Paris : expositions


Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 07:56

Grand Baz'Art à Bézu

Festival d'art singulier

Invité d'honneur

 

(21) 22 & 23 Mai 2010

 

Bézu St Eloi (27)

 

 

André Robillard

 

 

André Robillard, créateur singulier.

 

André Robillard est né en 1932. En raison de troubles du comportement, à l'âge de 19 ans il est placé dans l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais dont il fréquentait déjà l'école annexe depuis l'âge de sept ans. A trente trois ans, il fabrique ses deux premiers fusils que son psychiatre le Dr Renard montrera à Jean Dubuffet. La même année, il est recruté comme auxiliaire pour s'occuper de la station d’épuration de l'hôpital, ce qui lui permettra de demeurer dans son logement jusqu'à aujourd'hui. André Robillard fabrique surtout des fusils, des engins spatiaux et après une visite à Lausanne où il fut vivement impressionné par l'œuvre d'Auguste Forestier, des animaux fantastiques et des personnages. Au fil des années, il est devenu dessinateur, sculpteur, musicien. Il joue de l'harmonica, de l’accordéon et des percussions sur des instruments qu’il se plait à inventer.

 

André Robillard est fier d'avoir fait quelque chose de sa vie grâce à ses fusils et il a conscience qu'il laissera une oeuvre derrière lui. Ses armes, ironiques et dérisoires, sont constituées de matériaux usagés assemblés à l’aide de rubans adhésifs colorés. Il utilise tout ce qui lui tombe sous la main : vieux tuyaux, ficelles, cartouches, ampoules, tubes, tissus, plastiques, qu'il assemble avec des clous, du fil de fer et du ruban adhésif d'électricien. Dans sa maison, l’accumulation d’objets impressionne. Une étonnante collection de boites de cigares, de peluches et de masques de mardi-gras pour enfants côtoient en grand nombre quelques fusils et des dessins.

 

Une partie des créations d'André Robillard se trouve dans la Collection de l'Art Brut à Lausanne et dans celle de l’Aracine. Cette dernière est hébergée par le Musée de Villeneuve d’Ascq qui réouvrira après travaux fin 2010. Il est l'invité d'honneur d'un jeune festival d'art singulier,  le Grand Baz'Art à Bézu dont la deuxième édition se déroulera les 22 et 23 mai à Bézu St Eloi.

 

Catherine Plassart

 

 

 

André Robillard

  Dessin interplanétaire Donation de l'Aracine au MAM de Villeneuve-d'Ascq

 

  André Robillard

 Dessin André Robillard « collection Frédéric LUX »

 

 

André Robillard

 Fusil USA R.S - M16 US AIR FORCE - 117 cm « collection Frédéric LUX »

 

 

André Robillard

  Fusil Russe 536 - Kalachnikov RS CCCP FPH - 536 CRA R.W DP - 122 cm « collection Frédéric LUX »

 

 

André Robillard

 Fusil Anglais - Fusil rapide R.F.Z.A - 124,5 cm « collection Frédéric LUX »

 

 

photos : (1) André Robillard dans son atelier

 

 

Informations pratiques :

 

Entrée libre

exposition ouverte
samedi et dimanche de 10h à 19h

 

Accès : Bézu St Eloi (Eure)
Situé à 70km de Paris Notre Dame
et seulement 7km de la Région Parisienne sur l'axe Paris-Rouen

 

 Contact : Jean Luc Bourdila : contact@grand-baz-art.fr

 33-(0)2 32 27 57 72 et 33-(0)6 62 62 57 72

 

Site : http://www.grand-baz-art.fr/

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 11:10

du 8 avril au  22 mai 2010

 

Galerie Jean Fournier - Paris 7e

 

 

 

Simon Hantaï

 

 

 

Fonder le silence avec Hantaï.


Supposons que la "dialectique" en peinture oscille entre désir et raison.   Une peinture "sans langue", au sens d'irrécupérable et soustraite à  la domination de la logique et du concept, relevant de la nature  profonde du désir (inconscient ?) et de l'autre côté une peinture  enveloppée par la pression de l'esprit, sa part transparente... Alors Hantaï fait partie incontestablement de la première mesure. Loin par  exemple d'un Picasso. Cette cadence qui montre le non-identique,  l'opacité, la séparation, la négativité que le désir creuse et réduit  à une chose : "l'oeuvre".


Hantaï animait cette différence à l'extérieur de tout élément  communicatif. Il était un homme silencieux aussi. Avec lui vivait  l'irruption d'un sens autre, renversant le point de vue raisonné en  peinture et ruinant l'expérience du dialogue. La critique se ramenait donc à l'éloge, à la façon d'André Breton en  1953, à la reconnaissance au mieux d'une méthode : "le pliage", "le  froissage", ou au pire à l'aveuglement devant cette entreprise inachevée et suspendue dans l'attente. A notre avis la signification de cette oeuvre abandonnée  aux résidus métaphysiques (feuillages, comme métaphores de la fin, sur  fond d'absence que le blanc résume ?) est imprégnée de la critique du  classicisme.


