Les chroniques intempestives : P. Givodan


Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 10:41

du 26 septembre 2008 - au 1er  février 2009


Tate Modern, Londres.


Rothko


Le long chemin de la vie de Rothko.

On fait l'hypothèse que tout le monde connaît la phrase de Rothko :  "J'en suis arrivé à penser qu'aucun tableau ne devrait être exposé  dans un lieu public". L'idée a germé dans son esprit à partir de la production de toiles  monumentales destinées initialement au restaurant "Four Seasons" situé  au rez-de-chaussée de la tour "Seagram" (Manhattan, New-York). Rothko  renonce à cet accord et donne à la fin des années 1960 neuf des  peintures à la Tate (visibles à ce jour à Londres). Les peintures  arrivent en Angleterre dans la matinée du suicide du peintre américain  (1970).

Cela dit le contenu "historique" de cette oeuvre dans son ensemble  (ses ramifications, son aura) pose à la conscience une question  centrale : celle du sens de la vie. Mais pas de n'importe laquelle  évidemment. Plutôt celle qui est à la racine du mouvement de créer,  dans la mesure où l'artiste "referme" une contradiction : quelque  chose de capital et que toutes ses impulsions manifestent.

Considérons les oeuvres montrées là, des fonds bruns, des masses  noires, rectangles roses, formes comme des anomalies de fenêtres,  portes essentielles (vivantes?). Principes d'un dynamisme orienté vers  une force embrassant le souvenir (mais lequel?). Unité de rouges(s) et  de noir(s) fondus librement. Spéculation selon nous, sans doute  difficile à supporter, sur l'ici (le devenir, son existence) et puis  les opposés (immanents, transcendants). Et la solution (laquelle?).

Un sujet est donc vivant (le peintre) pour autant qu'il referme sa  contradiction possédée dans l'oeuvre, l'affirme, avec ses  déterminations opposées (le blanc et le noir par exemple). Puis "sa vérité" montrée se supprime. Et l'on conservera cette perte,  cet anéantissement en mémoire. On s'en réjouira dans la langue de  l'art en contemplant même les plus beaux tableaux.

PG



informations pratiques :

Du dimanche au jeudi de 10h. à 18h. 
Les vendredi et samedi de  10h. à 22h.

voir aussi : le site de la Tate Modern


Pierre Givodan

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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 05:45

Hommage


jusqu'au 28 décembre 2008


Musée de l'hospice Saint-Roch, Issoudun



Jean-Pierre Pincemin


Les unités de sens de Jean-Pierre Pincemin


Et comme un espace regardé de différents côtés dans les sculptures, ou  une toile multipliée dans ses perspectives, on aperçoit une multitude  de couleurs fondues dans un même univers fait de variations  imperceptibles de gris et de blancs, de terres et de bruns,  d'ocres  et de bleus. Et cependant c'est un seul monde. Ainsi quoi que Jean-Pierre Pincemin ait représenté en objet, peinture,  dessin ou gravure, il nous montre un corps affecté de la Totalité. 


Espace et temps comme enlacés dans une figure de l'étendue divisée en  une infinité de parties. Mouvement, grandeur, couleurs de l'Ouest,  phénomène esthétique indivisible en ses états distincts.   Art élémentaire ? Plutôt morceaux de nature.

Un travail enfin non pas arc-bouté sur des principes, mais enveloppant  le vrai et le faux. Existant de fait en bois, en pâte à modeler, sur  papier ou châssis et toiles. Comme une suite de séries sans  contingence ou une nécessité plongeant dans on ne saurait dire quelle  source.

PG

  Musée de l'hospice Saint-Roch, Issoudun. "Hommage à Jean-Pierre  Pincemin". Une exposition commencée le 27 juin 2007  et déroulée en  plusieurs parties jusqu'au 28 décembre 2008. Toiles, dessins,  gravures, mobilier, sculptures en bois et en pâte à modeler. Catalogue  du musée  avec des contributions de Louis Dalla Fior, Bernard Pagès,  Gérard Titus-Carmel, Claude Viallat et Jan Voss



Infos pratiques :


Musée de l’Hospice Saint-Roch
Rue de l’Hospice Saint-Roch
36 100 Issoudun
Tél : 02 54 21 01 76
musee@issoudun.fr

mercredi - jeudi - vendredi : 14h - 18h
samedi et dimanche : 10h - 12h / 14h - 18h
lundi et mardi : fermeture hebdomadaire


Visites libres et gratuites

Pierre Givodan

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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 04:59

 

 

  Nathalie Lamotte

L'économie esthétique de Nathalie Lamotte.

 

Sa production fournit des matériaux au désir...et des désirs au  matériau. On consomme de grosses fleurs, des caractères de chairs  roses. On s'attarde sur une production à l'acrylique enfoncée dans de  grosses bouffées de matière primitive, sollicitées par l'objet du  désir; des causes d'excitation. Le besoin que l'on éprouve devant ces 
grandes toiles sur fond blanc est crée par ces objets flottants, ces  formes naturelles.


Natalie Lamotte produit des sensibilités à fleur de l'art, capables de  donner à penser à la jouissance de la beauté. Elle produit non  seulement des objets d'art riches en signification, mais nous donne à  contempler un sujet qui comme une musique éveille le sens vital de  l'homme, même pour les oreilles qui ne seraient pas musiciennes. Manifestation objective des ressources d'un tel ouvrage.
PG

 

 


L'exposition Natalie Lamotte "N'Importe quand vivant". Musée Estève, 4  ème biennale d'Art Contemporain de Bourges, s'est terminée le  24 novembre  2008.

 

 

 

 

Pierre Givodan

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