Paris : expositions


Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 09:39

Andras Baranyay, Endre Tot, György Jovanovics, Gyula Konkoly, Ilona Keserü, Imre Bak, Istvan Nadler, Krisztian Frey, Laszlo Lakner, Ludmil Siskov, Miklos Erdely, Tamas Hencze, Tamas Szent Joby

   

du 15 avril 2010 au 10 juillet 2010.

 

Institut Hongrois de Paris - Paris 6e.

 

 

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La galerie Vasarely de l'Institut hongrois de Paris présente «Iparterv», une exposition; mais aussi un témoignage sur une époque. Dans les années 50, alors que le pays connaît une fermeture totale, onze jeunes artistes hongrois d'avant-garde se rapprochent. Ils baptisent leur groupe «Iparterv», un nom emprunté  au lieu qui les réunira en 1968 et  en 1969, pour deux  importantes expositions.

 

Alignées dans l'espace les unes à côté des autres, préparées dans l'esprit du «hard edge» et du cinétisme, les oeuvres informelles des onze jeunes artistes dialoguent alors avec les avant-gardes internationales. De l'art minimal à  de l'art conceptuel, de l'Arte povera à l'hyperréalisme, elles déclarent leur résistance aux dogmes  socialistes et à la volonté étatique d'éliminer les nouvelles tendances. 

 

En dépit des conditions politico-sociales défavorables, cultivés et ouverts sur le  monde,   ces jeunes artistes apportent une réponse sensible  aux questions internationales dont ils sont avertis :   guerres du Vietnam et du Proche-Orient,  révolution culturelle chinoise, révoltes étudiantes partout dans le monde, apparition du concept de société de consommation,  mouvements hippie, rock and roll, contre-culture, esprit et pratique de l'underground... Parallèlement, ils subissent de plein fouet  l'échec de la réforme du système économique de leur pays et le processus de consolidation culturel. Ainsi entre 1970 et 75 plusieurs d'entre eux émigrent, d'autres cessent provisoirement ou définitivement la création artistique.

 

Les artistes qui ont signé ces deux expositions ont contribué à procurer un statut à  l'art hongrois. Ils  lui ont offert pour un moment , la  possibilité  de faire partie intégrante de la culture visuelle universelle. Car si la Hongrie est un petit pays, elle a de longue date développé une culture d'échange et d'ouverture. Par exemple ses bibliothèques contiennent plus de traductions d'auteurs étrangers que tout autre pays au monde.   L'exposition organisée à l'Institut hongrois de Paris n'est pas la reproduction de celles de 68 et 69, mais présente une sélection d'oeuvres de ceux qui y ont participé, elle met en forme le désir de fournir la preuve de l'existence d'une volonté de liberté transcendée dans un  régime totalitaire.

 

Catherine Plassart

 

  Iparterv  

 

 

Informations pratiques :

 

vernissage de l'exposition le 15 avril à 19h

 

Sándor Márai et sa fortune littéraire - Colloque les 15 et 16 avril 2010 en savoir plus ICI 

Institut Hongrois de Paris
92, rue Bonaparte

75006 Paris
01 43 26 06 44

 

Métro 4 Saint-Sulpice, Bus 58 , Bus 84 , Bus 89

 

du mardi au samedi de 13h30 à 19h30.

entrée libre

 

voir aussi : le site de l'Institut hongrois de Paris

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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 06:29

 

du 24 mars 2010 au 2 janvier 2011

 

Halle Saint Pierre - Paris

 

 

  Art Brut japonais Art Brut japonais   Art Brut japonais

 

 

De l’art brut comme hiatus

...La soixantaine de créateurs réunis le temps de cette exposition, sont pour la plupart pensionnaires ou fréquentent des institutions pour handicapés mentaux. Atteints de diverses maladies telles l’autisme ou la trisomie, ils souffrent d’incapacités ou de dysfonctionnements intellectuels et de difficultés marquées d'adaptation aux exigences culturelles de la société. Leurs auteurs ont éprouvé l’expérience originelle et extrême de la création, tirant leurs thèmes et leurs moyens d’expression de leur propre fond, sans souci de style à affirmer, de personnalité à imposer ou de gloire à conquérir....

 

Ces œuvres nous interrogent sur la frontière mouvante et incertaine où elles se tiennent, entre le jaillissement de nos désirs et leur domestication par la culture. Elles entretiennent des résonances avec ce qui en nous est à la fois inquiétant et familier, ce qui aurait dû rester dans l’ombre et qui en est sorti, cet entremonde où se célèbrent les noces de l’art et de la folie, de la vie et de la mort, où se jouent les multiples passages de l’originaire à la culture, de l’intime à l’universel.

 

Dans la société japonaise extrêmement normée et codifiée où la pire menace est l’imprévu, où la force de caractère se montre dans l’obéissance aux règles et la maîtrise de l’émotion, la rencontre avec l’art brut pouvait sembler improbable. Elle a pourtant eu lieu récemment mais en étant subordonnée à la volonté politique de donner une plus grande reconnaissance sociale aux handicapés. Les initiatives pour valoriser ce corpus en tant que patrimoine artistique sont toutes récentes et correspondent à la rencontre avec l’art brut occidental. Cette ouverture de la culture nipponne sur l’art brut renouvelle le questionnement sur les rapports de l’art à ses sources, à ses frontières et à ses créateurs. Elle devrait nourrir une pensée capable de soutenir et de donner du sens à toute expression subversive au sein d’une culture lorsqu’elle est signifiée par des personnes œuvrant dans ses marges.

