire sortir des couleurs, des traits et des formes. J‘ai l’impression que mes doigts, ma main, mon corps tout entier pourraient ne pas s’arrêter de peindre, d’une manière toujours inattendue qui me dépasse. Pourquoi faire ? Et pourquoi faire autre chose ? Peu importe, l’essentiel est de faire ce pour quoi nous sommes nés."

 

Florence Grenot travaille le pastel, l'huile, l'acrylique, qu'elle applique sur papier, bois ou dernièrement sur des bâches. Elle  expose depuis une dizaine d'années dans la région Rhône-Alpes où elle vit et enseigne les arts plastiques. Elle montre   également ses toiles et ses "papiers" dans le Nord, à l'étranger, Londres, Rotterdam... et pour cette exposition de printemps à la galerie Galarthé à Saint Emilion.

 

 

informations pratiques :

La Galarthé
6 rue de la Cadène 33330 Saint-Emilion
Tel : 05 57 24 87 33 / 06 24 86 23 66 

 

voir aussi : notre dossier Florence Grenot, le site de la galerie La Galarthé

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