Art et société


Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /Avr /2006 08:35

Rencontre avec (et entre) Gabriel Monnet et Joël Kerouanton

Mercredi 26 avril 20H30


présenté par Cassandre/Horschamp ,
en partenariat avec le collectif « Éducation populaire et transformation sociale»
et la Cie Jolie Môme :


La Belle étoile - La Plaine Saint Denis

 

Le succès du numéro 63 « Éducation populaire/Avenir d’une utopie », avec lequel la revue Cassandre se plongeait dans l’histoire, le présent et le possible avenir de l’Éducation populaire, ainsi que la journée de débat « Éducation populaire, une utopie d’avenir ? » organisée au Conservatoire National des Arts et Métiers le 21 janvier, montre qu’un intérêt pour ce mouvement est en train de renaître. De nombreux artistes, acteurs culturels, professionnels du social et de l’enseignement, qui tentent de refonder des modes de transmission du savoir, de la pensée et de l’art, souhaitent s’appuyer sur cette conception de l’échange artistique et culturel, et l’interroger au présent. Pour nourrir cette réflexion, nous inaugurons, en partenariat avec le collectif «Éducation populaire et transformation sociale», un cycle de rencontres-dialogues sur l’Éducation populaire. Ces dialogues s’établissent autour de parcours d’acteurs historiques du mouvement mais aussi d’expériences contemporaines, permettant une mise en perspective. Lors de cette première édition à la Belle Étoile en partenariat avec la Cie Jolie Môme, nous accueillerons Gabriel Monnet, ancien instructeur de l’Éducation populaire, puis fondateur de la Maison de la Culture de Bourges, ainsi que Joël Kerouanton, éducateur au CAT artistique de Cécilia et auteur de « Hors-scène : du handicap à l’aventure théâtrale ».



S’atteler à une réflexion sur l’avenir de l’Éducation populaire est propice à des débats-fleuves et à une littérature inépuisable ! Les questions de fond qui ne cesseront de nourrir ce cycle et s’appuieront sur les parcours des intervenants, sont les suivantes :

Face à l'échec relatif des politiques de démocratisation culturelle, et au risque de sclérose d’institutions tentées par un enfermement « élitiste », les industries culturelles apportent une réponse tournée vers des produits de divertissements de masse. Que retenir, soixante ans après leur mise en place, des tentatives menées par les pionniers de l’Éducation populaire et de la décentralisation théâtrale ? Comment renouveler des outils qui ont fait leurs preuves dans la formation critique et politique du citoyen ? Quelles tutelles publiques pourraient prendre en compte l’actualisation de ce mouvement ? Souvent réduite à l’animation socio-culturelle de loisirs et aux dispositifs d’insertion/réinsertion, la volonté politique de « formation civique de l’adulte » des pionniers de l’Éducation populaire, retrouve depuis quelques années sa place dans les débats, grâce aux mouvements sociaux revendiquant cette filiation. Comment retrouver la volonté de réparer le tissu social, mais aussi le vitaliser de l’intérieur ? Comment dépasser le clivage entre les tenants des Beaux-arts et ceux de l’action artistique ? Cassandre/Horschamp souhaite approfondir sa contribution à ce débat national à partir du champ de la relation art /société. Un champ dans lequel l’apport des pratiques passées et présentes de l’Éducation populaire mérite d’être à nouveau analysé et valorisé.

 

Informations pratiques :

La Belle Étoile 14, allée Saint-Just La Plaine Saint-Denis
M° Porte de la Chapelle, bus 153 ou 302 arrêt Église de la Plaine
Réservations 01 40 35 00 98 - Participation : 5 euros

 
voir aussi : le site Horschamps
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Samedi 25 mars 2006 6 25 /03 /Mars /2006 09:07
Les galeristes, poumons du marché de l’art
 
Revue de presse : paru le 20 février dans armuz
 

Peu de données chiffrées sont disponibles en France sur l’activité des galeries d’art. C’est ce qui rend d’autant plus décevante l’étude commandée par le Comité professionnel des galeries d'art car elle n'en ajoutent que peu. ici (Le Monde) et   (Le Figaro)

Je recommanderais pour plus d'approfondissement le rapport réalisé par le sénateur Yann Gaillard, même si datant de 99, il éclaire d'un oeil rare le marché de l'art en France.

 

 

 

 

 

Quelques chiffres estimatifs…  

 

 

- Les galeries pèsent 5 fois plus que les maisons de vente aux enchères dans l'économie du secteur en France.

- Le marché des acheteurs en France est chaque fois plus important (seuls 27 % des ventes se font à l'étranger)

- Les galeries sont de très petites PME, CA moyen proche de 800.000 euros avec 180.000 euros de frais fixes

- Estimation de 1,6 million de visiteurs par an dans l'ensemble des galeries françaises (100 visiteurs par semaine)

- L’existence de poids lourds du secteur dérègle l’idée de moyenne, certaines galeries réalisant jusqu’à 12 millions d'euros en 2005 (Daniel Lelong)

- Il est ici uniquement question de chiffres du marché de l’art moderne et contemporain

La surprise manifestée par les commentaires sur l"optimisme" et le "dynamisme"des galeristes (88% se déclarent satisfaits de leur métier et optimiste sur l'avenir de leur galerie) montre l'écart existant entre l'image du secteur que certains observateurs semblent se complaire à dévaloriser - focalisation sur le déclin du marché français - et la réalité des acteurs du secteur. 