Martine Lusardy, Directrice de la Halle Saint Pierre, extrait du catalogue

 

Un panorama de l’Art Brut Japonais est présenté au musée de la Halle Saint Pierre du 24 mars au 2 janvier 2011. L'exposition réunit 63 créateurs contemporains et plus de 1000 œuvres : dessins, peintures et notamment un grand nombre de sculptures.

 

 

Art Brut japonais  Art Brut japonais Art Brut japonais 

 

 

photos : (1) HAGINO Toyo,(2)    ITO Yoshihiko,(3)  SAWADA Shinichi,(4) IWASAKI Tsukasa,(5) KISHABA Moriya, (6) TSUJI Yuji

 

Informations pratiques :

 

Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard - 75018 Paris
33 (0) 1 42 58 72 89
M° : Anvers, Abbesses

Ouvert tous les jours (7/7j) de 10h à 18h
En août : ouverture de 12h à 18h, fermé le week-end

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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 09:42

exposition

 

du 8 mai au 11 juillet 2010

 

Domaine de Coubertin -  Saint-Rémy lès Chevreuse (78)

 

&

 

rencontre Ousmane Sow , Nancy Huston et Denis Hirson

 

le jeudi 20 mai à 20h.

 

 

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Ousmane Sow, force et poésie.

 

En moins de dix ans, près de quarante bronzes d’Ousmane Sow sont sortis de la Fonderie de Coubertin. Epaulé par les ouvriers de la Fonderie qui ont fait preuve d’une grande inventivité, le sculpteur sénégalais retrouve dans le bronze la texture si particulière de sa matière et dans la patine le chromatisme de ses pigments. Ses bronzes portent ainsi sa signature.

 

Dans le prolongemment de cette belle histoire entre Ousmane Sow et la Fonderie, la Fondation de Coubertin lui consacre une exposition. Dans la grande Galerie installée en contrebas du Jardin de bronzes, ses sculptures originales, voisineront avec des cires et des moules,  notamment celui de l’Immigré, installé à Genève. Au côté de l'original  à partir duquel a été fondue la statue de  Victor Hugo, installée  à Besançon, sont présentées deux oeuvres inédites  : Nelson Mandela et le Général de Gaulle . Le bronze de cette dernière est installé à Versailles. Victor Hugo, Nelson Mandela, le Général de Gaulle sont au nombre des grands hommes auxquels  il rend hommage dans sa série  intitulée Merci. Et surtout son père, Moctar Sow, décédé en 1956. Courageux, généreux, "il m'a appris à avoir une énorme confiance en  moi", explique Ousmane Sow qui a "tenu à ce qu'il soit parmi les grands hommes" qui l’ont aidé « à ne jamais désespérer du genre humain » .

 

L’exposition comprendra également des oeuvres dont on a fait la connaissance émue il y a dix ans sur le Pont des Arts  à Paris : le Nouba debout, La mère et l’enfant, la Danseuse aux cheveux courts, les Lutteurs aux bracelets tranchants… Depuis elles ont beaucoup voyagé, en France, à New York, à Ottawa. Le temps de l’exposition, le bronze de Sitting Bull en prière, pièce maîtresse de la série intitulée La bataille de Little Big Horn, retrouve la place qu’il a longtemps occupée auprès du cèdre, derrière le château.

 

 

  Ousmane Sow   Nancy Huston   Ousmane Sow Denis Hirson  

 

Enfin, sur une proposition du 28e Marché de la Poésie, Ousmane Sow invite au cœur de son exposition deux poètes, Nancy Huston, poète canadienne de langue anglaise et française, et Denis Hirson, poète sudafricain. Cette  rencontre exceptionnelle  à ne pas manquer aura lieu le 20 mai à 20h à la Fondation Pierre de Coubertin

 

  Catherine Plassart

 

 

Ousmane Sow

 

 

 

  Ousmane Sow - Général de Gaulle  

 

 

 Ousmane Sow - Victor Hugo

 

Ousmane Sow

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Informations pratiques :


Domaine de Coubertin

78740 Saint-Rémy lès Chevreuse
v.montalbetti@coubertin.fr

 01 30 85 69 89.


 les vendredi, samedi et dimanche, de 14h à 18h30

Accès : RER B, station Saint-Rémy lès Chevreuse

- de Paris : N118, sortie Saclay puis D36 jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
- de Versailles : D938.

 

Photos : (1) Ousmane Sow devant L'Immigré, (2) Ousmane Sow devant Moctar Sow, (3) Le Général de Gaulle, (4) Victor Hugo, (5) Ousmane Sow à la Fonderie de Coubertin

 

 

La Fondation de Coubertin s’inscrit dans le projet Balades en Yvelines 2010 organisé par le Conseil général pour mettre en valeur les lieux d'art contemporain en extérieur. Un parcours de sculptures contemporaines sera proposé au visiteur, incluant Marta Pan, Parvine Curie, Etienne-Martin, Etienne Hajdu, Dominique Labauvie, John Kelly et bien sûr Ousmane Sow.

 

 

voir aussi : nos biobibliographies d'Ousmane Sow, de Nancy Huston, de Denis Hirson,  le site de la Fondation Coubertin, le site du 28e Marché de la Poésie.

 

 

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