Sud Est : expositions


Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /Août /2006 10:25

 Sources et résurgences

 

jusqu'au 15 octobre 2006

 

Maison René Char - L'Isle-sur-la-Sorgue

 
  Pierre Alechinsky

 Crassier légitimiste, 2005

Encre et acrylique sur papier marouflé sur toile, 93,5 x 93,5 cm

 
 

"Remonter à la source... Cet exercice auquel tente de se livrer tout critique devant une oeuvre, Alechinsky en a lui même suggéré les pistes sinon les moyens."

 

Daniel Abadie, commissaire de l'exposition "Pierre Alechinsky, Sources et résurgences" a imaginé un principe inédit pour la lecture de l'oeuvre de l'artiste à qui il a d'ailleurs demandé  son concours constant.

 

Il n'a pas voulu une rétrospective, ou une suite chronologique de tableaux mais bien au contraire il a souhaité par delà le temps et les périodes, montrer la cohérence profonde d'un travail, d'une démarche.

 

Les images  récurrentes : serpents, mer, pelures d'orange, chutes d'eau ou volcans... se déclinent sur tout support du papier à la porcelaine , tout format, et grâce à toutes sortes de médiums, dessin, peinture, gravure, lithographie...

 

Le travail d'Alechinsky combine la leçon de l'automatisme surréaliste,  de la spontanéité de CoBrA avec celle des maîtres de la calligraphie chinoise.

 

Du premier tableau Central Park dans lequel Alechinsky met en oeuvre le principe des "remarques marginales" ,  à The Maid of the Mist qui accepte tout juste à sa base une prédelle, jusqu'au Crassier légitimiste dont l'image centrale est à peine décalée dans sa bordure hachurée,  le dessin est là comme une autre manière d'écrire, la peinture utilisée plus que jamais  non pas pour peindre mais pour dépeindre.

 

Pour Alechinsky de toute façon le monde peut se lire en tous sens ; "le propre de l'artiste étant non de le reproduire, mais d'y ajouter du sens". 

 

L'exposition présente  des oeuvres qui ont déjà trente ans et des oeuvres très récentes telles que "Hutte saisonnière", "Le Fort de Touillon", "Le Crassier légitimiste". Ces dernières évoquent des stèles incongrues, des tumulus de signes,  autant d'images imprévisibles auxquelles Daniel Abadie associe ces quelques vers de Victor Segalen :

 

"Le peu de ciel qui persiste coiffe votre front. L'écorce de la montagne vient plaquer sur vos yeux son grand masque. Les deux versants propices aux échos encapuchonnent vos oreilles. Il n'y a point d'homme autre que vous ? Mais le Paysage bien contemplé n'est pas autre lui même que la peau - trouée par les sens - de l'immense visage humain."

 

Cette exposition est à voir dans les très belles salles de l'Hôtel Campredon à L'Isle-sur-le-Sorgue jusqu'au 15 octobre 2006.


Catherine Plassart

 

Cobra, c'est mon école.

Dans Souvenote (1977), l'artiste évoque cette "rencontre capitale" et la découverte de la peinture d'Asger Jorn, Karel Appel, Constant, Corneille et Karl Emil Pedersen. "Cobra c'est la spontanéité ; une opposition totale aux calculs de l'abstraction froide, aux spéculations misérabilistes ou "optimistiques" du réalisme socialiste, à toute forme de décalage entre la pensée libre et l'action de peindre librement ; c'est aussi une ouverture internationaliste et une volonté de déspécialisation (des peintres écrivent, des écrivains peignent). PA

 

C'est ainsi qu'il se lance dans le travail d'organisation du mouvement (nous sommes en 1949),  assiste Christian Dotremont  dans la fabrication des numéros de la revue et la coordination des expositions.

 

 voir aussi : notre bio-bibliographie  Alechinsky

 

Informations pratiques

Plusieurs projections chaque jour du  superbe film  :

L'Oeil du peintre de Robert Bober réalisé pour ARTE en 1997

Dans le cadre de l’exposition « Alechinsky, sources et résurgences », la Maison René-Char – Hôtel de Campredon a organisé deux soirées Poésie les 20 et 21 juillet , lecture de Daniel Mesguich  et de Timothée Laine.