 

 

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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 06:14
 Aux éditions de L'Entretemps
 
 

" Savants ou autodidactes, saltimbanques décalés de pères circassiens et de mères guignolesques, poètes trempés au jus des situationnistes, héritiers du mouvement Dada, les artistes de rue sont trop souvent jugés ringards par les autres arts, alors qu'ils utilisent les mêmes langages qu'ils redéploient dans l'espace public. Ceci explique peut-être cela.
Nombreux sont ceux qui dans les institutions déplorent cette propension à envahir les rues, à côtoyer les saucisses frites des jours de fête et des foires du trône, à caresser dans le sens des plumes les politiques ou les communicants en mal d'attentions démagogiques. Panem et circenses


Méconnus, inclassables donc mal classés dans la culture et les médias, dotés de moyens limités pour créer, en dépit d'un réseau de lieux très dynamiques, peu encouragés pour écrire ces textes improbables, les arts de la rue payent assez cher cette résistance à tout enfermement dans un jugement bien établi.


Cette capacité à échapper à toute critique objective aurait pourtant de quoi réjouir à une époque où chacun s'ingénie à placer l'autre dans des catégories rassurantes et définitives.


Écrire ?


Nommer un arbre, un vélo, un mobilier, légender l'espace urbain, le réinvestir d'histoires anciennes et futures, imprimer aux paysages des couleurs ignorées'


Assumer la parole publique et artistique, les mots pour dire l'art et la société, le dehors et le dedans, la nécessité de rester rebelle sous peine de mourir'


Si le mouvement des arts de la rue a été réticent à affronter l'écriture, ses 'uvres éphémères ont dans le même temps composé de belles partitions urbaines. Depuis trois décennies, il a inventé des spectacles où la danse, le théâtre, le multimédia, la poésie, la prouesse, les inventions sonores et plastiques ont enrichi et questionné les codes habituels de représentation. De fait, les artistes de rue offrent au public des histoires en partage dans cet espace qui nous relie encore les uns aux autres, gratuitement. Pourquoi ' Pour la beauté du geste ' Pour le fun, pour dire qu'on a encore envie d'aller au-devant des autres'L'ambition de la collection Carnets de rue est de contribuer à faire prendre conscience des savoir-faire et des écritures singulières de ces maîtres de l'art des artifices ou du boniment, des inventions techniques et des images sonores, de ces metteurs en scène du tempo des villes.


Avec ce nouveau développement, l'Entretemps étend son projet éditorial sur les arts du spectacle en y incluant une part extrêmement vivante de leur réalité contemporaine

 

La collection a été initiée par Lieux Publics (Centre national de création des arts de la rue, à Marseille) et Pronomade(s) en Haute-Garonne (Centre national des arts de la rue), structures auxquelles se sont associés HorsLesMurs (Centre national de ressources pour les arts de la rue et les arts du cirque, à Paris) et le Cnes (Centre national des écritures du spectacle, à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon). Le comité éditorial est composé de Pierre Sauvageot, Philippe Saunier-Borrell, Stéphane Simonin, François de Banes Gardonne, Christophe Bara et Claudine Dussollier. La collection bénéficie pour son développement d'un financement du ministère de la Culture et de la communication dans le cadre du Temps des arts de la rue."


Claudine Dussaulier

directrice de la nouvelle collection "Carnets de rue" aux éditions de L'Entretemps

 

A PARAÎTRE :

IN SITU Voyages d’artistes européens / European artists on the road

prix :  25 € (à paraître fin mars)

 

La relation au public dans les arts de la rue

prix : 12 € (à paraître en mai)

 

Récit d’un projet de création théâtrale proposé par Barthélémy Bompard, Joël Cramesnil et Jean-Pierre Tutard

prix : 28 € (à paraître en juillet)

 

Un élu, un artiste : Missions Repérage(s)

prix : 35 € (à paraître en octobre)

 

à savoir :

Les éditions de l'Entretemps seront  présentes au Salon du livre de Paris du  17 au 22 mars 2006 sur le stand N72 à coté d'autres éditeurs de théâtre (L'Amandier, Art & Comédie, Espace 34, La Traverse, Le Bruit des autres, L'Avant-Scène théâtre).

 

Dernière parution :

Le cas Avignon 2005

ouvrage coordonné par Georges Banu et Bruno Tackels

Les auteurs de cet ouvrage s’interrogent sur le pouvoir déflagrateur du festival d’Avignon 2005 et dressent le rempart d’une affirmation critique.

prix : 10€


             
 
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