Liber amoris


Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 11:58

 

 
Ombre
 
La peur est une enfance avec murailles
Un pas suspendu devant cette porte
Une venelle à l’archet goudronné
Qui macère le seuil de toute rêverie.
Il n’y a pas de région plus sombre que son ombre
Ni d’amante aussi fidèle qu’avide de ruines.
Elle nous colonise, nous dissout, nous blinde
Et fait avorter notre courage avant que d’être né.
La peur est une patrie qu’atterrent les sèves.
Je l’ai vaincue quand la mort m’a embrassée, et qu’à
L’écho du carillon de Notre-Dame à l’Hôtel Dieu
J’ai vu son stigmate tournoyer au-dessus de mes printemps.
Que fais-je donc seule, sans mon amie la peur ?

Cristina Castello
Buenos Aires, 29 mars 2007
Traduction du castillan: Pedro Vianna



Argentine par naissance, parisienne par amour, Cristina Castello est une poète engagée en faveur de la paix et de la beauté, contre toutes les injustices sociales. « Orage » est son deuxième recueil de poèmes bilingue publié en France, après « Soif », paru aux Éditions L’Harmattan en 2004. Femme de braise et de silence, également journaliste., elle a publié plus de 3000 articles dans les principaux journaux et magazines de son pays et de plusieurs autres et a enseigné « L’art de l’interview » à l’Université. Cristina Castello a créé à la TV argentine l’émission de culture et poésie «Sin máscara» (« Sans Masque ») et, à la radio, l’émission «Convengamos que…» (« Convenons que »), dédiée également à la poésie


Rencontre avec Cristina Castello
Présentée par Bernard Noël
Organisée par Le PEN Club Français
A l’occasion de la publication de « Orage » aux éditions BoD Paris
Jeudi 14 janvier 2010 à 18h30
Au 6 rue François Miron 75004
Métro : Hôtel de Ville/ Pont Marie/ Saint Paul

Programme :
 - Présentation de Cristina Castello
- Présentation du recueil  « Orage » par le poète André Chenet
- Intervention de Bernard Noël
-Lectures croisées : Les poètes et comédiens Pedro Vianna et Éric Meyleuc liront en français certains poèmes, que Cristina Castello lira dans sa langue maternelle

Avec la participation du peintre Christian Jacquard,  créateur des dix "combustions", oeuvres originales qui illustrant l'édition d'en-tête.

 

Par Art Point France - Publié dans : Liber amoris - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 14:25

Susan Boyle Susie la simple
d'Alonso Llorente


Plus de 300 millions de fans ont visionné la prestation de Susan Boyle sur Internet. Puis, 3 millions de disques vendus en un tournemain pour la chanteuse écossaise. Sa première biographie est éditée à Lauzanne. La voici !


Susie Simple est un livre passionnant à plus d’un titre. C’est au premier abord un livre «de genre», une biographie de célébrité, dont il remplit pleinement les prérequis : solide documentation, enquête sur les lieux de l’action, narration simple, choix de photographies.

Mais la nature du sujet – on aura compris qu’il s’agit de Susan Boyle – donne au projet une dimension particulière. Si «la voix d’ange» est aujourd’hui mondialement célèbre, ce n’est pas en tant que «personnalité» du show business, mais en tant que «phénomène». Et c’est bien à propos du phénomène que l’encre a coulé à travers le monde, que ce soit avec un naïf enthousiasme pour un supposé retour à l’authenticité ou avec des cyniques analyses des rouages du monde du spectacle. Mais qui racontera simplement son histoire?

Il fallait une voix originale pour raconter la vie de Susan Boyle. Alonso Llorente , qui a consacré sa vie à la lutte anarchiste, trouve ici un surprenant sujet de méditation apparemment totalement opposés à ses préoccupations. A la manière de Flaubert, racontant dans «Un cœur simple» la vie sans événements de la servante Félicité, Llorente s’attache à l’histoire d’un personnage issu d’une classe modeste, dont le destin semble formaté par la classe dominante : chez Flaubert la bourgeoisie provinciale et ici, par le show biz mondialisé avec ses représentants les plus pitoyables et les plus imbus de leur pouvoir: les jurys de télé-crochets.

Raconter Susan, la fille «que les gens trouvent un peu bizarre», qui n’a jamais été embrassée et qui vit avec son chat dans une banlieue même pas vraiment sordide. Raconter ses frères, ses parents et l’église où elle chante tous les dimanches. Et cette obsession : convaincre le monde que son amour pour le chant ne sera pas un amour sans retour. En racontant la vie de «Susie Simple», Alonso Llorente rend à Susan Boyle un destin par la littérature.