Une 3e soirée aura lieu en août :
23 août
« Le miroir ébloui »
François-René Duchâble : piano / Alain Carré : comédien
Création Alain Carré
Pièces pour piano de Moussorgsky, Debussy, Ravel : François-René Duchâble
Poèmes de Char, Eluard, Tardieu, Alechinsky lus par Alain Carré
21 heures — Cour de la Maison René-Char • Hôtel Campredon
20 rue du Docteur Tallet – 84800 L’Isle-sur-la-Sorgue

Renseignements : 04 90 38 17 41
Maison René-Char • Hôtel Campredon
20 rue du Docteur Tallet – 84800 L’Isle-sur-la-Sorgue

ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h30

 
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Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /Août /2006 09:15

Ecritures

du 18 août au 6 septembre 2006

 

Galerie du Bout du Monde - Saint Hippolyte du Fort (30)

 
 

Camille Sauvant et Alain Bloch présentent à la galerie du Bout du Monde "Ecritures", un ensemble d'oeuvres récentes de Alain Peynichou .

 

Si on reprend les titres des différentes séries de peintures de Alain Peynichou depuis dix ans, on rencontre : "Pour mémoire vive",  "Ecritures",  "Filigranes", "Palimpsestes", "Signes" autant d'expressions et de mots qui renvoient à l'écrit. 

 

Exclusivement composés de signes sommaires, traits, griffures, les tableaux de l'artiste invitent à une écoute silencieuse. Ils déroulent un texte illisible mais dynamique dont l'unique présence est esthétique.

 

Dans ses peintures récentes Alain Peynichou  enrichit sa grammaire  des signes, de figures et de couleurs. Le tableau devient plus narratif, il se fait chronique répondant ainsi au voeu de son ami Malek Abbou (Lyon 1998) quand il écrivait :

 

"Dans ce vibrant corps de signes, on voudrait pouvoir donner nom à ce qui, gîte de mémoire non-dite, vive, insistante, de bruissements mythologiques qui cognent à la vitre, de chroniques de villes, de chants, d'épopées , de paroles échappées de convois, de secrets de noces chuchotés, et d' inventaires de rêves."

 


La matière  épaisse des tableaux a le poids de la mémoire. La vitalité des signes quant à elle crée une circulation, promet une avancée, invite à d'autres prolongements, conduit sur les chemins connus et  moins connus de la terre.

 

Galerie du Bout du Monde

17 rue de l'Agal

30170 Saint Hippolyte du Fort

ouvert de 10h à 12h et de 16h à 20h du mardi au samedi

 
voir aussi : notre dossier Alain Peynichou, le site de l'artiste
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Mercredi 2 août 2006 3 02 /08 /Août /2006 12:33

du 12 mai au 30 septembre 2006

 

Galerie Odile Oms

 
 
 
 

« ...rien de moins anecdotique que les images de Slimane. Si réelles soient les femmes qui traversent sa toile,
si évocatrices d’un monde de pudeurs passionnées, de tragédies coutumières, ce qui est figuré là est un système de signes, de suggestions colorées, ou le rouge proclame moins la mort que l’énergie, où l’orange est tout espoir, le violet parle pour la révolte. Peintre et Kabyle, Slimane n’est pas un «peintre Kabyle». C’est un artiste qui témoigne pour son peuple, comme pour beaucoup d’autres, qui avant d’être jetés au cœur de tragédies sans nom, de société sans académie, sont créateurs d’harmonies. »
Jean Lacouture

 

Slimane Ould Mohand est né en 1966 à Birkhadem, en Algérie. Il a fait ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts d’Alger, il vit et travaille en France depuis 1990. Son œuvre est présente dans de nombreuses galeries en France et à l’étranger.
Le Musée de Niort lui a consacré en 2001 une « rétrospective » qui s’intitulait avec beaucoup d’humour « Mais quand même, ça va ! »

 
voir aussi : le site de la galerie Odile Oms
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