Art et société


Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /Mars /2006 14:26

Nous avions  publié le 15 novembre 2005  un communiqué de la FRAAP visant à prévenir les artistes de la distinction à opérer  entre Maison des artistes/sécurité sociale et Maison des artistes/association. ( cf. notre article). 

 Bernard Le Nen est artiste , inscrit à la Maison des artistes/sécurité sociale ; à la veille de la manifestation organisée à Paris par la Maison des artistes/association dont le slogan est "une et indivisible" , il se trouve sous le coup de la colère. 

En effet, il a le sentiment d'avoir été la dupe de MDA/association. Il a diffusé à tout son carnet d'adresses, l'invitation à participer à la manifestation. Or, il semble qu'il y ait manipulation de l'information.

Lisez plutôt ce qu'il nous en dit :

 

Sur sa page d'accueil et par mailing, l'association La Maison des Artistes appelle actuellement à une grande manifestation nationale des artistes le 21 mars à Paris, pour défendre le statut MDA qui selon le courrier serait en voie de "démantelement".



Cette manifestion, ainsi que les motifs invoqués par son organisation, sont totalement BIDONS.



Face à une désinformation aussi flagrante, il semble plus que nécessaire de reposer ici certains vérités claires :



1. Il y a 2 Maisons des Artistes. La MDA-association (auteur de cet appel) et la MDA-sécu ne sont pas le même organisme, bien que les deux entités aient gardé le même nom et le même logo.

- la MDA-sécu (
http://www.secuartsgraphiquesetplastiques.org) rue de Flandre, est l'organisme chez qui cotisent tous les artistes du régime (environ 33.000 personnes), c'est eux qui s'occupent de notre sécu, et qui sont pour celà assermentés par l'Etat.



- La MDA-association (
http://www.lamaisondesartistes.fr) , basée dans le 8°, est une simple association d'artistes regroupant environ 9000 inscrits, qui n'a aucune assermentation de l'Etat et qui n'intervient d'aucune manière dans la gestion de notre sécu. C'est juste une sorte d'amicale des artistes.



2. Dans les faits, c'est la MDA-asso, l'auteur de cet appel, qui n'a aucun pouvoir sur la gestion de notre sécu, et qui n'est invitée à aucun pourparler officiel, contrairement au mythe qu'elle essaie d'entretenir par confusion, qui tente depuis des années de prendre le contrôle de la MDA-sécu, organisme assermenté par l'état, qui lui gère nos statuts.


Usant pour celà de votes internes sans valeur (car contraires aux directives ministérielles), de courriers de désinformation comme celui-ci, et de procès répétés à l'encontre de responsables de la MDA-sécu (financés par leurs adhérents, et invariablement perdus en justice).



3. La vérité, c'est que le régime de sécu des artistes n'est AUCUNEMENT en danger. Il est au contraire en passe d'être modernisé et éclairci pour le bien de tous sous l'impulsion d'un rapport récent des ministères de tutelle.


Dans ce rapport comme dans les conclusion qu'il précognise, il n'est AUCUNEMENT QUESTION DU MOINDRE DEMANTELEMENT, si ce n'est de celui d'une association équivoque (MDA-asso) qui ne sert à rien d'autre qu'à désinformer les personnes concernées.


Dans cette optique, la MDA-asso, va logiquemnt être soit dissoute, soit clairement écartée (changement de nom etc...), afin qu'elle ne puisse plus délibérement  jouer sur la confusion pour s'inventer des attributions et une importance qu'elle n'a pas. D'où ce dernier barouf d'honneur sous la forme d'une manifestation montée de toute pièce.


Voici pour conclure, une base d'info un peu plus sérieuse et surtout très détaillée sur la situation, se présentant sous la forme d'un communiqué du CAAP (Comité des Artistes Auteurs Plasticiens) récemment relayé chez les Corsaires de la Création, qui donne un tout autre son de cloche.


 http://typewriter.typepad.com/corsaires/2006/01/lavenir_du_rgim.html

voir aussi : le site de Bernard Le Nen

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Jeudi 2 mars 2006 4 02 /03 /Mars /2006 00:00

Pour ou contre  la bonne foi ?

L'objet du débat entre critiques d'art est la bonne foi. André Rouillé (paris-art) qui possède la carrure et l'ambition d'un chef de file institue quasi une école qui exclue la bonne foi en matière de critique.

Derrière ses Lunettes rouges (Lunettes rouges), l'amateur reste courtois. Pourtant manifestement, il n'en revient pas. Il est très agressé par le propos de A. Rouillé.

Entre les deux, je ne balance pas. Comme pour tout et le reste, je choisis.

 
Palais de Tokyo
 

Je disqualifie l'éditorialiste de paris-art, André Rouillé qui avec les paillettes d'un esprit bien musclé cautionne n'importe quelle analyse rationalisante et défend  toutes les productions pourvu qu'elles n'aient pas plus de deux jours. Son histoire compte vingt années, pas une de plus. Elle déborde des déchets sublimés de la société de consommation.

 

Je pleybiscite Lunettes Rouges. Il se défend d'être un critique d'art (quoique...) . Avant tout, il est un amateur (dans amateur il y a, aimer). C'est un passeur, il a un regard. Il ne se cache pas d'avoir beaucoup vu, beaucoup, lu.