Susan Boyle





Susan Boyle



Suzan Boyle

Susie la simple
Alonso Llorente
Coll. Varia
Editions Art&Fiction, 2009
978-2-940377-26-8 
14.5 € (+ 3€ de frais de port) commander


Par Art Point France - Publié dans : Liber amoris - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 12:14

Hommage à Maître Yamaguchi


du 4 novembre 2009 au 10 janvier 2010

Musée Guimet - Paris (16)





Le Dit du Genji


Au fil du Dit du Genji. Hommage à Maître   Yamaguchi  est une exposition-parcours conçue autour du don du Maître tisserand Itarô Yamaguchi (1901 -2007) et présentée en son hommage au sein des collections chinoises et japonaises du musée Guimet.


Le Dit du Genji, écrit par Murasaki Shikibu, dame d’honneur à la Cour impériale de Heian (l’actuelle Kyôto), est l’une des plus importantes sources iconographiques du Japon. Texte fondateur de l’imaginaire japonais, d’un raffinement extrême, la modernité de ce roman écrit il y a mille ans, a traversé les époques et les cultures pour rejoindre l’universel.

Il a notamment donné naissance aux Genji-e (les « images du Genji »), courant pictural à part entière. Réalisées sur toutes sortes de supports - rouleaux, albums, paravents, éventails, kakémonos - et dans des styles variés, les Genji-e permettent au roman d’être lu dans son expression figurée.

Le Dit du Genji

Pour reproduire les scènes peintes du Genji Monogatari ou Dit du Genji , datant de l’époque de Heian (794-1185) et conservées au Musée de Nagoya et au musée Gotô de Tokyo, sous forme de tissages, Maître Itarô Yamaguchi, issu d’une famille de tisserands de soieries du quartier de Nishijin à Kyoto et à l’honneur dans cette exposition, utilise le métier à mécanique Jacquard. Cette invention lyonnaise, introduite au Japon pendant l’ère Meiji (1868-1912), avait révolutionné l’art du tissage en Europe puis en Asie.

Conformément au souhait du Maître et à celui de son fils M. Nonaka, les quatre rouleaux sont exposés au musée Guimet et présentés ensemble pour la première fois en France. Ils constituent un enrichissement précieux pour l’institution et représente, selon les mots de Maître Yamaguchi, « une preuve vivante de l’histoire de l’art du tissage ».

Parallèlement un groupe de dessins préparatoires, montés en paravents pour certains et en kakémonos pour d’autres, des peintures, des kimonos et obis du même atelier, voisinent avec les œuvres conservées au musée Guimet, illustrant le Genji Monogatari, au XVIIème et XVIIIème siècle.




Le Dit du Genji




Photos : (1) Maître Itarô Yamaguchi © Akira Nonaka, (2) Rouleau en tissu de brocart du Dit du Genji , Illustrations du Livre 36 du Dit du Genji ,Le Chêne (Kashiwagi), Soie, filés métalliques dorés, argenté et platine blanc, lamelles de papier doré, Brocart (nishiki).Tissé sur métier à mécanique Jacquard, 2009, Musée Guimet, Don de monsieur Akira Nonaka, 2009, MA 12273. © Thierry Ollivier / RMN , (3)  Kimono de mariage, feuilles et fils d’or, brocart (nishiki), étoffe façonnée, collection particulière. © Akira Nonaka (4) Shitae (dessin préparatoire, d’après le rouleau peint au XIIe siècle). © Akira Nonaka






Le Dit du Genji Informations pratiques :

Musée national des Arts asiatiques Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris

Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h00 à 18h00

Visite commentée de l’exposition tous les vendredis à 16h30 à partir du 13 novembre (Durée 1h).

 



Cycle de découverte de l’art japonais dans les collections permanentes du musée Guimet :
 Vendredi 13 novembre : Le voyage d’Emile Guimet et les collections du Panthéon bouddhique
 Vendredi 20 novembre : Laques et objets précieux du Japon
 Vendredi 27 novembre : Arts graphiques

 Le Genji à double voix : Diane de Selliers et Joana de Fréville :
Le samedi 12 décembre à 15h.

 Rencontre "Savoirs et savoir-faire" : Aurélie Samuel : Lamelles d’or et fils de soie : aspect de la tradition du tissage au Japon.
Le samedi 21 novembre à 15h, salle des lotus au rez-de jardin.

 Autour des premières illustrations peintes du Genji Monogatari : Estelle Leggeri-Bauer.
Le 8 janvier à 15h, dans le Salon des Galeries du Panthéon Bouddhique.

Par Art Point France - Publié dans : Liber amoris - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés