Photographie


Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 06:36

"Les Fleurs du Paradis"


Du 19 octobre 2008 au 7 décembre 2008.


Villa Noailles, Hyères.



Charles Fréger Celui qui connaît la végétation, la chaleur, les couleurs vives et  l'attachement au climat de Hyères sait la richesse de ses jardins et  autres plantations. C'est aussi un lieu où les figures humaines  nourries de lumière prolifèrent en ombre. Des yeux qui voient mal, des  êtres qui reviennent toujours de campagne. Des seigneurs qui se  flattent de rien et des femmes qui s'émeuvent pour tout.


  Et voilà notre photographe Charles Fréger né en 1975 à Bourges, qui  débarque là entre 2005 et 2007 pour prendre des clichés sur les  autochtones comme un anthropologue  et poète, nourri par son intérêt   pour les "tenues et uniformes" et autres "portraits sociaux".


C'est ainsi que défilent pantalons courts, chapeaux de paille, robes à  fleurs, bleus de travail et Jean's grand prince. Des bouquets plein  les bras pour ses papes qui embrassent les couleurs de l'arc-en-ciel  sous les yeux distanciés du photographe au miroir. Mais le coeur y était.

PG

Résidence photographie :  "Les Fleurs du Paradis" de Charles Fréger.  Du 19 octobre 2008 au 7 décembre 2008. Villa Noailles, Hyères.

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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 07:03

"Périphéries"


du 30 octobre au 22 novembre 2008


Galerie Les Filles du Calvaire - Paris (3)
dans le cadre du Mois de la Photo à Paris.




Mohamed Bourouissa


Les survivants.

Un tour de ville, très blues, avec des gars qui se souviennent qu'ils  ne sont pas des stars. Plutôt zonards. Quelque part entre l'être  et le néant. Des peines certainement, des regards de chiens battus ? (pas sûr). Circonscrire le quartier et mémoriser que l'on survit. Histoires  noires. Manque de tout. Chercher l'amour. Et ne pas laisser tomber.

P.G.




"Ce jeune artiste, très remarqué lors de son diplôme à l’Ecole des Arts Décoratifs, a choisi pour décor de ses photographies un univers qui lui est familier : la banlieue et ses habitants...


Le travail de Mohamed Bourouissa est réfléchi et mesuré : au-delà de la création d’images, il y engage le dialogue et la rencontre « sans quoi rien n’arrive »...


Ce qui est facilement identifiable et par conséquent aisément catégorisable dans la série Périphéries est le portrait d’une génération qui s’est choisi ses propres modalités de représentation et qui se joue ici du cliché. Ce qui l’est moins et qui renforce l’originalité de ce travail c’est le rapport que l’artiste arrive à établir entre une réalité contemporaine et l’histoire de l’art et de la photographie pour produire une oeuvre qui revendique une expression libre, puissante et éminemment personnelle."

Marie Doyon


photo : Le Hall, 2006


Informations pratiques :

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
tel: +33 (0)1 42 74 47 05
www.fillesducalvaire.com

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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 06:36

Photographier  l'Amérique


du 10 septembre 2008 au 21 décembre 2008


Fondation Henri Cartier-Bresson - Paris (14)


Henri Cartier-Bresson



Amérique inconnue : W. Evans-Henri Cartier-Bresson
1929/1947. Années 30, Années 50 aux Etats-Unis. Afin de ressaisir quelque chose de l'Amérique, Walker Evans 
("Américain de Paris") et Henri Cartier-Bresson (Français reconnu aux  USA) sont allés chacun puiser dans l'armoire des souvenirs, dans le  lit du désir, dans les lettres rêvées et non envoyées.


Les deux photographes ne semblent pas apercevoir l'objet : une superbe  femme dans la rue (Girl in Fulton Street, New York 1929, Walker Evans  (1903-1975)) ou un homme tête baissée dans un café (Brooklyn 1947,  Henri Cartier-Bresson (1908-2004)). Mais ils composent une miniature  du monde avec un regard en coulisse où photographie et réalité se  superposent sans coïncider vraiment. Photographies dérangeantes donc,  qui déplacent les problèmes, "déconstruisent" les apparences,  fouillent les choses.


Que regarde cette belle brune au milieu des hommes dans la rue ? Pourquoi cet homme "cassé" dans ce café mélancolique ? Demande d'amour, d'argent, de visages, de voix ? On ne sait pas. La  gêne s'instaure, les questions se confondent. Photographies  littéraires qui racontent métaphoriquement un monde résumé. Ecriture  fuyante et renouvellement de l'art des images.


Les deux hommes s'estimaient et étaient heureux d'exister  simultanément. L'un et l'autre agissaient dans l'intérêt de leur art  en visant le même abîme :
Les anges déchus de l'Amérique ?
Le malheur, le bonheur, les "croyants en l'avenir" ?

Pays de la fortune et de la perte, l'Amérique est leur sujet. Comme  celui d'un recommencement perpétuel (Arizona 47, H.C-B) ou d'un  dévouement profond pour les choses humaines (License Photo Studio, New  York, 1934, W.E.). Aucune lassitude dans ce dialogue de géants. Pas de douleur, ni de  remords. Mais une participation à l'expérience exaltante de la  réflexion d'un monde cruel, tremblant mais pas triste.


PG

Exposition : W. Evans-Henri Cartier-Bresson "Photographier  l'Amérique", du 10 septembre 2008 au 21 décembre 2008. 86 tirages  d'époque, Evans (Fondation Getty, MoMA et collections privées ;  Cartier-Bresson ) Fondation H.C.B.

Photos : « Harlem 1947 » (Henri Cartier-Bresson/Magnum).



Informations pratiques :

Fondation Cartier Bresson
2 Impasse Lebouis, 75014, Paris.

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