 

"L'essentiel est le regard, la monstration, l'éducation de l'oeil. Si on ne peut être critique qu'en passant par les voies édictées par André Rouillé, alors, non, je ne suis pas critique d'art. Pourtant mon but, sans doute pour un public plus large, est bien le même que le sien : montrer, intercéder, aider à distinguer l'art du non-art. Oui, c'est une approche individuelle, dire ce qu'on aime et pourquoi, un engagement personnel derrière des choix.

Et, pour faire cela, la bonne foi est essentielle, je crois, et hélas moins répandue que le bagage théorique. Mais je ne suis qu'un amateur..."

 

Cher Lunettes rouges ne doutez pas. Aimer et être aimé vaut bien un charriot de supermarché ou une muselière en carton.

 

 "Critique de bonne foi" André Rouillé paris-art

"Je ne suis pas critique d'art (quoique...)" 23 02 2006 Lunettes Rouges

 
 voir aussi : le site de paris-art, le blog  Lunettes rouges
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Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /Fév /2006 19:00

La preuve par le "Grand verre"

L'Ultime ready-made (4)

 

"De même qu’un agriculteur biologique ne pourra en aucun cas redevenir un paysan, même s’il fait les mêmes gestes aujourd’hui qu’hier. Son savoir n’est définitivement plus un savoir-faire implicite transmis par la tradition avec son lot d’obligations, mais un savoir réfléchi et collectif basé sur le choix, la science et la démocratie étant passées par là, de même le peintre devra savoir que l’art de notre époque, après Duchamp, est de se construire un espace intérieur, et tant mieux si, lui, utilise cet excellent medium qu’est la peinture mais qu’il sache que ce n’est pas le seul. Et surtout que cela ne peut se faire que sous l’auspice du « no jury, no prize » et non à courir après l’oxymorique prix Marcel Duchamp."

Ce texte est  extrait de La preuve par le "Grand verre" dernier volet de l'Ultime ready made écrit par un Anonyme. Il illustre pour une part son point de vue. Son propos cependant se développe  sur plusieurs pages.

 

L'auteur anonyme de cette "oeuvre" écrite a connu  dépit et  frustation parce qu'il s'est senti empêché de peindre. Il a ainsi  infiltré toujours plus loin les causes de ce qui s'érige en obstacle dans le contexte de l'art actuel.

 

Qui a t-il rencontré sur ce chemin ?  Marcel Duchamp en personne sur lequel comme en passant il fait peser un soupçon  :

"je pencherais, pour ma part, à sentir une forte amertume chez cet artiste qui se rêvait Leonardo sous le bec auer de son enfance (dessin 1903) en entrant à la postérité au bras d’une pissotière. Mais ceci, je le concède, est affaire d’interprétation !"

Dans quatre textes (L'ULTIME READY MADE,  EXEGESE DE LA PASSION DE L'ARTISTE texte critique , CERTITUDO SALUTIS, Nouvelle exégèse de L'ultime ready-made et de Exégèse de la Passion de l'Artiste, LA PREUVE PAR LE "GRAND VERRE") l'anonyme maître duchampien déroule à travers une critique très soigneuse des productions et de la place en art de Duchamp un état des lieux de l'art. Il observe plus particulièrement le couple art/artiste, il pose sur les deux plateaux de la balance esthétique le goût et l'ironie, il mesure le profit des refusés à l'aune  de l'immortalité . Il dévoile la relation Duchamp/femme.

 

On peut aussi penser que l’urinoir aurait été sciemment choisi par Duchamp pour son profil évoquant la « Joconde ». Hypothèse rendue très intéressante par Jean Clair nous enseignant qu’en dialecte de l’Italie du nord « mona » est un terme familier pour désigner le vagin et « lisa »le féminin de « liso »qui veut dire lisse, sans poil. L’urinoir comme vagin sans poil est une « mona lisa », c’est tentant, encore eut-il fallu que Duchamp le sache ! Je n’en mettrais pas ma main à couper et miserais plutôt sur l’intuition graphique. En tous cas, lorsqu’il crée, en 1965, alors qu’il met la dernière main à « Etant donnés… » la carte à jouer intitulée « LHOOQ rasée », c’est bien encore une indication sur la double nature du corps féminin nu d’ « Etant donnés… » qu’il nous donne : ce corps nu rasé est l’ urinoir comme Joconde du 20° siècle.

Profanation, trivialité révèlent finalement chez les auteurs un état de servitude et de dépendance aux conventions même quand ils les produisent eux mêmes et qu'elles relèvent d'une certaine modernité. 

 

Peindre ou ne pas peindre n'est pas la question, nous sommes bien d'accord avec l'anonyme. Posséder un urinoir ou plusieurs n'est plus un problème, même si on continue de le tenir cacher derrière la porte des WC.  Mais peindre aujourdhui, aimer la peinture celle  d'hier et même celle d'avant hier nous paraît une liberté à reconquérir.

C.P. 

 

L'oeuvre dans son intégralité :

L'ULTIME READY MADE œuvre d'art immatérielle, gratuite et anonyme - En trois parties Lire

suivi d'un texte critique Exégèse de la Passion de l'Artiste et de CERTITUDO SALUTIS, Nouvelle exégèse de L'ultime ready-made Lire

Dernier volet : La preuve par le "Grand verre"  Lire

"Un anonyme à l'oeuvre" dans notre dossier De la critique à l'esthétique

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