All-over (inspiré de Pollock ?). Peinture monochrome et répétitive qui  assume la réduction de l'acte de peindre à une "interprétation" pure  et simple du désir sans discussion, pour passer ensuite à une autre toile, sans substance  et équivalente (découpée parfois). Des moments colorés de différents  formats. Des points de vue équivalents. Hantaï favorisait ainsi des rencontres décisives dont l'enjeu était de  nous faire accepter ou pas de redécouvrir l'autre face non réfutable  de la peinture.

 

Pierre Givodan

 

hantaimariales.jpg

 


L'artiste, né en Hongrie en 1922 est décédé à Paris à l'âge de 86 ans  le 12 septembre 2008. Le Centre Pompidou possède 60 oeuvres de Simon Hantaï. La galerie Jean Fournier présente des pièces historiques  au côté d'œuvres sur papier datant du début des années 1950. Elles proviennent principalement de trois séries : une de la suite des Mariales (1962), trois des Pré-Meuns et Meuns (1967-68) ainsi qu’un Tabula violet de 1974.

 

 

 photos :  (1) Tabula violet , (2) Mariales

 

 

Informations pratiques :

 

Galerie Jean Fournier

22, rue du bac
75007 Paris

01 42 97 44 00

 

Métro 12 Rue du Bac, Bus 24 , Bus 86

 

voir aussi : le site de la galerie Jean Fournier

 

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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 17:06

du 30 mars au 18 juillet 2010

 

Musée du Quai Branly - Paris 7e

 

 

  Jivya Soma Mashe

 

 

Qui connaissait  les Adivasi  en France avant que le Musée du Quai Branly  ne  leur consacre une exposition ? Une poignée d'ethnologues, quelques collectionneurs-voyageurs ? Peu de monde.  A l'instar des  aborigènes d'Australie,  les Adivasi  au nombre de soixante millions aujourd'hui sont les témoins privilégiés du  passé ancestral de l'Inde.

 

L'art des Adivasi qui signifie "premiers habitants" en sanskrit,  est un art tribal. Les découvertes récentes de sites rupestres en Inde attestent de nombreuses similitudes formelles entre l'iconographie de certaines ethnies d'Adivasi  et celle de leurs ancêtres,  10 000 ans avant J.-C. Les arts issus du bouddhisme, du jaïnisme, de l'hindouisme et de la religion musulmane l'ont occulté durant des siècles.  Onirique et magique, il  a continué une tradition et trouvé son prolongement dans des créations actuelles.

 

 La quasi-absence d'infrastructures routières dans certaines parties de l'Inde, a  maintenu des communautés dans un isolement presque total et favorisé la conservation des  formes et des pratiques rituelles de leur art. Toutefois, la  majorité des ethnies est désormais en contact avec le monde moderne ce qui ne signifie pas nécessairement la mise en péril de la diversité qui caractérise leur art mais soulève l'éternel danger  couru par les oeuvres et les artistes quand ils sont  engloutis par un marché spéculatif international qui les déborde. Ainsi en 2001, Jangarh Singh Shyam, artiste reconnu pour ses créatures imaginaires en pointillé et couleurs vives, s'est suicidé au Japon. Il avait 37 ans et "ne supportait pas la pression exercée sur lui pour qu'il produise toujours plus d'oeuvres loin de chez lui" (Jyotindra Jain).

 

Mais ne boudons pas notre plaisir immédiat de découverte. Près de 400 pièces de tout le pays, des îles Nicobar à l'Etat de Madhya Pradesh sont présentées : masques symbolisant les éléments naturels, sculptures rituelles de la déesse mère, effigies de bois du culte ancestral des Bhuta au Karnataka...  Trois artistes se sont déplacés à Paris pour présenter leurs  oeuvres qui privilégient comme celles de leurs ancêtres l'interprétation de la Création. Jivya Soma Mashe, âgé d'environ 75 ans, originaire de la tribu warli, a appris tout jeune à peindre, en regardant les femmes de son village chargées des peintures rituelles. Petit à petit, il a développé son propre imaginaire et a changé de support. Il est passé du mur au papier puis à la toile. Il dessine à présent avec de la gouache blanche au lieu de la poudre de riz..  Présente elle aussi à Paris, Sundaribai, 55 ans, originaire du centre de l'Inde, vient de réaliser une tour Eiffel en argile. Les rouleaux peints de Madhu Chitrakar, artiste du nord-est de l'Inde, livrent sa vision de l'attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center  ou du tsunami de 2004.

 

Catherine Plassart

 

 

 

madhu.jpg

 Madhu Chitrakar Painted Scroll depicting the 9/11 attacks on New York (detail)
West Medinipur, India 2004 Museum

 

 

 

 

Sundaribai 

 

photos : (1) Jivya Soma Mashe, (2) et (3) ces oeuvres de Madhu Chitrakar  et de Sundaribai ne sont pas présentes dans l'exposition

 

 

Informations pratiques :

 

Musée du quai Branly

37, quai Branly

Paris-7e.

01-56-61-70-00

 

M° Alma-Marceau

 

ouvert Mardi, mercredi et dimanche de 11 heures à 19 heures ;

jeudi, vendredi et samedi de 11 heures à 21 heures.

 

voir aussi : le site du Musée du Quai Branly

 

 

 

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